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Zombinoscope : les origines haïtiennes

Image extraite du film de Jacques Tourneur (1943)
Image extraite du film I walked with a zombie, Jacques Tourneur, 1943, Prod : RKO Radio Pictures
A l’occasion de la sélection thématique autour du post-apocalyptique : Virus, zombie et autres catastrophes, proposée dans les salons graphique et jeux vidéos (niveau 1, à l’entrée de la bibliothèque), nous vous proposons de découvrir quelques représentations du zombie à travers un zombinoscope.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

I walked with a zombie est un film d'épouvante américain tourné en 1943 par Jacques Tourneur qui rapproche le zombie de son origine haïtienne et du culte vaudou. 

La bande annonce originale (en anglais)
 
L'affiche du film
L'affiche du film

 

Le terme zombie provient du créole haïtien "Zonbi" et signifie "revenant" ou  "esprit". Dans les croyances haïtiennes, des sortilèges vaudous peuvent permettre à des personnes mal intentionnées de s'emparer de l'esprit et du corps d'un mort. La victime est  plongée dans un état catalyptique par un hougan (prêtre vaudou) et déclarée morte. Une fois enterrée par ses proches, le hougan et les malfaiteurs reviennent la nuit lever le corps. La victime est est réanimée  au cours d'une cérémonie mais rendue amnésique et sans volonté pour être réduite en esclavage. Elle est souvent louée à des cultivateurs pour de petits travaux.

l'ouvrage de Vincent ParisPlusieurs études anthropologiques se sont intéressées au phénomène zombie, notamment celles de Zora Neale Hurston, Franz Boas, Ruth Benedict, Margaret Mead et plus récemment l’anthropologue et botaniste canadien Wade Davis. Vincent Paris, dans son ouvrage Zombie. Sociologie des morts-vivants, aux éditions XYZ, consacre toute une partie à ces études et aux origines haïtiennes du zombie. (A la Bpi, niveau 1, Salon Jeux vidéos)


Les zombies et les rites autour de la zombification sont très présents dans la culture haïtienne. On les retrouve d'ailleurs dans le tableau de Vol de zombis  d'Hector Hyppolite  (1894–1948) ou dans Les trois zombies (1953) de Wilson Bigaud. Les zombies sont représentés le teint blafard, vêtus de draps blancs pour ne pas être reconnus et tenus encordés.



 
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