La collection de vinyles de la Bpi

Sortez le disque de la pochette, posez-le délicatement sur la platine, saisissez le bras de votre main droite et déposez-le minutieusement sur la galette qui tourne.
Il ne vous reste  plus qu’à vous installer confortablement et à écouter ce son incomparable.
Bienvenue dans le monde du vinyle.
/files/live/sites/Balises/files/Images/Musique/vinyle2.jpg
cc-by-fensterbme flickr
Amateur, amatrice de musique, musicien.n.e ou simplement curieux, vous avez sans doute en mémoire l'existence de cet objet singulier - longtemps tenu pour obsolète par certains, objet de fantasme et support privilégié pour d'autres, remis à l'honneur dans le commerce et les bibliothèques : le disque vinyle.

Comme le souligne l'article ci-contre (Vinyle, not dead), ce support reste le moyen idéal d'écouter les albums qui ont été gravés pour lui. Son apogée correspond à une époque (la seconde moitié du vingtième siècle) de créativité exceptionnelle dans tous les domaines musicaux, notamment populaires : jazz, blues, rock, soul, funk, afrobeat, reggae, chanson, musique de film.

Avant son retour progressif pendant les années deux mille, le vinyle n'avait jamais vraiment disparu des scènes les plus actives (dub, hip-hop, electro, rock hardcore, expérimental). Depuis, de "gros vendeurs" (Daft Punk, Madonna, Arcade Fire, Stromae) ont embrayé.  On "réédite" à tour de bras des albums digital native, enregistrés dans les années 90 (Björk)...

Mais q
u'importe l'effet de mode, la "retromania". Il allait de soi que la Bpi, soucieuse de présenter une offre musicale riche en quantité et en diversité, en fasse autant en qualité. Avec le nouveau fonds de vinyles (près de 150 références dans tous les genres musicaux, plusieurs centaines d'autres prévues), "classiques" comme Kind of Blue (Miles Davis), The Dark Side of the Moon (Pink Floyd) ou Melody Nelson (Serge Gainsbourg), et nouveautés (Feu! Chatterton, Fauve) sont traités avec les mêmes égards que les plus grands textes littéraires, c'est-à-dire dans leur meilleure édition possible.

Cette collection, par nature et par vocation, ne sera jamais qu'un échantillon, une "discothèque idéale" extrêmement resserrée.

En la préparant, nous avons joué un jeu simple : un artiste (ou un groupe), une oeuvre. Faire le pari que les absents (Revolver, pour les Beatles, par exemple) ne fassent pas trop d'ombres aux présents (en l'occurrence, Sgt. Pepper). Quelques exceptions : artistes tellement protéiformes qu'il était impossible de choisir (Miles Davis, David Bowie), coffrets en tirage limité d'oeuvres d'une vie (Bob Marley, Fela).

Nous n'imaginons donc pas que cette collection puisse combler toutes vos attentes.
Nous espérons en revanche qu'elle pourra vous donner envie de la compléter par vos suggestions.
Vous pourrez également utiliser les platines mises à votre disposition pour écouter vos propres vinyles.

Enfin, nous vous invitons à découvrir la Chambre d'Echo(s) : une sélection mensuelle proposée par les bibliothécaires dans l'espace musique et sur balises.fr ; un rendez-vous régulier (cinq fois par an) dans le salon Jeux Vidéo, où vous êtes invités à prendre un café, "parler musique", et faire découvrir vos sons, autour d'un thème ou d'un album emblématique.