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la Bpi
La période 1977 à 1997 est celle du développement des collections et des services : les évolutions technologiques font naître de nouveaux supports, de nouveaux outils et de nouveaux modes de communication à destination du public.
ImprimésAutour des ouvrages de référence acquis avant l’ouverture, la collection d’imprimés se renouvelle en suivant de près l’actualité éditoriale. Acquisitions et retraits contribuent au remodelage continuel de l’offre, pour répondre à la fois aux caractéristiques (libre-accès intégral dans un espace limité) et aux missions de la Bpi (encyclopédisme et actualité).
Les films – essentiellement des documentaires sur des sujets d’actualité – sont proposés sur support vidéo analogique et répartis par domaines dans les espaces de la Bpi. Ils peuvent être consultés à quatre ou à huit autour d’un poste de consultation, sur réservation. Mais ces équipements sont insuffisants et des projections collectives sont organisées pour répondre à la demande. À partir de 1986, les films sont offerts en consultation individuelle sur une cinquantaine de magnétoscopes répartis dans la bibliothèque.
Les images sélectionnées et préparées par le service iconographie, initialement proposées sous forme de paniers de diapositives en libre-accès, sont très vite remplacées par des programmes fixes hebdomadaires, en raison de la fragilité du matériel. À partir de 1985, les collections sont transférées sur vidéodisques, puis numérisées dès 1991 en vue de permettre la transmission d’images à distance.
La musique et les documents sonores, accessibles dans la salle d’actualité et la bibliothèque des enfants, remportent un vif succès dès l’ouverture. Un espace de consultation dédié, ouvert en 1982, permet de créer un lieu bien identifié, isolé des espaces de lecture, et à proximité immédiate des ouvrages musicaux, revues et partitions.
La médiathèque des langues offre, dès l’ouverture, un lieu original pour étudier, se perfectionner dans une trentaine de langues étrangères. Elle comprend un laboratoire de quarante places pour la consultation de méthodes audio ou vidéo. Le succès est tel qu'un second laboratoire de vingt places est ouvert en 1980 pour répondre à la demande.
Puis en 1988, la médiathèque des langues se dote de six postes de consultation des chaînes de télévision étrangères.
La logithèque, espace proposant en libre accès des didacticiels de bureautique et des logiciels d’enseignement assisté par ordinateur, est créée en 1988 pour compléter l’offre de formation proposée par la Bpi.
Les bases de données font leur entrée à la Bpi en 1979, avec une première expérience de consultation de la BIPA (Banque d’Informations Politiques et Administratives, produite par la Documentation Française). Puis un service de « téléconsultation des bases de données » est ouvert au public en 1981.
En 1984, les bureaux d’information se dotent de terminaux Minitel, pour renseigner les usagers et effectuer des démonstrations. À ceux-ci s’ajoutent en 1986 quatre kiosques mis à disposition du public. Les années 1990 voient l’arrivée des documents édités sur cédéroms, puis des bases de données consultables en réseau. En 1995, les premiers postes d’accès libre et gratuit à Internet sont offerts au public.
Dès l’ouverture, la Bpi propose un service de réponses par téléphone et constitue des dossiers de presse sur l’actualité pour pouvoir répondre aux questions les plus fréquentes. En 1986, ce service est augmenté d’une messagerie par Minitel et prend le nom de « Public-Info ».
Les années 90 voient la réalisation d’un système de gestion électronique des dossiers de presse et la naissance de la base de données Bpi-doc, aboutissant à la mise à disposition du public d’un poste de consultation dédié en 1996. L’année suivante ouvre un nouveau service de réponses à distance, intégrant la communication par courrier, téléphone, Minitel et Internet.
L’ouverture de la salle Borgès en 1984 marque les débuts d’une offre à destination des publics handicapés visuels à la Bpi : celle-ci intègre d’abord deux outils, une machine Perkins à écrire le braille et un vidéoscope grossissant Reinicker. Puis la machine Kurzweil, capable de lire à haute voix un texte imprimé par reconnaissance optique de caractères, complète cet équipement. En 1996, la mission nationale Lecture et Handicap est rattachée à la Bpi.
CataloguesSouhaitant mettre à la disposition des usagers un catalogue informatisé de ses collections, la Bpi se lance en 1983 dans le projet SCARABE (Système de Catalogage et de Recherche Automatisé à l’usage des Bibliothèques Encyclopédiques). Le système permet aux bibliothécaires de travailler en temps réel sur leurs écrans, mais n’offre pas encore la consultation du catalogue en ligne.
L’arrivée des cédéroms permet de nouvelles expérimentations : la Bpi réalise en 1987 le premier cédérom français, baptisé Lise, sur lequel est enregistré le catalogue. L’année suivante, l'installation d'un module OPAC (Online Public Access Catalog) permet aux lecteurs d’effectuer leurs recherches dans le catalogue sur 60 terminaux installés dans la bibliothèque. Enfin, en 1995, la Bpi donne accès à son catalogue à distance via le Minitel et la première version de son site Internet.

Michel Melot, directeur de la Bpi de 1983 à 1989, raconte la période au cours de laquelle il prend en main ce grand « navire pilote ».
Des années riches en projets liés à l'informatique, au multimédia ou encore à l'animation.

Jean-Michel Cretin, ethnologue de formation et membre du personnel de la Bpi, a réalisé un film documentaire à l'automne 1997, soit quelques jours avant la fermeture de la bibliothèque pour travaux.
Ce film intitulé Les habitués est consultable en ligne.