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Fil d'ariane

Danser sa vie

mis à jour le 08/12/11  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 08/12/11

Trois approches pour entrer en résonance avec l’exposition Danser sa vie : les rencontres artistiques, la fortune de certains ballets, le travail de quelques chorégraphes.

Quand la danse fait un pas de deux ou de trois avec d’autres arts.

 

Bagouet/Boltanski/dusapin

Le Saut de l'ange, un film de Charles Picq, 2004, 1 h 17 min
Reflet émouvant de la création de l'oeuvre dans la cour Jacques Coeur de Montpellier, les 23 et 24 juin 1987, cette captation présente le résultat détonnant de la collaboration entre trois artistes de talent, le chorégraphe et danseur Dominique Bagouet, le plasticien Christian Boltanski et le compositeur Pascal Dusapin. Vêtus comme à la foire de maillots rayés et de robes à falbalas, les danseurs déploient une technique impeccable qui ne dédaigne pas de se plier à des actes d'une vulgarité assumée imposés par l'esprit du cirque qui souffle triomphalement sur la scène rouge et or.

 

Bausch/Gluck

Orphée et Eurydice, un film de Vincent Bataillon, 1 h 44min
La rencontre ultime de la musique et de la danse à travers le mythe d'Orphée et Eurydice chorégraphié et mis en scène par Pina Bausch avec les danseurs de l’Opéra de Paris. Avant qu’elle entre au répertoire de l’Opéra le 30 mai 2005, la Compagnie du Tanztheater Wuppertal présenta au Palais Garnier cette œuvre majeure en 1993. La création mondiale de ce qui peut être considéré comme une expression de l’art total date du 23 mai 1975 avec Malou Airaudo (Eurydice) et Dominique Mercy (Orphée).
Opéra chanté en allemand avec sous-titres optionnels multilingues

 

Cunningham /Cage

Beach Birds for Camera, un film d'Elliot Caplan, 2003, 27 min
Créé originellement pour la scène, "Beach Birds for Camera", dont le contexte narratif s'inscrit dans la cadre du paysage marin, a été adapté en 1992 pour le cinéma dans la perspective d'un spectacle visuel combinant de multiples lieux de tournage, l'utilisation tempérée du noir et blanc et de la couleur, ainsi que la prise de son dolby stéréo.

Changing Steps, un film d'Elliot Caplan, 2003,  35 min
Créé en 1973, "Changing Steps" combine un solo pour chacun des danseurs, cinq duos, 3 trios, 2 quartettes et 2 quintettes, toutes ces figures pouvant être exécutées tour à tour ou simultanément. Le présent film, tourné en 1988 en couleur, intègre des extraits en noir et blanc des répétitions du spectacle original de 1974, utilisés ici pour montrer les étapes de la transmission du geste d'un danseur à l'autre à travers le temps. Voir la vidéo en ligne

 

Découflé cinéma

Philippe Decouflé : Kaléïdoskop,un film de Philippe Decouflé, 2004, 1h53 min, noir et blanc et couleur
Tous les films sont réalisés par Philippe Decouflé, à l'exception de : Oh! / Brad Denys, Christophe Waksmann, réal. ; Chaconne / Olivier Simola, Benjamin Millepied, réal. ; Le Verre / Olivier Simola, montage ; Les Miroirs / Olivier Simola, montage ; Ferris Wheels / Kaori Ito, caméra
Depuis "La Voix des légumes" (1982) tourné avec des bouts de ficelle, jusqu'à "Iris" (2003), cet ensemble retrace plus de 20 ans de recherche cinémato-chorégraphique débridée menée par Philippe Decouflé et quelques-uns de ces complices. Le "P'tit bal perdu" en fait évidemment partie.

 

Nadj/Barcelo

Paso doble, un film de Bruno Delbonnel, 2006, 39 min
Performance scénique créée au festival d'Avignon 2006 par le chorégraphe Josef Nadj et le plasticien Miquel Barceló

 

Preljocaj/Conrad/Duchamp

Paysage après la bataille, un film de Denis Caïozzi, 2004, 1 h 12 min
Spectacle présenté à Avignon, Cour du lycée Saint-Joseph, en juillet 1997
"Ce spectacle se veut le résultat des joutes imaginaires de deux personnages antinomiques du monde de l'art, Joseph Conrad et Marcel Duchamp. Il s'agit d'une confrontation entre une approche intellectuelle de la création, qui engendrera l'art conceptuel, et une vision instinctive de l'art. Le corps, quant à lui, possédant par nature ces deux tendances, devient l'enjeu, le médiateur et l'arbitre de ce match où boxent pour une fois dans la même catégorie l'instinct et l'intelligence." Angelin Preljocaj.

