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Fil d'ariane

BD et presse

mis à jour le 19/03/12  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 19/03/12

L’omniprésence de l’histoire et de l’actualité dans les sujets qui inspirent Art Spiegelman, et sa conception du dessin comme témoin et comme questionnement des faits, invitent à interroger la figure de l'artiste en journaliste.

Les unes du New Yorker

Après l’aventure de Maus, qui met treize ans à voir le jour, Art Spiegelman devient illustrateur au New Yorker en 1993. Il couvre l’actualité américaine pendant dix ans par ses dessins, avant de démissionner, peu après le 11 septembre 2001. Plus tard, il qualifiera ce moment de solution de facilité (« il est plus facile de faire un dessin par page que d’en faire douze ») et déclarera qu’il déteste travailler pour le compte de quelqu’un d’autre qui peut lui faire des observations sur son travail. Ces années n’en demeurent pas moins riches de production et de provocation.

Pour découvrir l'art de l'illustration du New Yorker, et en particulier le travail d'Art Spiegelman, deux titres s'imposent :

A la une du New Yorker, par Françoise Mouly, Paris, 2000
A la Bpi, niveau 3, 07.11 NEW
Un panorama des soixante-quinze ans d'existence du magazine,  grâce, notamment, à ses couvertures créées par des artistes, de J.-J. Sempé et Saul Steinberg à Charles Adams et Art Spiegelman.

 

Bons baisers de New York, par Art Spiegelman, Paris, 2004.
A la Bpi, niveau 2, salon de lecture de l'exposition.
L’auteur retrace sa carrière comme illustrateur au New Yorker  pendant dix ans, et donne sa lecture des événements marquants de l’actualité américaine. L’ouvrage est illustré de planches publiées pendant toutes ces années dans le magazine.

 

La BD-reportage

Dans Maus, Art Spiegelman raconte comment il a interviewé son père, survivant d'Auschwitz, sur ses années de guerre et la déportation. Les grands principes de ce qui deviendra la BD-reportage sont déjà là : le dessinateur se met en scène dans l'histoire, il assume la subjectivité du récit, dévoile ses émotions, prend le risque d'un récit qui se déploie dans le temps long, et surtout met à profit le média de la BD pour révéler au lecteur ce que le texte écrit ne peut pas dire. "Faire du Bd journalisme, dit Art Spiegelman, c'est manifester ses partis pris et un sentiment d'urgence qui font accéder le lecteur à un autre niveau d'information."

Aujourd'hui la BD-reportage est un genre à part entière. Pour découvrir ses règles, ses artistes et leurs productions, voici deux références :

Un article pour une synthèse rapide : la BD-reportage et ses maîtres.

Un film : La BD s'en va -t-en guerre, de Art Spiegelman à Joe Sacco : histoire du BD-journalisme, réalisateur Mark Daniels.
A la BPI, niveau 3, poste multimédia, Artevod.
Interviews de plusieurs artistes, dont Art Spiegelman. Il y est question de leur rapport au réel, de la transposition de ce réel dans les dessins, des répercussions de ce type de BD et de la violence qu'elles véhiculent.

Focus sur :

Le dessin de presse

 

 

 

 

 

 

Les démêlés d’Art Spiegelman avec la ligne éditoriale du New Yorker, notamment après le 11 septembre et avec le début de la guerre en Irak, sont révélateurs des contradictions du dessin de presse : c’est parce qu’il est offensif qu’il plaît, et le plaisir qu’il suscite est à la mesure de la provocation déployée ; mais l’outrage peut aussi déplaire en sapant les frontières morales ou politiques du lecteur. Le dessinateur doit donc jouer sur les marges flottantes du comique et de l’odieux.
Pour découvrir le dessin satirique, le site Eiris propose des articles, des interviews, des revues d’ouvrages, des ressources iconographiques, des liens, et toute l’actualité concernant la caricature et le dessin de presse.