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La Bpi
et vous

Le Mal de soi, un film de Nathalie Borgers, 2000, 1h25 min
La dépression, cette fatigue d'être soi est le sujet de ce documentaire qui s'articule autour des témoignages de malades d'une unité de soins spécifiques au CHU de Montpellier et des paroles de soignants, psychiatres et infirmiers. Le tournage s'est échelonné sur plusieurs mois à l'intérieur et à l'extérieur de l'hôpital. Ainsi, le film acquiert-il ce poids d'humanité supplémentaire que révèle la souffrance psychique.
Mon ennemi intérieur, un film de Gil Rabier, 2003, 52 min
Philippe, Hervé, Edgar et Anthony sont atteints de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Envahis d'idées obsédantes ils se livrent à des rituels et à des gestes répétitifs pour les supporter et conjurer le mauvais sort. Six mois durant nous suivons la lutte que ces patients mènent contre leurs TOC aidés par des exercices de thérapie comportementale conduite par leur psychiatre.
Quand l'adolescence fait mal, un film de Stéphane Krausz, 2007, 2h
En décembre 2004 la Maison de Solenn créée sous l'impulsion du pédopsychiatre Marcel Rufo ouvrait dans le XIV° arrondissement de Paris. Elle accueille des adolescents en crise de 11 à 19 ans pris dans des souffrances multiples. Le Professeur Rufo quitte la direction de l'établissement ayant atteint son rythme de croisière en 2007 pour rejoindre son port d'attache, L'Hôpital de la Timone à Marseille. Le film accompagne pendant plusieurs mois trois adolescentes anorexiques et boulimiques ainsi qu'une fillette atteinte de phobie scolaire en montrant leurs progrès et le suivi de toute l'équipe soignante.
La Raison du plus fou, un film de Philippe Prigent, 2003, 57 min
Maladie mentale dévastatrice, complexe, difficile à définir, multiforme, la schizophrénie est dangereuse pour le malade comme pour son entourage. A travers trois témoignages de malades et de membres de leur famille, le film donne un éclairage sur l'apparition de symptômes et les traitements qui existent.
Seuls, un film de Thierry Knauff et Olivier Smolders, 1989, 12 min
Essai sur le monde intérieur d'enfants en institution psychiatrique.
Schizophrénie esprits brisés, vies volées, un film de Leslie Wiener et Peter Schnall, 2000, 53 min
D'après les estimations actuelles, 45 millions de personnes dans le monde seraient touchées par cette maladie mentale dont l'histoire est aussi ancienne que l'être humain. S'appuyant sur le témoignage de malades et de médecins, le film s'attache non seulement aux aspects humains et environnementaux de cette psychose mais fait aussi le point sur les découvertes relatives à la maladie en matière d'imagerie cérébrale, de génétique et de neurologie.

Une fenêtre ouverte, un film de Khady Sylla et Charlie Van Damme, 2005, 52 min
"Tu te regardes dans un miroir brisé, tu vois des morceaux de ton visage. Ton visage est en miettes et celui qui te regarde dans le miroir brisé il voit des morceaux d'images de ton visage. Lequel arrivera a reconstituer le puzzle ? Peut-être n'êtes-vous pas du même côté du miroir ... C'était le vide. Je délirais, je monologuais à haute voix, je n'avais aucune idée du monde qui m'entourait. Je me sentais me dissoudre dans la lumière, elle me paraissait trop vive, elle me pénétrait par tous mes pores, je ne me sentais plus entière, j'étais des fragments de Khady, je basculais dans la folie." Tels sont les mots de Khady Sylla pour dire sa grave dépression. Le film qui n’en est pas le récit tente d’établir une relation avec Aminta Ngom, qui, rencontrée en 1994, à la dérive, faisait partie des « fous errants de Dakar ». Cette histoire d’ « amitié entre deux malades » repose sur l’échange de paroles comme le partage de silences. Aminta désormais enfermée dans la cour familiale, consentante et rebelle au filmage, se met en colère, évoque la mort de sa fille aînée, l’enfermement imposé par sa mère. « Une fenêtre ouverte » est à la fois portrait d’une autre, Aminta, et autoportrait de Khady, réalisatrice, qui crée pour ne pas s’anéantir.
La Vie rêvée d'Amanda, un film de Jill Emery, 2003, 52 min
"Ma fille Amanda a 26 ans. Autiste, elle vit dans un monde de Walt Disney et de fées, un monde de rêves où le tarama et les saucisses poussent sur les arbres et où le prince charmant viendra la prendre sur son cheval blanc. Bavarde, elle est tour à tour étrangement lucide, difficile, émouvante ou drôle. Elle chante et aime avant tout la musique et les chansons qui parlent d'amour. En acceptant de partir vivre dans un nouveau foyer pour autistes adultes, Les Vergers de Sésame, elle espère réaliser son rêve de prince charmant et d'amour. John a 32 ans. C'est la première fois que quelqu'un l'aime. Leur relation est touchante, mêlée de fous rire et de tendresse. Mais pour elle, c'est insuffisant. Un jour Dimitri arrive au foyer et tout bascule. Il est beau et autoritaire. Subjuguée, Amanda en tombe amoureuse. C'est lui, se dit-elle, qui lui donnera ce bébé dont elle rêve tant... Amanda ne pourra jamais avoir d'enfant. Physiquement, c'est possible, mais elle est incapable de l'élever. Et moi, je n'ai ni le courage de l'élever ni l'envie de le faire. Amanda sera elle-même une enfant jusqu'à la fin de mes jours." Jill Emery.
Le Voyage en solitaire, un film de Réjane Gonin-Varrod, 2003, 52 min
Ce documentaire propose une approche de la dépression grave par le biais de deux témoignages ; le dispositif de l'interview ne cédant la place à des scènes plus quotidiennes qu'à de très rares moments. Cette sobriété remarquable ancre le propos du film dans la parole, l'aide qu'elle seule peut apporter tout autant que ses limites. Quatre chapitres structurent le film tout en apportant rythme et respiration à la gravité des discours : la rupture, la dépression, la révélation, la reconstruction. Nulle intention pédagogique dans ce découpage cependant ; ce qui importe ici est de ne pas réduire la maladie mentale qu'est la dépression à un état de crise mais de donner à voir et à entendre son processus mouvant et évolutif qui va de l'anéantissement à une renaissance. C'est à ce prix que vivre, agir, éprouver à nouveau le plaisir d'exister, retrouver la capacité de communiquer à nouveau avec autrui redeviennent possibles. Les mots échangés, simples, vrais, au-delà des apparences, n'expriment que les deux sujets qui les profèrent et pourtant nous interrogent et ouvrent un espace bien au-delà des deux témoignages, renvoyant aux représentations individuelles et collectives de la santé comme de la maladie mentale. Ces «abîmes ordinaires» nous permettent d'appréhender le voyage en solitaire, initiatique, la traversée que les deux témoins ont entrepris, faisant le deuil de leur existence antérieure, pour accepter d'être autrement..