Slow lib : Ralentir ! Bibliothèque !

Les bibliothèques d’aujourd’hui sont souvent jugées obsolètes : perçues comme des espaces de calme propices au travail, leurs collections sont délaissées et excentrées au profit des grands espaces de réflexion. Dans un monde ou la société et la technologie ne cessent d’évoluer en écho, la bibliothèque doit-elle aussi évoluer ?  
CC-BY-NC-SA Kat...

Il y a au moins trois façons de prendre en compte les évolutions récentes en matière de fréquentation et d’usages des bibliothèques. La première consiste à rester focalisé sur la baisse - avérée dans l’ensemble - des taux d’inscription, des taux d’emprunts de documents, voire des indicateurs de consultation des collections sur place. Cette posture conduit généralement à s’inquiéter du sort qui sera réservé aux bibliothèques dans un avenir proche, jusqu’à prédire parfois leur disparition pure et simple. La seconde, a pour principe de parier sur le redéploiement numérique en ligne et sur la participation active des internautes   : mise en ligne de collections numérisées, présence et engagement sur les réseaux sociaux numériques, développement de services de réponse à distance en ligne, mise à disposition de données pour contribuer à leur enrichissement (open data), etc. En dehors des bibliothèques universitaires, de certains grands établissements à forte notoriété ou de quelques bibliothèques numériques de référence (Gallica, pour la Bibliothèque nationale de France, par exemple), c’est un pari qui n’est pas toujours très rentable   : le trafic en ligne augmente généralement avec le temps mais les indicateurs d’usage - sans parler des retours en termes d’image - sont en fait encore assez limités. La troisième voie, consiste enfin à prendre acte, corrélativement à la baisse des indicateurs traditionnels évoqués plus haut, du développement important des modalités de visite sur place sans consultation systématique des collections.
 

Bibliographie

 

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