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Brève

2 Français sur 3 ont entendu parler du réemploi

Les résultats de l’enquête réemploi 2014 montrent que le mouvement de démocratisation du réemploi se poursuit et s’amplifie. En effet, deux Français sur trois en ont entendu parler. Mais derrière ce mot, quel concept ? Pourquoi recourir à cette pratique ?
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Pixabay [CC0]
Dans le domaine du droit européen, le réemploi est défini juridiquement comme : « toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui ne sont pas des déchets sont utilisés de nouveau pour un usage identique à celui pour lequel ils avaient été conçus ». Il s'agit donc de prolonger la vie d'un objet. Le réemploi est souvent confondu avec le recyclage. Mais il y a une vraie différence : le recyclage change la destination de l'objet, qui devient un déchet dont on exploite (souvent partiellement) la matière pour créer de nouveaux objets.

Le réemploi existe depuis longtemps : dons à des personnes ou à des associations, achat d'un bien d'occasion, revente ou location d'objets... Cette pratique a été favorisée par la crise. Internet a également permis de lui donner un élan avec la multiplication de sites dédiés.

Les motivations ne sont pas qu'économiques. Le réemploi a un fort impact environnemental. Contrairement à la production d’un objet neuf, réutiliser un objet ne nécessite pas d’utiliser de grandes quantités de ressources naturelles. De plus, le réemploi soustrait un nombre important d’objets au circuit des déchets.

Cette démarche est encouragée par les politiques. Depuis 2009, la loi Grenelle I incite les collectivités à prendre des initiatives en faveur du réemploi. Celle de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte sanctionne l'obsolescence programmée. Sur le terrain, les associations sont très actives et travaillent souvent aux côtés des collectivités. ​Les ressourceries et les repair cafés se multiplient pour permettre à chacun de réutiliser ou de réparer des objets.

Certaines personnes optent pour un mode de vie plus radical : le zéro déchet. Il s'agit de réduire les déchets produits en privilégiant systématiquement le recyclage, le réemploi, le compostage, l'achat de produits en vrac ou le fait-maison (DIY). La première maison zéro déchet s'est ouverte à Paris en juillet 2017.
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