Accéder à la page Publics handicapésAller au contenuAller au menuAller à la recherche

Bibliothèque publique d'information - Centre Pompidou

Recherche

Bandeau photos de la BPI

Contenu de la page

Fil d'ariane

La Saint-Valentin à la Bpi

mis à jour le 12/02/13  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 12/02/13

Amoureux visionnant un film à la Bpi

A l'occasion de la fête de la Saint-Valentin, la Bpi vous propose une sélection de films qui parlent d’amour, qui devrait vous donner envie de venir à la Bpi, seul ou à deux.

Cette sélection est présentée à travers trois thématiques : l’amour coûte que coûte, l’amour sous toutes ses formes, et l’amour dans l’art.

Rendez-vous au niveau 3 de la Bpi, espace films

L’amour coûte que coûte

Sur fond de guerre ou malgré la douleur d’une maladie, l'amour vaincra t-il tous les obstacles?

Le bal du triomphe de l'amour, de Milka Assaf
Tourné en 2002 au Liban, le film suit le parcours du combattant de trois couples d'amoureux désirant se marier et se heurtant tant au régime juridique matrimonial de leur pays qu'aux résistances culturelles de leurs familles respectives.

Mein Herz sieht die Welt schwarz - Eine Liebe in Kabul, d’Helga Reidemeister (Cinéma du réel 2009)
(Mon cœur voit la vie en noir - un amour à Kaboul

Shaïma et Hossein s'aiment depuis l'enfance. Mais Hossein, poussé par la misère et non par conviction, s'est engagé dans la guerre aux côtés des talibans. Une explosion le laisse paralysé des deux jambes, ce qui le maintient, semble-t-il définitivement, dans la pauvreté. Le père de Shaïma force alors sa fille à se marier avec un homme riche, mais polygame. Les deux amants se voient en cachette, sous la menace, en cas de dénonciation, du châtiment que réservent, en ces circonstances, les impitoyables règles tribales locales. S'intéressant également en profondeur, aux rouages de la société afghane traditionnelle, ce film, porté par une réalisation de qualité, s'avère particulièrement précieux.

Stella, de Vanina Vignal (Prix du Patrimoine au festival Cinéma du réel 2007)
Stella a l'étoffe d'un mélodrame. Stella mendie tous les jours à la station de métro Oberkampf. Elle a tout quitté et choisi de vivre illégalement en France par amour, pour sauver son mari Marcel, atteint d'une grave maladie, convaincue qu'elle trouverait là un médecin qui saurait le soigner. Elle sauve son mari, mais le contrecoup est trop fort et, à son tour, elle tombe malade. Sans travail, sans papiers, sans argent, il lui faut attendre la fin des soins avant de repartir en Roumanie.

L’amour sous toutes ses formes

Entre un grand-père et son petit-fils, dans une cour de récréation, ou même celui de la pieuvre ...

Amour, rue de Lappe, de Denis Gheerbrant
A Paris, rue de Lappe près de la place de la Bastille, le réalisateur découvre, en 1984, la vie dans les cafés populaires où se côtoient toutes les générations et immigrations, les histoires d'amour et de solitude.

Comizi d'amore, de Pier Paolo Pasolini
En 1965, dans une Italie interdisant encore le divorce, traquant l'homosexualité et souffrant d'une disparité criante de développement tant économique que culturel et social entre le Nord et le Sud, Pier Paolo Pasolini, micro à la main, interroge ses concitoyens sur leur sexualité.

Je vous aimais (Trois romances : Pavel et Lialia, Sergueï et Natacha, Sacha et Katia), de Viktor Kossakovski
Image du film Je vous aimais

1. Pavel et Lialia : Pavel Kogan et Lialia Stanukinas ont donné autrefois à Saint-Pétersbourg des cours de réalisation à V. Kossakovski. Puis le couple a émigré en Israël. Lorsque V. Kossakovski décide de leur rendre visite, Lialia lui demande d'apporter sa caméra. Pavel, très malade, nécessite des soins permanents que Lialia lui prodigue avec amour. Le film est constitué de trente minutes de pure tendresse filmée avec délicatesse.
2. Sergueï et Natacha : Ils ont à peine 20 ans et veulent se marier. Ils ne sont pas encore tout à fait autonomes. Les deux familles prennent tout en main. S. et N. sont comme des figurants à leur propre mariage. A travers ce repas de noces faussement joyeux, les discours convenus, la découverte des cadeaux inutiles, une tristesse se dégage, un désenchantement qui étouffe déjà cet amour naissant.
3. Sacha et Katia : Ils sont ensemble au jardin d'enfants. Katia aime Sacha. Mais Sacha aime aussi Arina, Macha, Ksioucha... Après une brève idylle, il rejette l'amour de Katia. K. est triste et jalouse. A la fin de l'année, S. va passer à la grande école, V. Kossakovski filme l'immense chagrin de Katia.