  Ballets mythiques

Reconstitution, reprise, source d’inspiration

4 empereurs et 1 rossignol, et un ballet perdu, un film de Wilbert Bank, 2002,  52 min
Le film analyse le travail de reconstitution du ballet inspiré du conte d'Andersen, «Le Chant du rossignol», créé en 1925 sur une musique d'Igor Stravinsky par le chorégraphe Georges Balanchine (1903-1983), dans des décors et des costumes d'Henri Matisse (1869-1954), avec Serge de Diaghilev (1872-1929) l'inventeur, animateur et directeur de la troupe des Ballets russes. Ce travail de reconstitution minutieuse a été effectué par Millicent Hodson et Kenneth Archer, deux danseurs anglais, qui l'ont monté en 1999 avec les Ballets de Monte-Carlo. Le film est composé d'entretiens avec les deux chorégraphes, d'extraits de cette représentation de 1999 et d'interviews réalisés dans les années 1960 et 1970 notamment d'Igor Stravinsky, de Georges Balanchine et de sa première femme Tamara Geva, de Boris Kochno, le secrétaire particulier de Diaghilev, et du compositeur Nicolas Nabokov. Alicia Markova, 92 ans aujourd'hui, fut l'interprète du rôle principal à Monte Carlo et à Paris en 1925. Elle avait alors 14 ans et se souvient de chaque pas de danse de ce solo du «Rossignol». C'est ainsi qu'elle a pu l'enseigner en 1995 à la jeune danseuse qui recrée ce solo.

Hommage à Diaghilev et aux ballets russes, un film de Brigitte Hernandez et Charles Picq, 1990, 1 h 54 min
Quatre des plus célèbres chorégraphies des ballets russes, "Pétrouchka", "Le Spectre de la rose", "Prélude à l'après-midi d'un faune" et "Noces" ont été filmées lors de leur reprise par l'Opéra Garnier. Elles sont ici présentées dans leur intégralité et replacées dans le contexte du Paris des années 10.

Les Printemps du Sacre, un film de Jacques Malaterre, 1 h
Le mythique "Sacre du printemps" de Stravinsky, de sa création en 1913 dans la version Nijinsky à son adaptation au cours du 20ème siècle par les plus grands chorégraphes: Mary Wigman, Maurice Béjart, Pina Bausch, Martha Graham et Mats Ek. Avec les danseurs Marie-Claude Pietragalla, José Martinez, Jean-François Creteaux, Kim Ta et José Valls de l'Opéra de Paris, Sylvie Guillem et Marc Hwang, Ruth Amarante, Christine Dakin, Ivan Auzely et Anna Laguna.

 

Chorégraphes au travail

B comme Béjart, un film deMarcel Schüpbach, 1 h 32 min
Suppléments : Boléro (ballet) ; chorégraphies sur le Printemps (Brel) et sur l'Aigle noir (Barbara) ; répétition et interview de Maurice Béjart ; entretien avec le réalisateur ; bande annonce
De février à juin 2001, genèse de la création du ballet Lumière par Maurice Béjart, chorégraphe

Carolyn Carlson (solo), un film d'André S. Labarthe, 1984, 52 min
Venise, 1983. Carolyn Carlson donne le 10 octobre sur la scène de la Fenice la première représentation de son nouveau spectacle «Solo» dont elle assure à la fois la chorégraphie et la mise en scène. Une semaine avant que la forme définitive du spectacle n'ait été trouvée, André S. Labarthe a filmé la danseuse américaine et a capté les moments de tension créatrice où l'artiste accouche peu à peu de son œuvre, où elle répète, réfléchit, commente son propre travail, hésite, doute, improvise. Neuf mois après la création à Venise, Carolyn Carlson est au Théâtre de la Ville. Interviewée, elle souligne les modifications qu'elle a apportées à la chorégraphie et à la scénographie

Dance in America : Paul Taylor's Speaking in Tongues, un film de Matthew Diamond, 1991, 55 min
Filmée en studio pour la télévision deux ans après sa création, "Speaking in Tongues" a été saluée très vite comme une oeuvre marquante du ballet néo-classique new-yorkais. Le chorégraphe Paul Taylor, soliste de la compagnie Martha Graham dans les années 50, a situé son travail dans la lignée de l'expressionnisme abstrait en traitant de façon réaliste un sujet brûlant aux Etats-Unis: la secte.

Le Danseur rouge : Jean Weidt, un film de Jean-Louis Sonzogni, Petra Weisenburger et Klaus-Peter Schmitt, 1989, 54 min
L'itinéraire d'un jeune jardinier de Hamburg saisi par la passion de la danse. De sa rencontre avec d'autres artistes devait naître la danse expressionniste. C'était en 1927, et Jean Weidt se remémore sa vie miséreuse et son combat d'alors pour marier l'art et la politique, dans l'espoir de faire naître une société plus égalitaire.

