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La Bpi
et vous
et les années suivantes
Reprise, un film de Hervé Le Roux, 1996, 3 h 06 min.
A partir d'un plan-séquence tourné par des étudiants de l'Idhec au moment des grèves de 1968, aux usines Wonder de Saint-Ouen, où les ouvriers étaient non seulement en lutte pour améliorer leurs conditions de travail , mais aussi pour changer leur vie, H. Le Roux retrouve certains protagonistes, leur montre le film, et recueille leurs impressions d'aujourd'hui sur l'époque. Le résultat est un saisissant tableau des conditions de travail et de vie de la classe ouvrière.

Le Dos au mur, un film de Jean-Pierre Thorn, 1981, 1 h 45 min.
Jean-Pierre Thorn, cinéaste de formation, qui avait été embauché chez Alsthom à Saint-Ouen en tant qu'ouvrier spécialisé de 1971 à 1978, retourne en octobre 1979 dans cette usine comptant alors 2000 salariés dont 1100 ouvriers, pour filmer la grève. Les ouvriers qui, à l'époque, travaillaient 41 heures par semaine, réclamaient des augmentations de salaire, les 35 heures de travail hebdomadaires, une 5ème semaine de congés payés.
Le Drôle de Mai : chronique des années de boue, un film de José Vieira, 2008, 55 min.
Le film aborde frontalement des questions rarement posées : comment les travailleurs immigrés vivent-ils les événements politiques majeurs qui frappent leur pays d'accueil comme, par exemple, en mai 1968 en France, lorsque les entreprises fermaient les unes après les autres ? Comment sont-ils alors traités tant par les autorités locales que par les émissaires politiques de leur pays d'origine (dans le film, ceux du dictateur portugais Salazar) ? Partant de son histoire personnelle (ses jeunes années dans le bidonville de Massy, en région parisienne), de celle de ses parents portugais immigrés et des témoignages très éclairants d'anciens travailleurs portugais en France, José Vieira élargit, par ces questions politiques, le champ de l'étude des migrations de travailleurs.

Les Lip, l’imagination au pouvoir, un film de Christian Rouaud, 2006, 1 h 58 min.
En 2006, Ch. Rouaud retrouve les protagonistes du conflit social le plus emblématique de l'après 68, celui de l'usine horlogère bisontine Lip, qui démarra en 1973, dura plusieurs années en mobilisant des foules entières en France et en Europe, tant il portait l'espoir et les rêves de toute une génération. Les récits entrecroisés dessinent une histoire collective, en résonance directe avec aujourd’hui car, comme le dit son directeur de l'époque, Claude Neuschwander, "Jusqu'à Lip, c'est un capitalisme [...] dans lequel l'entreprise est au coeur de l'économie [...], après Lip, […] c'est un capitalisme dans lequel la finance a remplacé l'entreprise, l'intérêt de l'argent est devenu le moteur et on joue au Monopoly avec les entreprises […] alors on broie les hommes, alors on broie les territoires, c'est cela qui a commencé avec Lip ».

Dockers de Liverpool (The Flickering Flame, a story of contemporary morality), un film de Ken Loach, 1996, 51 min.
Lorsque Ken Loach réalise ce film à Liverpool, près de 500 dockers étaient en grève depuis septembre 1995 pour retrouver leur emploi. Ce film était destiné à soutenir une lutte dont la télévision ne rendait pas compte et aider les dockers à trouver de l'aide en Angleterre et à l'étranger. «Dockers de Liverpool» retrace clairement, étape par étape, le conflit opposant les dockers à la Mersey Docks & Harbour Company (MD&HC), principal employeur de Liverpool. Une lutte sans espoir du fait du lâchage des syndicats et de la classe politique, une lutte «pour l'honneur». Liverpool est en effet le dernier bastion de résistance au travail précaire, la fameuse « flexibilité ».