Johan van der Keuken , l'intimité du cinéaste I


Les vacances du cinéaste (De vakantie van de filmer)
« Pour bien comprendre le processus de fabrication du film, il est indispensable de parler des conditions techniques du tournage. Celui-ci a été volontairement réalisé avec des moyens extrêmement rudimentaires ; les moyens avec lesquels j'ai d'ailleurs réalisé mes films jusqu'en 1965. J'ai travaillé avec une petite caméra à ressort Bolex qui ne permet pas le son synchrone. Ce qui produit un résultat qui, à certains moments, est plus proche de la photographie que du cinéma. L'emploi de ce type de caméra implique également un tournage par petits rouleaux, par petites séries d'images ; la durée maximale d'un plan est de 24 secondes, chaque bobine dure deux minutes et demie. Au montage, j'ai donc travaillé une matière filmique relativement pauvre. Il s'agit là d'une sorte de bricolage. A ce problème s'ajoute celui du son non-synchrone dont il fallait également tirer le meilleur parti possible. » (Johan van der Keuken)

Amsterdam afterbeat
Plusieurs scènes de tournage du film "Amsterdam Global Village", au moment où la caméra s'écarte du sujet pour se concentrer sur la preneuse de son, Noshka van der Lely, qui fait résonner le clap en riant. Un souvenir émouvant de l’énorme complicité entre réalisateur et sa preneuse de son, qui fut également sa femme.

Derniers mots (Laatste woorden)  
Une conversation entre un père et son fils. Stijn van Santen parle avec Johan van der Keuken en Espagne, juste avant le décès du réalisateur. Un procédé comparable à celui que Van der Keuken a employé dans son film sur sa sœur et réalisé avec la même délicatesse.