 

Voyage en sol majeur, de Georgi Lazarevski (Prix des Jeunes et le Prix du Ministère des Affaires étrangères au Cinéma du réel 2006)
Depuis quarante ans, Aimé projette un grand voyage au Maroc. ll a lu tous les guides, annoté les cartes et pris des notes. Mais sa femme refuse obstinément de l'accompagner. Aimé a 93 ans. Sa vie sage s'est organisée autour de son métier de violoniste dans un grand orchestre. Son petit-fils, le cinéaste, lui propose de réaliser enfin son rêve. Dans un contrepoint musical à l'aventure marocaine, le réalisateur filme sa grand-mère qui commente avec passion l'écoute de Bach ou de Mendelssohn. Ce beau film d'une grande richesse musicale et sonore est à la fois le testament d'un homme modeste et le regard plein d'amour du réalisateur sur ses grands-parents.

Les Amours de la pieuvre, de Jean Painlevé
Déplacement, respiration, nutrition et reproduction de la pieuvre. Les Amours de la pieuvre nécessiteront plus de dix ans de tournage, dix étés durant entre scènes de séduction et scènes spectaculaires illustrées par la musique électro-acoustique de Pierre Henry qui suit les développements du film séquence par séquence, comme un piano de cinéma muet.

    

L’amour dans l’art :

en littérature, en peinture, dansé …..

Le Siècle des lumières, Les Secrets de la fête galante, La Saveur de l'immobile, L'Amour dans les plis , d’Alain Jaubert, 2005
Watteau et Fragonard peignent l'amour dans tous ses états en reflétant les modes et les mentalités du Siècle des lumières.

Jean Cocteau : sur le théâtre de l'amour, de Claude-Jean Philippe,1979
Analyse du cérémonial de l'amour, selon Cocteau, à travers l'étude du comportement de l'héroïne dans trois films : "L'Aigle à deux têtes", "Les Parents terribles", "Les Enfants terribles".

L'Etreinte, de Joëlle Bouvier, Régis Obadia, 1988
capture d'écran du film l'Etreinte

Cette étreinte, filmée au ralenti, a été conçue pour être projetée lors des spectacles de la compagnie L'Esquisse.

Focus sur :

Saint-Valentin, fête des amoureux

Pourquoi Saint-Valentin ? Et pourquoi le 14 février ?


L'amour volant /Bouchardon, source Gallica.bnf.fr

Dans de nombreux pays, on célèbre l'amour le 14 février, à la Saint-Valentin, en s'échangeant des mots doux, des cartes romantiques, des petits cadeaux ou des attentions délicates. Mais à l'origine, c'était plutôt l'amour physique que l'on célébrait.

Dans l'antiquité, le 14 février, jour de la fertilité, on organisait une fête païenne (Lupercalia) , dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. Les prêtres égorgeaient des chèvres et couraient à moitié nus dans les rues toucher les femmes pour leur rendre la fertilité et faciliter l'accouchement.

En 498, le 14 février fut choisi comme date de la fête de Saint-Valentin, avec l'objectif de remplacer les lupercales.

Le lien entre la Saint-Valentin et l'amour n'apparait qu'au Moyen-âge. Plusieurs légendes l'expliquent :

On raconte que l'Empereur Claude II (IIIème S.apr-JC) pensant que l'attachement  des romains à leurs femmes et foyers respectifs était un frein au recrutement dans l'armée, avait décidé d'interdire le mariage. Un prêtre romain du nom de Valentin continua cependant d'en célébrer en secret. Il fut emprisonné et décapité.

On dit aussi que Valentin emprisonné redonna la vue à la fille de son geôlier, et lui adressa une lettre signée " Ton Valentin ", avant d'être décapité, le 14 février 268.

Sources : Arte, Wikipédia, Diocèse de Nanterre

Pour aller plus loin

Les livres de cinéma parlent aussi d'amour parfois :

L'amour fou au cinéma, de Giusy Pisano, Armand Colin, 2010
couverture de l'amour fouVoyage au coeur de ce qui révèle l'ambiguïté des sentiments : l'expérience amoureuse. L'amour fou a fait l'objet de toutes les déclinaisons cinématographiques possibles : l'amour hors normes, improbable, invraisemblable, passionnel, sacrificiel, surréaliste, excessif, etc.
791.043 PIS

Eric Rohmer : les jeux de l'amour, du hasard et du discours, de Michel Serceau, Cerf, 2000
Approche du cinéma de Rohmer à travers l'analyse des conduites de ses personnages comme révélatrices de ce que René Girard appelle une "maladie ontologique". L'amour est en ce sens pour lui un objet plus qu'un sujet : un révélateur.
791.6 ROHM 2

Hollywood et la difficulté d'aimer, de Laurent Jullier, Stock, 2004
Les romances hollywoodiennes, bien que devenues des objets kitch, conservent un pouvoir de fascination et donnent de la passion une vision complexe. A partir d'une douzaine de romances de l'âge d'or d'Hollywood, l'auteur, professeur d'esthétique du cinéma, suit le déroulement de l'intrigue amoureuse pour y déceler une philosophie pratique de l'amour, d'ordinaire associée au cinéma de la modernité.
791(73) JUL

Jacques Rivette : théâtre, amour, cinéma, d’Hélène Deschamps, L'Harmattan, 2001

Analyse cinématographique partant de L'amour fou (1969) de Jacques Rivette. Réflexion sur le jeu, la mise en scène.
791.6 RIVE 2

ou dans des revues :

L'amour. Art, sept 1963
791.043 AMO

L'écran amoureux. - CinémaAction, n°107, 2003
79(0) CIN 13