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La Bpi
et vous
la crise en marche

Les Prolos, un film de Marcel Trillat, 2002, 1 h 30 min.
Qu'est devenue la classe ouvrière ? C'est, en 2002, la question que pose M. Trillat qui part enquêter au sein du secteur "production" de six entreprises françaises. La rentabilité toujours croissante est partout à l'ordre du jour, entraînant de fréquentes réorganisations du travail des ouvriers, pour le meilleur ou pour le pire, lorsque le droit du travail est bafoué .La caméra s'introduit successivement dans une usine de construction de camions, puis d'articles de bureau, de changes pour bébés, sur un chantier naval, dans une petite usine d'équipement électrique, enfin auprès d'employés d'une société de services.

300 jours de colère, un film de Marcel Trillat, 2002, 1 h 20 min.
En juin 2001, les 123 salariés de la filature d'Hellemmes, près de Lille, appartenant au groupe Mossley, apprennent brutalement la liquidation de leur entreprise. D'août 2001 à mars 2002, Marcel Trillat filme leur lutte pour obtenir un plan social acceptable. Leur seule arme : un stock de 700 tonnes de fil qu'ils menacent de détruire.Au premier abord, un sujet déjà bien connu dans le contexte actuel de désindustrialisation. L'originalité de ce film tient à une progression dramatique qui suit la montée de la révolte des ouvriers et des ouvrières devant le mépris dont ils sont l'objet. Le réalisateur est le témoin de cette prise de conscience et, pour quelques uns d'entre eux, de leur apprentissage de la lutte syndicale.

Moulinex, la mécanique du pire, un film de Gilles Balbastre, 2003, 52 min.
Le 7 septembre 2001, la société Moulinex, jadis leader de l'électroménager, dépose son bilan. Un mois et demi plus tard, la société est cédée à son concurrent Seb. Près de 70 ans après sa création, l'entreprise disparaît et plus de 5000 personnes perdent leur emploi. Le réalisateur Gilles Balbastre a rencontré ceux qui ont contribué à l'histoire de Moulinex. Deux mondes s'affrontent : d'un côté, des ouvriers qui dénoncent l'incompétence et la rapacité des dirigeants, les licenciements, l'adaptation aux "cadences infernales de travail". De l'autre, l'encadrement ou ceux qui ont participé à la liquidation : managers, directeurs industriels, responsables du marketing, des ressources humaines, banquiers, élus locaux. Le montage souligne le cynisme des uns, la colère, l'impuissance et la détresse des autres. La séquence finale s'attarde sur les conditions de vie confortables pour les anciens dirigeants, amères et douloureuses pour les anciens ouvriers dont la plupart n'ont pas retrouvé d'emploi. Voir un extrait
Femmes précaires, un film de Marcel Trillat, 2005, 1 h 21 min.
Fabienne (34 ans) élève seule ses trois garçons et travaille à temps partiel dans une entreprise de nettoyage. Son salaire est de 770 euros par mois. Zourika (45 ans) se retrouve, elle aussi, seule à élever ses trois enfants. Elle avait quitté sa Tunisie natale pour suivre son mari, manoeuvre dans le bâtiment et aujourd’hui décédé. Se battant pour trouver des petits emplois, elle arrive à gagner 500 euros par mois et devra attendre plus de 10 ans pour toucher une pension de réversion. Agnès (40 ans), séparée d'un mari violent et alcoolique, est depuis une dizaine d'années ouvrière agricole. Mère de deux enfants, elle touche 900 euros mensuels... Plus de 3 millions 400 mille salariés français travaillent, en 2005, à temps partiel et gagnent donc moins que le Smic. Leur nombre est en augmentation et huit sur dix sont des femmes. C'est à la mise en lumière de cette face cachée du monde du travail, celui des travailleurs pauvres, que Marcel Trillat s'est attelé en réalisant ce film en forme d’hommage au courage de ces femmes remarquables.

La Poste, un drôle de pli, un film de Marie-Pierre Jaury, 2006, 52 min.
Alors qu'elle se prépare à l'ouverture totale des marchés en 2009, La Poste vit depuis une dizaine d'années une révolution technologique et sociale considérable. Une telle évolution passe avant tout par un profond changement de management. Logique concurrentielle et exigence de profit obligent, une panoplie de nouveaux services a été définie. Par ailleurs, des activités entières sont filialisées et prêtes pour une prochaine privatisation. Ces importants bouleversements ne sont pas sans incidence sur le travail des salariés. Depuis 2001, le recrutement de fonctionnaires a disparu, le concours de postier n'existe plus. Comment les dirigeants, les salariés, les syndicats et les clients (ex-usagers) voient-ils cette évolution ? Pourquoi cette mutation commerciale entre-elle en contradiction avec l'image tenace de service public que semble toujours avoir La Poste auprès des Français ?