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Essaouira, sur la côte atlantique du Maroc, a été autrefois le premier port sardinier au monde, procurant des conditions de vie décentes à la population locale employée dans ses multiples conserveries ou sur ses bateaux de pêche. Aujourd'hui les conserveries ont fermé, les pêcheurs marocains d"Essaouira, de Safi et d'Agadir s'exilent jusqu'à Dakhla, à 1500 km plus au sud, dans l'espoir d'y trouver davantage de poissons que sur leurs côtes que la surpêche industrielle a vidées de leur richesse. Mais les gros chalutiers s'y sont aussi déplacés, et, protégés par les permis octroyés par l'administration marocaine, pillent sans vergogne le poisson interdit par la même administration aux petits pêcheurs marocains, sous le prétexte de la protection de l'écosystème. Filmant les deux visages de la pêche : celle sur le chalutier suédois utilisant pour son travail les dernières découvertes de la haute technologie, et celle de l'attente forcée, interminable, des pêcheurs marocains contraints de vivre dans des bidonvilles sur la plage, loin de leurs familles, le réalisateur met en évidence les dérives de la mondialisation économique mue par le seul profit : le Nord dépossède le Sud de ses moyens d'existence, avec la complicité des autorités locales.
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