Le maître et le géant


Le maître et le géant (De meester en de reus)
Un premier dieu crée le monde, un deuxième le détruit pour en construire un autre, supposé meilleur. Mythe et réalité, documentaire et fiction se rencontrent dans ce film sous forme d’une comédie musicale qui comporte deux récits parallèles : un dialogue fictionnel entre un homme et une femme dans un quartier en démolition d'Amsterdam et des images réelles tournées dans le Sahara tunisien.

Beauty
« Le documentaire, que l'on pourrait définir, de prime abord, comme une reproduction de la réalité visible, implique en fait un travail sur les apparences, leur manipulation aux niveaux du cadrage et du montage ; leur ordonnance selon des configurations répétitives, des rythmes. "Beauty" constitue, avec mon long métrage "Le Maître et le géant", l'un des points extrêmes, l'un des pôles de ma démarche entre le documentaire et la fiction. On y trouve de façon aiguë la recherche d'une limite à ce qui reste acceptable dans l'image lorsqu'on se risque à briser l'interdit. Il y a des films dont émane une impression de chaleur, d'autres de froid. "Beauty" travaille dans le froid. C'est le monde du film policier, ses principes, qui sont ici détournés de leur sens, déroutés. À travers le côté artificiel et faux du film, on assiste également à la création d'images quasiment insupportables. C'est, par ailleurs, l'un de mes films qui continue à m'interpeller, à me gêner car il révèle des choses de moi-même qui me mettent en question par leur caractère honteux, caché.» (Johan Van der Keuken)