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Atelier de conversation 1/4 : James et Firat

James et Firat écoutent et essaient de comprendre
Atelier de conversation © Bernhard Braunstein
Les ateliers de conversation en français de la Bibliothèque publique d'information permettent aux participants de mettre en pratique leurs connaissances de la langue. Ils sont animés par les bibliothécaires et ils ne désemplissent pas. 
Balises vous propose une série iconographique tirée du documentaire Atelier de conversation, diffusé en salle à partir du 7 février 2018. Cécile Denier et Bernhard Braunstein y croisent leurs regards sur quatre moments singuliers du film.

Cécile Denier est responsable du service Autoformation de la Bpi. Elle a mis en place ces ateliers au sein de la bibliothèque en 2010 et forme de nombreux professionnels qui développent ce service. 
Bernhard Braunstein est un documentariste autrichien qui vit à Paris. À son arrivée en France, il a d'abord fréquenté l'espace Autoformation pour apprendre la langue, puis, il a participé aux ateliers de conversation de FLE. Quelques années plus tard, il revient à la Bpi pour réaliser Atelier de conversation.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


Bernhard :

C'est un drôle de moment au début du film, où James, un Anglais, et Firat, un Kurde, essayent de suivre la conversation. Comme le sujet s'enlise sur des spécificités politiques de la guerre en Syrie, ils peinent à comprendre malgré leurs efforts. Ce moment est important car il montre la force de la communication non verbale. Par leur expression, James et Firat nous font deviner leur ressenti.


Cécile :

À cet instant, les deux participants ne se parlent pas et ne se regardent pas… Mais quelle intensité dans leurs regards ! Quelle concentration ! Ils cherchent à comprendre, à se projeter dans la parole de l’autre. Peut-être interviendront-ils plus tard… ou pas. Car c’est aussi ce que permet l’atelier de conversation : écouter les autres, sans forcément s’exprimer. En fonction de son niveau de langue, du sujet de la discussion, de son enthousiasme, de sa timidité, on peut parler ou écouter, à sa convenance. Dans tous les cas, on fait partie d’un groupe soudé et attentif. Et on aborde des sujets parfois très sérieux, comme c’est le cas ici.
 

En savoir plus :

Regardez l'entretien avec Bernhard Braustein, réalisé lors de la présentation du film au festival du Cinéma du réel 2017.
Consultez l'article sur le film Atelier de conversation sur le site professionnel de la Bpi.
Vous souhaitez participer à un atelier ? Consultez les prochaines dates sur le site de la Bpi.

 

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