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Fil d'ariane

Intégration sociale et culturelle

mis à jour le 31/03/10  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 31/03/10

Sur l’école

La mémoire dure, un film de Rossella Ragazzi, 2000, 82 min.
En 1998, la réalisatrice a passé neuf mois à suivre l’intégration de plusieurs enfants dans une classe d’initiation linguistique d’une école primaire à Paris, dans le 18 e arrondissement.

Ecole qui roule, un film d’Anne-Laure Brénéol, 1997, 57 min.
L’école traditionnelle étant inadaptée au rythme de la vie nomade, l’intégration des enfants gitans est rendue de ce fait difficile. Ce film montre le fonctionnement d’une « école mobile » dans la région de Nancy et analyse la relation établie par les deux institutrices avec les enfants et leurs familles.

Sur l’intégration à la vie politique

Rêves de France à Marseille, un film de Jean-Louis Comolli, 2002, 105 min.
Dans ce film tourné pendant la campagne des élections municipales de 2001, c’est la question du racisme anti-arabe et de la fin des exclusions qui est posée : combien d’enfants de l’immigration récente figureront en position éligible sur les différentes listes et seront parmi les 101 conseillers municipaux? Marseille apparaît comme un terrain d’expérimentation pour toute la France.

Sur l’exclusion sociale

image extraite de Public Housint de Frederick Wiseman

Public Housing, un film de Frederick Wiseman, 1997, 195 min.
Ce film se déroule quartier de Chicago où les habitants sont majoritairement noirs, plus particulièrement dans un ensemble de logements sociaux nommé Ida B. Wells. qui constitue un énorme ghetto. Le film fait découvrir le quotidien des habitants de ce bloc, et tous les problèmes, liés entre eux, auxquels ils se trouvent confrontés : racisme, chômage, problèmes scolaires, illettrisme, santé, nutrition, alcoolisme, toxicomanie, grossesses précoces, dépression et désespoir.

De l’autre côté du périph', un film de Nils et Bertrand Tavernier, 1997, 100 min.
En février 1997, 66 cinéastes protestent contre la loi Debré réglementant le séjour des étrangers en situation irrégulière et signent un manifeste appelant à la désobéissance civique. Eric Raoult, alors ministre délégué à la ville et à l’intégration, adresse une lettre à chacun des signataires les invitant à passer un mois dans une banlieue, pour y « apprécier les difficultés économiques et financières rencontrées par les élus et nos compatriotes ». Bertrand Tavernier et son fils Nils se rendent, comme les y invite le ministre, à la cité des Grands Pêchers à Montreuil.

Printemps à La Source, un film de Chantal Briet, 2001, 53 min.
À La Source, cité HLM d’Epinay-sur-Seine, dans un centre commercial à l’abandon, l’épicerie d’Ali reste l’unique lieu d’échange, un refuge pour beaucoup d’habitants âgés ou esseulés. Pendant l’année du tournage, ce dernier commerce est menacé de fermeture. Le film est la chronique d’une résistance joyeuse, chaleureuse, solidaire.

La Véritable Histoire du bus 402, un film d’André Van In, 2002, 88 min.
Pensée au milieu des années 60 pour désengorger l’agglomération parisienne, Evry-Ville Nouvelle est, le long de la Seine, une de ces cités utopiques fondées par des urbanistes et des architectes pour intégrer l’habitat, le travail et les loisirs, en favorisant le contact et la vie communautaire entre habitants. Mais très vite la crise a stoppé toutes les ambitions et certains quartiers se sont ghettoïsés. Le film explore la vie du quartier des Pyramides, en suivant le trajet du bus 402 qui traverse la ville.

Fragments sur la misère, un film de Christophe Otzenberger, 1998, 95 min.
Christophe Otzenberger est parti avec sa caméra à la rencontre de la misère. Dans ce film des SDF de tous âges racontent leur descente aux enfers, les humiliations quotidiennes, le cercle vicieux qui les maintient dans la rue.

Sur le racisme et la ségrégation

Classified people, un film de Yolande Zauberman, 1987, 52 min.
La loi de classification de 1948 a été un des fondements de l’apartheid légal. La vie de Robert, 91 ans, s’est écroulée par cette loi. Il se croyait blanc, la Cour le classe métis, il perd tous ses droits. Il refait sa vie avec Doris qui est noire. Tous deux racontent, avec tendresse, humour et simplicité, leur vie de personnes classées, en butte aux exactions légales, aux humiliations, à la délation.

Nous sommes tous des étrangers, un film d’Alexandre Wajnberg et Annie Thonon, 1994,36 min.
Le réalisateur recueille dans les rues de Bruxelles les propos des passants. Il met à jour un racisme primaire, « paisible », qui s’exprime sans haine apparente, enfoui au fond des consciences, nourri de préjugés et d’ignorance. En contrepoint, des images de lutte contre le racisme les interventions d’Albert Jacquard, André Langaney, de Klaus Bade (Institut de recherche sur les migrations, et Isabelle Stenger.

Sur le nazisme et l’antisémitisme

Au nom du Führer, un film de Lydia Chagoll, 1978, 87 min.
Le nazisme appliqué à l’éducation et à la sélection physique des enfants, en particulier l’enfer des camps de concentration, tels que beaucoup d’entre eux l’ont connu, qu’ils fussent juifs, tziganes ou slaves. Le commentaire du film est entièrement composé de citations extraites de publications nazies: lois, décrets, journaux de guerre, manuels scolaires, rapports et écrits politiques.

Chute libre, un film de Peter Forgacs, 1996,75 min.
À partir des images d’un cinéaste amateur qui a filmé sa famille, une famille juive de la ville de Szeged, en Hongrie, le réalisateur a mis en parallèle une histoire privée et la progression inexorable de la législation anti-juive de 1937 à 1944.

Comme si c’était hier, un film d’Esther Hoffenberg et Myriam Abramowicz, 1979, 86 min.
En Belgique, pendant l’occupation allemande, des milliers d’enfants juifs ont échappé à la déportation et à la mort. Le film recueille les témoignages de ceux qui les ont cachés ou placés et de plusieurs de ces enfants, devenus adultes.

Sur la question des identités et de la transmission de la mémoire

Petite conversation familiale, un film d’Hélène Lapiower, 1999, 67 min.
Hélène Lapiower filme sa famille à Bruxelles, en Amérique,. À partir d’une question simple - se marier avec une personne juive ou pas - chacun révèle comment il se débrouille avec « l’identité juive », son poids, sa transmission.

L’Ombre portée, un film de Robert Bober, 1993, 34 min.
Dans ce film, le réalisateur s’interroge sur la manière dont se transmet la mémoire du génocide. A travers des histoires singulières, Nicole Lapierre, (Le Silence de la mémoire), et Nadine Fresco, (la Diaspora des cendres), évoquent le silence pesant dans lequel beaucoup de familles ont élevé leurs enfants pour les protéger.

Focus sur :

La question des statistiques ethniques

Quels problèmes politiques, juridiques et techniques soulèveraient la construction et la collecte de telles données ?
Ecouter le débat diffusé en 2007 par France-Culture