Juliette du côté des hommes, de Claudine Bories / Quelque chose de l'arbre, du fleuve et du cri du peuple, de Patrice Chagnard


Juliette du côté des hommes

La réalisatrice (en voix off) donne la parole aux hommes et les écoute parler d'eux, de leur enfance, de l'amour, de leur sexualité, de leurs rapports avec les autres, de leur vie quotidienne.

Chacun est montré dans son univers personnel ou familial et parle de son histoire.
“J’ai toujours eu envie d’en savoir plus sur les hommes, qu’ils me parlent de leur pays à eux, de “comment c’est d’être un homme”. Curiosité de petite fille sans doute. Mais aussi désir de femme, désir de s’approcher toujours plus, jusqu’à l’impossible fusion.Juliette du côté des hommesest le film de cette curiosité, de ce désir-là. Des hommes qui me plaisent me disent leur histoire, ma parlent de leurs désirs. Et moi qui les écoute et les regarde, je raconte avec ces paroles et ces images, mon désir d’eux. Entre un marathon et des motards, une partie de chasse et une partie de cartes, une valse qui chaloupe et un tango qui balance, il y a du masculin qui passe. Il y a - pour moi - l’Autre.” (Claudine Bories)
Prix du Court-métrage au Cinéma du réel en 1981

 
Quelque chose de l'arbre, du fleuve et du cri du peuple

Au Brésil, dans le Sertão, où les conflits pour l'occupation des terres sont très âpres, un poète met en paroles et musique la révolte paysanne contre les grands propriétaires fonciers. Film en forme de triptyque, évoquant le sort de trois communautés : à Bétume, des dizaines de familles sont expropriées d'une "fazenda" vendue à une multinationale ; à Geme, les paysans sont contraints de vendre leurs biens ; dans l'île de São Pedro, les Indiens Chocos tentent de garder leurs terres en les clôturant et se retrouvent au tribunal face à leurs adversaires pour entendre un jugement qui ne tranchera rien.
Grand prix du Cinéma du réel en 1981.



Extrait du film Quelque chose de l’arbre , du fleuve et du cri du peuple,
mis à disposition avec l’aimable autorisation du CFRT