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La Bpi
et vous

Consultants, la règle du jeu, un film de Laurent Salters, 2003, 50 min.
Une agence parisienne, filiale d'une grande firme de conseil qui emploie quinze mille consultants dans le monde, a accepté de montrer la façon dont elle dirige son entreprise. Le jargon anglo-saxon utilisé dans ce milieu professionnel véhicule une idéologie focalisée sur le rendement et la performance. L’évaluation par l'encadrant hiérarchiquement supérieur, ainsi que les bilans d'activité conditionnent l'avancement et les primes de chacun...ou son licenciement pour insuffisance professionnelle. Dans cette logique, les procédures sont parfois expéditives : un des consultants apprend son licenciement en essayant de se connecter en vain au réseau informatique de l'entreprise. Voir un extrait
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés un film de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil, 2005, 1 h 35 min.
La citation de La Fontaine reprise pour le titre du film fait allusion à une maladie qui se répand à grande vitesse : la souffrance au travail vécue au quotidien par les employés (au sens large), victimes de leur hiérarchie abusive ou des effets déshumanisants du nouveau "management" de leur entreprise. Le film est tourné sur les lieux de consultation spécialisée de trois hôpitaux de la région parisienne où une ouvrière à la chaîne, un directeur d'agence, une aide-soignante et une gérante de magasin viennent décrire à leur interlocuteur soignant les conditions de leur travail les ayant amenés progressivement à "craquer".
J’ai très mal au travail, cet obscur objet de haine et de désir, un film de Jean-Michel Carré, 2007, 1 h 25 min.
J.M. Carré étudie dans ce film la mutation récente des conditions de travail en entreprise et ses conséquences dans la vie des humains. Travailleurs, sociologues, psychologues, politologues, psychanalystes, chargés des ressources humaines en entreprise, cadres, ingénieurs, consultants, tous le disent : les techniques actuelles du management, adaptées à l'idéologie néolibérale, concourent à la déshumanisation du monde du travail (destruction des solidarités collectives, mise en concurrence des salariés, systèmes d'évaluation permanente, solitude). L'être humain est réduit à sa seule dimension d'opérateur économique interchangeable et jetable. Rien d'étonnant alors que se développent de nouvelles pathologies du travail, pouvant aller jusqu'au suicide. Les statistiques indiquées dans le film sont à cet égard éclairantes.

La mise à mort du travail, un film de Jean-Robert Viallet, 2009, 3 h 21 min.
Construit en trois parties : La destruction (66 min), celle des salariés, que les objectifs toujours plus élevés de productivité poussent parfois au-delà de leurs limites, entraînant maladies et souffrances physiques et psychiques. L'aliénation (64 min) par la manipulation pour tirer le maximum des salariés avant de s'en séparer. Une méthode perverse de management si courante qu'elle passe inaperçue. La dépossession (63 min), décrit le pouvoir exorbitant des grands actionnaires sur la marche du monde et sur le travail, sur fond de capitalisme financier triomphant, comme régénéré par la crise.
Le film dresse, en 2009, en même temps que l'état des lieux du travail, le tableau d'une civilisation mondiale, la nôtre, entrée en phase de décadence accélérée, comme le dit courageusement un des "grands témoins" du film.