40 ans / 40 romans

Au cœur de la rentrée littéraire, l'anniversaire du Centre Pompidou est l’occasion rêvée de porter un regard sur quarante ans de création romanesque.

40 ans / 40 romans, une équation impossible à résoudre si l'on songe à ce que la littérature compte comme chefs-d’œuvre au cours de cette période. Et pourtant, nous nous sommes prêtés au jeu, en en oubliant certains, en en préférant d'autres et en assumant l'aspect subjectif d'une liste qui aurait pu être tout à fait différente. Même imparfaite et lacunaire, la liste des quarante titres retenue montre l'incroyable diversité des livres qui portent l'étiquette de romans. 

Quoi de commun en effet entre les expérimentations formelles de Georges Perec, l'inventivité du roman graphique d'Art Spiegelman, l’interrogation sur la signification du monde de Claude Simon, la subversive contemporanéité de Michel Houellebecq, les interrogations intimes de Christine Angot ou de Philippe Forest, l'exploration historique de Sebald ou de Jean Echenoz, la vision post-exotique d'Antoine Volodine ? Quel point commun entre la veine fantastique d'Haruki Murakami, le roman poétique – et politique – de Roberto Bolaño, la prose aux accents sociologiques d'Annie Ernaux et la transgression littéraire selon Salman Rushdie ? Pas grand-chose en réalité, si ce n'est une certaine idée de la création romanesque, comme outil de compréhension du monde et de soi-même... et le recours à une forme mouvante et mondiale, appelée roman, qui ne cesse de se réinventer, faisant écho à la phrase célèbre de Somerset Maugham : « Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement, personne ne les connaît ».
 
Un tour du roman en 40 titres avec des écrivains, traducteurs, artistes, comédiens, éditeurs, libraires, journalistes, universitaires, étudiants, lycéens et lecteurs, sur scène, pour des échanges joyeusement polyphoniques.