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Fil d'ariane

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mis à jour le 16/11/10

Nous sommes tous des étrangers,
un film de A. Wajnberg et A. Thoron, 36 minutes, 1995
Journaliste scientifique et réalisateur, Alexandre Wajnberg recueille dans les rues de Bruxelles les propos des passants : il met à jour un racisme primaire, «paisible», qui s'exprime sans haine apparente, enfoui au fond des consciences, nourri de préjugés et d'ignorance. Ailleurs, il filme une intervention organisées dans une classe d'adolescents en Belgique par «Objectif Recherche», association qui agit contre le racisme : de toute évidence, on peut former des groupes d'individus à partir d'un critère de classement, couleur de peau, taille, texture des cheveux, forme des yeux et introduire dans ce groupe une hiérarchie. Cela devient impossible avec deux critères simultanés, et plus on retient de critères de classement, plus il y a de sous-groupes. Les généticiens Albert Jacquard et André Langaney confirment ce que l'expérience vient de démontrer. Engagé dans la lutte contre le racisme et l'exclusion en France, Albert Jacquard développe avec humour une argumentation sociale : «ce que j'ai en moi de plus riche, ce n'est pas ce que m'a donné mon patrimoine génétique, c'est ce que les autres m'ont donné». André Langaney démontre, exemples à l'appui - carte génétique, groupes sanguins - que «les hommes sont tous parents par leur répertoire et tous différents par leur combinaison». Klaus Bade, de l'Institut de recherche sur les migrations (Allemagne), et la philosophe Isabelle Stenger soulignent également le caractère social des manifestations racistes.

 En quête d’asile,
un film d’Anne Georget, 66 minutes, 2003
Anne Georget suit le travail des "officiers de protection" , les fonctionnaires de l'Ofpra (Office de protection des réfugiés et apatrides), organisme qui, en France, est chargé d'accorder ou de refuser le statut de réfugié défini par la Convention de Genève.Elle filme plusieurs entretiens avec des demandeurs d'asile : ceux-ci sont filmés de dos, face au fonctionnaire chargé d'instruire le dossier. Celui-ci écoute le récit du demandeur et, au terme de l'instruction, décide si le statut de réfugié politique, qui lui permettra de vivre régulièrement en France, peut lui être accordé. On mesure vite les enjeux de ce qui se déroule dans ce petit bureau anonyme. Le verdict ne dépend d'aucune enquête, mais se fonde sur la connaissance du contexte politique et sur une intime conviction. Les témoignages de torture et de persécutions sont souvent d'une grande violence mais tous ne sont pas authentiques. La prise de décision donne lieu à de nombreux doutes, incertitudes, cas de conscience. Comment éviter de donner asile à un ancien bourreau ? Comment écouter le témoignage de quelqu'un qui a été torturé ? Le film suit chacune des étapes de ce travail, sans en masquer les difficultés y compris la lassitude due à la routine : 50 000 demandes sont traitées par an. A mesure que s'enchaînent les témoignages, on prend conscience de la complexité de la question des réfugiés et la nécessité de ce droit d'asile pour préserver une part d'humanité au sein d'un monde qui se déchire

Asyl,
un film d’Ina Volmer, 15 minutes, 1995

image extraite d'Asyl
Zürich, janvier 1995 : une jeune femme bosniaque, qui a fui son pays ravagé par la guerre et sollicite un permis de séjour en Suisse, subit un interrogatoire dans le service compétent de la police cantonale. Une fonctionnaire pose les questions et rédige le procès-verbal des réponses, un interprète traduit. Cette femme obtiendra-t-elle le statut de réfugiée ? Ce film est d’une efficacité remarquable, par son montage tout d’abord qui condense en une quinzaine de minutes de longues heures de procédure, et par le point de vue qu'a choisi Ina Volmer : la caméra est placée derrière la jeune femme dont on n'aperçoit que le dos, elle fait face à l'inspectrice de police, qui semble retranchée derrière sa table ; sur la droite, le traducteur, décalé par rapport à l'axe de symétrie qui se joue entre les deux autres personnages, se sent manifestement mal à l'aise, et sa tête qui se tourne d'un côté puis de l'autre au gré des échanges marque bien ses hésitations. Le spectateur, lui, est renvoyé à son dilemme : il est à la fois compatissant («à la place» de la jeune femme, puisqu'il «voit» la même chose qu'elle), détaché et impuissant. Une terrible parabole en résumé de notre attitude à nous Européens devant le drame bosniaque, et plus généralement celui des réfugiés.

 Ado d’ailleurs,
un film de Didier Cros, 56 minutes, 2005
« Yassin est afghan, il a dix-sept ans, peut-être dix-huit. Il est arrivé seul en France, clandestinement...A Paris, Il attend les papiers qui régulariseront sa situation de réfugié. Chaque matin, comme Octavio, Rachid et Clemenza, eux aussi chassés par la guerre ou la crise, il rejoint son cours de français, à l'école. Quand il s'agit de citer un mot commençant par P, ils ont tous le même exemple : Police. Après les cours, Yassin rêve, s'isole, avant de trouver un ami pour partager les balades à la découverte de la ville étrangère. Le temps se dilate à nouveau quand il doit faire appel de la décision de rejet, par l'OFPRA, de son dossier." Extrait du catalogue Cinéma du Réel 2006.

Focus sur :

Hommes et territoires

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