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Käthe Kollwitz dans le domaine public en 2016

Cortège des tisserands, par Käthe Kollwitz (1892)
Weberzug ou Cortège des tisserands, par Käthe Kollwitz (1892), conservé au Käthe Kollwitz Museum [CC0]
Un artiste entré dans le domaine public en janvier 2016 vous est présenté chaque semaine de janvier à travers une de ses œuvres. Cet artiste est sélectionné dans la liste du Calendrier de l'avent du domaine public.

Käthe Kollwitz (1867-1945)

Très tôt, les talents de Käthe Kollwitz (née Schmidt) sont remarqués et encouragés. Elle prend des cours avec plusieurs peintres allemands (Rudolf Mauer, Friedrich Naujok, Karl Stauffer-Bern, Emil Neide, Ludwig Herterich) et s'exprime à travers diverses techniques : dessin, gravure sur bois et sur cuivre, lithographies, estampes et même sculpture plus tard, en 1910.
Elle fait partie de plusieurs associations artistiques : la "Sécession berlinoise" crée en 1898 par des artistes berlinois en réaction au conservatisme de l'officielle Association des artistes de Berlin mais aussi la première a accepter des femmes, puis, à sa dissolution en 1913, la "Sécession franche". Enfin, elle participe à la création de Frauenkunstverband qui avait pour but de faire appliquer l'égalité homme-femme dans le milieu artistique (dans la composition de jury, dans les corporations d'artistes, dans l'enseignement et les expositions).

Elle doit sa notorité autant à la qualité de son travail qu'à son militantisme. Proche des socialistes, des pacifistes et  de la "communauté religieuse libre" de
Königsberg, elle travaille et décline des grands thèmes qui lui tiennent à coeur : la condition sociale ouvrière, la révolte, la mort... Son premier projet, qu’elle laissa inachevé, était ainsi la réalisation d'un cycle d'estampes sur "Germinal" d'Émile Zola.

Le tableau Weberzug (« cortège des tisserands »), présenté ci-dessus, s’inscrit dans un cycle sur la révolte des tisserands, qui lui apportera la reconnaissance. Composé de six planches, cette série raconte l'histoire de ce soulèvement, des conditions de vie misérable des ouvriers qui l'ont déclenché, à son effondrement dramatique. On y découvre également un thème qu’affectionne particulièrement l'artiste : le rapport mère-enfant. Ou comment une femme marche pour son avenir et celui de ses enfants, son fils reposant endormi sur son dos, confiant.

 

Voir plus d'oeuvres :

Retrouver la fiche sur Käthe Kollwitz dans le calendrier du domaine public 
Une biographie de l'artiste sous forme de frise chonologique sur le site du Käthe Kollwitz Museum Köln
Une fiche d'explications, illustrée, sur le cycle de la révolte des tisserands
La galerie des oeuvres de Käthe Kollwitz sur Wikiart et sur le site du Käthe Kollwitz Museum de Berlin
 
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