Accéder à la page Publics handicapésAller au contenuAller au menuAller à la recherche

Bibliothèque publique d'information - Centre Pompidou

Recherche

Bandeau photos de la BPI

Contenu de la page

Fil d'ariane

L'Europe, quelques exemples

mis à jour le 16/11/10  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 16/11/10

Les Gens des baraques,
un film de Robert Bozzi, 58 minutes, 1995
En 1970, de nombreux bidonvilles encerclaient Paris et Saint-Denis comptait une multitude d'immigrés portugais fuyant la misère et la dictature de Salazar. R. Bozzi y tournait alors un documentaire. 25 ans après, il part à la recherche de certaines personnes filmées, dont un bébé et sa mère...

L’Horloge du village,
un film de Philippe Costantini, 73 minutes, 1989
En 1977, Philippe Costantini filmait dans Terra de Abril la chronique de Vilar de Perdizes, village portugais du Tras-os-Montes. 1988. Le réalisateur retourne dans le même village, modifiié par l'émigration jusque dans sa physionomie. Des constructions neuves y poussent pour les enfants de France ou d'Amérique, qui reviennent, le temps d'un été, plus riches ou même parvenus, avec le rêve d'un retour au pays. Les autres sont restés : dans leurs maisons de pierre, les anciens passent l'hiver en solitaires, les plus jeunes travaillent la terre... ou construisent des maisons. Après Terra de Abril et Les Cousins d'Amérique, L'Horloge du village ferme la trilogie de Vilar de Perdizes

Mémoires d’immigrés,
un film de Yamina Benguigui, 173 minutes, 2004
L'histoire de l'immigration maghrébine en France est celle d'actions dictées par une logique économique inconsciente des conséquences politiques et sociales. En contrepoint de la parole des responsables institutionnels de l'époque, la réalisatrice insère les témoignages de trois générations d'immigrés du Maghreb. Le film se divise en 3 parties : les Pères, les Mères, les Enfants

Petite Espagne, un film de Sophie Sensier, 59 minutes, 2006
La "petite Espagne" est le surnom qui avait été donné à ce quartier de la Plaine Saint-Denis (Ile de france) où de nombreux immigrés espagnols avaient trouvé refuge, depuis les années 1920 et jusqu'à la fin des années 1960, pour des raisons économiques ou politiques. Ce quartier est en démolition, mais le réalisateur a retrouvé quelques anciens habitants qui témoignent de leurs vie d'immigrants difficile mais conviviale, grâce à ces lieux de rassemblement qu'étaient l'Eglise, l'estaminet local hispanisé, ou le Centre social.Certains ont choisi de vivre leur retraite en France, d'autres sont repartis au pays.Tous évoquent les questions permanentes et universelles auxquelles tout immigrant doit faire face : le déracinement, l'intégration au fil des générations, le rejet ou l'accueil de la part des autochtones, le poids ou non des traditions de la culture d'origine( ici la langue espagnole et la catholicité) etc.. et pour les descendants de cette immigration : les questions indentitaires, résolues pour les uns, en suspens pour les autres.

image extraite de Good News...

 Good News : von Kolporteuren, toten Hunden und anderen Wienern ,
un film de Ulrich Seidl, 131 minutes, 1991
Vêtus d'un ciré jaune et coiffés d'une casquette, des vendeurs de journaux - généralement venus du Bangladesh, d'Egypte, du Pakistan ou de Turquie - proposent leur marchandise aux passants de Vienne. Formés par la société qui les emploie à sourire, à porter l'uniforme, à brandir leur journal, ils sont surveillés nuit et jour dans leur travail et dénoncés s'ils mettent les mains dans les poches ou échangent quelques mots. Ulrich Seidl, le réalisateur de "Dog Days" (2001), révèle déjà ici sans concession les contradictions d'une société autrichienne vieillissante. Il montre à la fois l'Autriche des poivrots, des salons de beautés, des hôpitaux, des communautés étrangères, des salles de musculation... dans une alternance entre le monde des vendeurs et celui des acheteurs, entre le contenu du journal et le spectacle de la rue.