Un désir de cinéma : La question de la vérité


Ce que le vingtième siècle nous a sans doute légué, c’est un rapport au réel biaisé par la multiplication des images, un surcroît d’information, un surcroît de représentation. Il n’est plus possible de croire à l’innocence des images ni à celle de la parole. Ni à celle du cinéaste. Pourtant le cinéma est une formidable machine à révéler la vérité pour autant qu’on cherche à la faire émerger. Comment la vérité peut-elle se dire, comment ne se dit-elle pas ? Comment la faire entendre alors qu’elle est tue ? La vérité se fabrique-t-elle comme le mensonge ? Est-elle le produit d’un processus de fabrication ? Apparaît-elle dans les filets d’un dispositif, d’une mise en scène ?

S’interroger sur la vérité c’est questionner sa relation à l’autre et sa manière de faire pour appréhender une réalité, mais aussi la croyance du cinéaste dans le pouvoir de révélation du cinéma.