Marguerite Duras, littérature ou cinéma : «Montre[r] ce qui n'est pas montrable»

De Ligne en ligne n°15 - Octobre à décembre 2014

14 dossier :��Le cinéma de Duras MARGUERITE DURAS, LITTÉRATURE OU CINÉMA: «MONTRER CE QUI N’EST PAS MONTRABLE» Insatisfaite des adaptations cinématographiques réalisées à partir de ses livres, Marguerite Duras passe derrière la caméra en 1966. En moins de vingt ans, elle réalise dix-neuf films. Une période intense qui n’est pas une parenthèse. Au cinéma comme en littérature, Marguerite Duras est la même. Pendant l’été 1987, le grand écrivain Marguerite Duras discute avec le grand producteur Claude Berri de la possibilité d’adapter pour le cinéma L’Amant, prix Goncourt 1984 et succès mondial. S’opposent alors de manière spectaculaire deux conceptions de l’économie, de l’art et de la culture, de la littérature et du cinéma. Initialement, Marguerite Duras est sollicitée pour écrire scénario et dialogues de cette adaptation, mais l’échange révèle l’impossibilité pour elle de plier son histoire aux règles du cinéma grand public, aux nécessités commerciales de «l’illustration»1. Marguerite Duras, ayant cédé les droits du livre, quittera ce projet réalisé finalement par Jean-Jacques Annaud. © Éditions Benoît Jacob �������������� 1 Toutes les expressions entre guillemets sont empruntées à Marguerite Duras.


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