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Origines et éthique du hacking

A l'origine, le hacker est un "bidouilleur", un passionné qui cherche à comprendre comment fonctionnent les outils qu'il utilise et bricole pour les améliorer. 
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Massachusetts Institute of Technology, Boston CREATED/PUBLISHED: c1901. NOTES: Original copyright by Detroit Photographic Co.

Les origines du hacking

On associe spontanément ce terme à l'informatique mais il peut toucher à bien d'autres domaines comme la musique, l'art, l'électronique ou la science. Le hacking s'apparente donc à un bricolage créatif qui trouve ses origines dans le prestigieux MIT (Massuchusetts Institute of Technology : université et centre de recherche américain dédié aux sciences et à la technologie).Le MIT a joué un rôle fondamental dans la démocratisation de l'informatique. Les ordinateurs y font leur apparition dans les années 50 et les étudiants se les approprient en passant leurs nuits à en décortiquer le fonctionnement et à en corriger les bugs. A la base de cet engouement se trouve le TRMC, club de modélisme de trains, qui va transposer sa passion pour les systèmes ferroviaires aux ordinateurs.

Dans les décennies suivantes, le centre de gravité se déplace vers la Californie avec le Homebrew Computer Club qui réunit dans un garage quelques-uns des plus brillants hackers de l'époque, parmi lesquels Steve Jobs.

L'éthique hacker

Dès la naissance du mouvement et jusqu'à aujourd'hui, il existe une véritable éthique du hacking. Le premier impératif qui préside à cet esprit, c'est l'aspect "bidouille" et "Do it yourself". Pour maîtriser vraiment une machine, il faut savoir comment elle fonctionne et donc ne pas hésiter à l'ouvrir, la démonter, l'observer, l'améliorer, la remonter... Et surtout partager les résultats de ses observations.

Selon le hacker Eric Raymond,auteur du manifeste "Comment devenir un hacker", "les hackers construisent des choses, les crackers les cassent". Une différence fondamentale qui permet d'éviter la confusion entre ces hackers dont nous parlons et les pirates informatiques qui s'introduisent illégalement sur des sites à des fins frauduleuses. On parle aussi de "White hats" (chapeaux blancs, les hackers) et de "black hats" (chapeaux noirs, les crackers).
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