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Rapport d'activité - Bpi - 2016

52 Comme dans toute expérimentation, le panel des établissements a fluctué durant cette première année : deux BDP ont quitté le dispositif. La BDP des Hautes-Alpes devait intégrer le dispositif en 2017 mais n’était pas prête à lancer le projet auprès du public et pour la BDP de l’Ain, les modalités de notre offre n’étaient pas adaptées à leur projet et leur terrain.   L’éditeur de la ressource Smart Canal ne répondant plus à nos sollicitations, la ressource n’a pas été proposée et ne le sera plus. Après une année d’expérimentation, il a été constaté que : • La mise en place sur un réseau aussi large prend beaucoup de temps. Toutes les ressources ne sont pas implantées (problème technique, prise en compte du nouveau réseau des BDP par les éditeurs, modalité d’accès inadéquate, peur de la frustration en cas de manques d’accès…). • Les DSI ne sont pas habitués à travailler avec des éditeurs de ressources et sont parfois méfiants. • Les structures sont mal équipées en PC et Internet. Les IP flottantes ne permettent pas un accès sur place aux ressources. • Installer, découvrir, former des personnels à six ressources constitue un supplément de travail important, ainsi que les fonctions d’administration des comptes usagers pour les bibliothèques. • Chaque ressource a un modèle d’accès particulier. • Selon les établissements, les configurations d’accès (portail ou site web) sont variées. Le passage au SSO même gratuit n’est pas uniformément la solution idéale. • Certains établissements souhaitent s’appuyer sur des partenariats avec associations pour porter la valorisation et l’exploitation des ressources. C’est une piste intéressante, mais qui demande du temps si le partenariat est à monter. Certaines bibliothèques jouent pleinement le jeu de l’exploration de nouvelles pratiques, d’autres ont plus de difficultés pour les raisons évoquées plus haut. Formation des bibliothécaires territoriaux aux ateliers de conversation La notoriété des ateliers de conversation a pris de l’ampleur cette année : de plus en plus de bibliothèques envisagent de mettre en place des ateliers similaires et souhaitent l’expertise de la Bpi en la matière. En plus des observations d’ateliers proposées à la demande, quatre sessions de formation et d’échanges professionnels (dont une première en 2016) ont été mises en place pour les bibliothécaires intéressés. La communication s’est faite via le site Internet professionnel de la Bpi et sa page Facebook : les sessions se sont remplies très vite, preuve d’un intérêt très net pour cette pratique. Les dons effectués par la Bpi auprès des bibliothèques et organismes documentaires Les dons s’inscrivent dans un environnement documentaire particulier : la Bpi est un très grand établissement public sur un seul site, qui ne possède ni réserve ni bibliothèque annexe, tout en assumant une fonction de bibliothèque à vocation nationale. Le réseau de la Bpi excède donc ses propres murs et se développe par le biais de coopérations. Juridiquement, les collections de la Bpi appartiennent au domaine privé, celle-ci ne conservant pas de documents patrimoniaux. Les donations sont envisagées sous réserve de l’affectation des ouvrages cédés à une activité d’intérêt général correspondant aux missions de service public du cocontractant ou à son objet social tels que : service de bibliothèques, hôpitaux, prisons, associations d’alphabétisation, de soutien scolaire ou culturelles. u


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