Grand écart : à propos de la danse contemporaine, un film de Charles Picq, 2000, 1h 34 min
Contient les extraits de spectacles suivants; "Eden" et "May B" de Maguy Marin ; "Welcome to Paradise", "Les Noces d'argile" et "Une femme chaque nuit voyage en grand secret" de Joëlle Bouvier et Régis Obadia ; "Mammame" et "Les Aventures d'Yvan Vaffan" de Jean-Claude Gallotta ; "F et Stein", "Déserts d'amour", "Dix anges" et "Dominique avec passion" de Dominique Bagouet ; "Bruit blanc" de Mathilde Monnier ; "Vaste ciel" et "L'Homme, la femme et George" de Michel Kéléménis ; "Chant de lune" et "Grand écart" de Régine Chopinot ; "Aatt enen tionon" de Boris Charmatz ; "A bras le corps" de Boris Charmatz et Dimitri Chamblas ; "Récital" de la compagnie Käfig ; "Le Cabaret latin" de Karine Saporta ; "Paradis" et "Le Jardin io io ito ito" de José Montalvo.
La scène chorégraphique nationale des vingt dernières années du 20 ème siècle, vue par un cinéaste "élevé" dans le sérail.

Karin Waehner : l'empreinte du sensible, un film de Sylvia Ghibado et Marc Lawton, 2002, 1 h 13 min
Née en 1926, élève de Mary Wigman, la danseuse et chorégraphe allemande Karin Waehner est une des pionnières de la danse moderne en France. Parallèlement à son oeuvre artistique, elle a consacré beaucoup de temps et de passion à la transmission de ses connaissances à de jeunes danseurs qui s'en souviennent encore avec émotion.

Pina Bausch et ses deux cousines, un film de Jo Excoffier, Pierre Biner et Jean-Pierre Garnier, 1983, 1 h 09 min
Portrait des trois chorégraphes allemandes qui ont symbolisé le retour à l'expressionnisme dans les années 70-80 : Pina Bausch à Wuppertal, Reinhild Hoffmann à Brême et Suzanne Linke à Essen.
Présentation de trois figures de la nouvelle école chorégraphique allemande : Pina Bausch, Reinhild Hoffmann et Susan Linke, formées à la Volkwangschule, l'école des arts du spectacle d'Essen. Répétitions filmées en noir et blanc, extraits de spectacles et interviews des chorégraphes et de leurs danseurs permettent de mieux cerner leur personnalité et leurs méthodes de travail. Sont ainsi présentés de larges extraits des spectacles «Tanzabend n° 1» et «Kontakthof» de Pina Bausch et des répétitions de «Kontakthof» ; des extraits de répétitions et du spectacle «Rois et reines» : variations dansées sur le thème du pouvoir de Reinhild Hoffmann ; des extraits des répétitions et du spectacle «Im bade Wannen» de Susan Linke.

Questa pazzia è fantastica : Fabriaanse Landschaffen (Paysages fabriens), un film de Herman van Eyken, 1993, 45 min
Plongée dans le monde étrange du chorégraphe plasticien néerlandais Jan Fabre, pendant les répétitions de la première partie de l'opéra "The Minds of Helena Troubleyn" qu'il a créé avec la collaboration du compositeur Eugeniusz Knapik.

Ribatz, Ribatz ! ou le grain du temps, un film de Marie-Hélène Rebois, 2003, 1h23 min
Le film tente une reconstitution, 25 ans après sa création, d'une chorégraphie oubliée dont subsistaient seulement vingt photographies en noir et blanc et des fragments musicaux. «Ribatz, Ribatz !» avait été en 1976 l'un des premiers grands succès de la jeune compagnie de Dominique Bagouet, qui devait devenir l'un des chorégraphes contemporains les plus importants de sa génération, avant de mourir prématurément en 1992. Marie-Hélène Rebois filme cette aventure passionnante de la reconstitution de la chorégraphie par les Carnets Bagouet, à la demande du Conservatoire supérieur de Lyon, avec les danseurs d'origine et à l'aide de leur mémoire, mémoire inscrite dans leur corps, de la musique et des mouvements. La précision métronomique du travail de mise au point, que l'on pourrait qualifier d'archéologie du geste, laisse souvent place à l'émotion et à la complicité. Ainsi les danseurs grâce aux souvenirs mis en commun, à la mémoire partagée et aux fulgurances de l’un ou de l’autre deviennent-ils le chorégraphe collectif dans un mouvement joyeux d’hommage à l’absent.