votre accueil : Les publics de la Bpi dessinés par les statistiques

de ligne en ligne n°20 - avril à septembre 2016

votre accueil Les publics de la Bpi dessi nés par les statis tiques Vous avez été très nombreux à accepter de répondre sur place à notre dernière enquête de public, et nous vous en remercions. 1836 questionnaires – d’une centaine de questions chacun – ont été administrés en face à face du 4 au 9 novembre dernier. Les réponses collectées nous permettent aujourd’hui de dresser à grands traits le portrait de nos publics : votre propre portrait, en somme, s’il vous arrive de fréquenter la bibliothèque. Voici quelques grandes tendances qui viennent confirmer certaines impressions et parfois en infirmer d’autres. Christophe Evans, Bpi 39 Fin votre accueil À la Bpi, il n’y a que des étudiants… Faux ! Du moins partiellement, et de moins en moins vrai, pour tout dire. On compte 63 % d’étudiant(e)s parmi les personnes interrogées en novembre 2015, 5 % de collégien(ne)s et lycéen(ne)s, 20 % d’actifs et actives occupé(e)s, 7 % de personnes en recherche d’emploi, 3 % de retraités et 2 % d’autres inactifs et inactives au sens de l’INSEE (personnes au foyer, etc.). La proportion d’étudiant(e)s a donc sensiblement diminué depuis 2003 (71 % à cette époque), alors que les effectifs dans l’enseignement supérieur et en particulier à l’université ont continué à progresser en Île-de- France ces dernières années. Ce sont les actifs et les actives occupés qui semblent profiter du léger repli de la population étudiante : cette catégorie gagne 2 points de pourcentage de 2003 à 2015. On notera par ailleurs que les étudiant(e)s représentent 56 % des publics le mercredi et 71 % le dimanche : l’enquête confirme bien par conséquent la surreprésentation d’un public scolaire en fin de semaine. Les filles sont plus assidues que les garçons… C’est vrai pour ce qui concerne les usagers scolaires : on compte 67 % de filles parmi les collégien(e)s et lycéen(e)s et 60 % parmi les étudiant(e)s. Mais la proportion s’inverse au sein des catégories non scolaires puisque les femmes ne représentent que 37 % des retraités présents à la bibliothèque, © Voyez-vous 35 % des actifs occupés comme des personnes en recherche d’emploi et 30 % seulement des inactifs. Le mélange de ces différentes catégories d’usagers au sein d’un même espace public produit par conséquent une parité relative mais bien réelle puisque la moyenne générale s’établit à 52 % de femmes et 48 % d’hommes. Pour entrer à la Bpi, il faut s’armer de patience… C’est vrai. L’affluence est forte, l’établissement a enregistré environ 1 300 000 visites en 2015. Près de 6 personnes sur 10 déclarent venir au moins 1 fois par semaine au cours de l’année. En moyenne 40 % des personnes interrogées ont attendu avant d’entrer contre 66 % en 2003. La pression semble donc se relâcher un peu sur ce point, mais elle n’a pas disparu pour autant. Pour preuve : la durée moyenne de visite a augmenté, passant de 3 h 14 en 2012 à 3 h 34 en 2015, atteignant même 4 h 35 le dimanche, ce qui contribue à maintenir la saturation des salles de lecture (au-delà de 2 000 personnes présentes, les entrées sont suspendues). On comprendra dans ces conditions que le principal défaut reconnu à la bibliothèque soit encore pour beaucoup (59 % des personnes interrogées) la file d’attente. Il est désormais possible d’estimer le temps d’attente grâce à l’application Affluences (connue par 66 % des usagers et utilisée par 49 % d’entre eux). Pour terminer, les principales qualités reconnues à la bibliothèque n’ont pas non plus changé avec le temps : viennent en premier lieu le caractère spacieux des lieux ainsi que le choix des collections, suivis du calme.


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