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Logiciels et biens culturels

Les hackers sont, depuis le début de l'informatique et surtout d'Internet, de fervents défenseurs de la libre circulation des données et des informations, des logiciels et des programmes ouverts et du partage des oeuvres culturelles et scientifiques de l'humanité.
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Par Sam Williams [ CC-BY-SA-3.0], Wikimedia Commons

Les logiciels libres

Jusqu'au début des années 70, les logiciels étaient pour la plupart gratuits et pouvaient s'échanger sans restriction avant que ne se généralise le modèle du logiciel payant avec un accès limité au code source. Cela symbolise pour beaucoup la fin d'un âge d'or et l'émergence d'un nouveau modèle économique de l'informatique basé sur une logique propriétaire.
 
C'est dans ce contexte que Richard Stallman, hacker Américain affilié au MIT dans les années 70, partira en croisade. Il lance GNU en 1984, qu'il associera à Linux, le projet de l'étudiant Finlandais Linus Torvald, pour former le premier système d'exploitation entièrement libre.
 
Le logiciel libre n'est pas nécessairement gratuit mais se caractérise par la possibilité pour l'utilisateur de l'exécuter, l'étudier, l'améliorer et le redistribuer.
 

L'information veut être libre !

La phrase "Information wants to be free", attribuée à Stewart Brand, rejoint par bien des égards l'éthique hacker et l'affaire Wikileaks. Association à but non lucratif qui entend favoriser la liberté de l'information en diffusant des documents classés confidentiels, Wikileaks a été lancé en 2006. Le site reçoit les contributions de milliers d'internautes anonymes et les publie, nourries par l'analyse et le commentaire d'une communauté d'experts.
 
Le site acquière une réputation internationale en 2010 lors de l'affaire du "Cablegate", avec la diffusion de plus de 250 000 télégrammes confidentiels de la diplomatie américaine. 2010 marquera ainsi le début de la collaboration de Wikileaks avec de nombreux médias internationaux.
 
Le site et son fondateur, Julian Assange, ont fait l'objet de multiples attaques (blocage de comptes bancaires, accusation de viol par la justice suédoise). Plusieurs collectifs de hackers, notamment les Anonymous, ont choisi de défendre Wikileaks en attaquant ses détracteurs.

Piratage et propriété intellectuelle

Pour bon nombre de hackers, les biens culturels doivent eux aussi être libres. Cela pose la question du piratage des oeuvres audiovisuelles et des réponses gouvernementales pour le combattre, à l'image d'Hadopi en France ou de SOPA aux Etats-Unis.
 
En 2012, le gouvernement américain prévoyait de mettre en place le "Stop Online Piracy Act", un projet de loi très restrictif à l'égard des sites fournissant du contenu protégé par le droit d'auteur. Plusieurs sites d'envergure mondiale comme Google, Yahoo, ebay ou Wikipédia ont protesté contre cette loi. A la suite de ces débats et de la fermeture du site de téléchargement Megaupload, les Anonymous ont à leur tour manifesté leur désaccord en s'attaquant notamment au site d'Hadopi en France.
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