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Itinéraires conseillés

mis à jour le 24/05/12  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 24/05/12

Parmi les 2500 mangas du Salon de lecture, nous vous conseillons des itinéraires variés qui dépendent de la durée de votre séjour sur la Planète Manga !

Pour un court  séjour

Vous avez enfin décidé de vous plonger dans les mangas ? Pour un court séjour, nous conseillons au néophyte de se laisser emporter par les premiers conquérants de cette culture dans l’hexagone.


Goldorak n°1, Go Nagai, Dybex

Goldorak, le manga, est un peu différent du dessin animé, plus adulte, plus noir. Apparu en 1976, il fait la part belle aux « mecchas » ces robots géants qui parsèment l’imaginaire nippon.
L’auteur, Go Nagai, nous narre une histoire relativement brève, en quatre volumes, de lutte contre des envahisseurs extra-terrestres avec déjà de jolies préoccupations écologiques pour l’époque.

 

 

 

Capitaine Albator n°5, Leiji Matsumoto, Kana

Autre héros symbole de l’arrivée du manga en France, Capitaine Albator (ou Capitaine Harlock en V.O.) naît en 1977. Ce personnage, créé par le mythique Leiji Matsumoto, apparaît dans nombre de ses oeuvres : Galaxy express, L’Anneau des Nibelungen. L’auteur abasourdi par la musique de Wagner adapte la tétralogie en récit d’aventures dans l’espace (space opera), la même année que Star Wars. Ici notre valeureux pirate de l’espace est engagé dans un combat sans merci face à une invasion de Sylvidres.

 

 

Candy Candy n°9, Igarashi Yumiko, Kodansha

 Dans un style radicalement différent, Candy Candy introduit en France le style Shôjo, Manga dit « pour filles », et est adapté d' une nouvelle de Kyoko Mizuki. Il retrace la chronique d’une petite orpheline que l’on suit de la petite enfance à l’âge adulte, sur fond de première guerre mondiale à la recherche de son amour éternel, le prince des collines, et dont l’identité ne nous sera révélée qu’à la toute fin de la série.


 

 

Cobra n°1, Terasawa Buichi, Dybex

Enfin, et parce qu’il faut bien faire un choix, notre sélection finira avec la série Cobra, entre le western et le space opera, avec un héros cette fois plus attachant qu’ Albator. Buchi Terasawa, son créateur, se serait inspiré de notre Jean Paul Belmondo national, notamment pour son côté charmeur et roublard. Le space-détective, accompagné de son androïde Armanoïde et armé de son psycho gun implanté dans son bras gauche, défend la veuve et l’orphelin, surtout si l’orphelin est une orpheline, contre de multiples organisations mafieuses interplanétaires.

 

Pour un séjour d'une semaine

Il ne faut plus tergiverser : les succès, les valeurs sûres, vous attendent. Appréciés par le plus grand nombre aussi bien pour leur scénario que pour la qualité de leur graphisme, ce sont les héros dont vous avez entendu parler sans oser aller plus loin.


Naruto n°7 Masashi Kishimoto, Kana, 2002.

Si vous avez des enfants entre 8 et 16 ans, vous n’avez pas pu échapper à Naruto : 13, 9 millions de volumes vendus depuis 10 ans, en un mot la bande dessinée la plus répandue, tous styles confondus. L’apprenti Ninja Naruto, gaffeur et indiscipliné au début de la série suit un parcours initiatique afin de devenir un grand maître, un Hokagé, aidé en cela par l’esprit du renard à neuf queues. A l’instar d’un Harry Potter, le jeune lecteur grandit avec son héros et s’identifie ainsi très facilement à cet univers.

 

 

One piece n°1 Eiichiro Oda, Glénat, 2000.

Dans un autre genre, quasiment aussi populaire que Naruto, la série One Piece cristallise bien des rêves d’enfants. Monkey D. luffy, ado cool coiffé d’un chapeau de paille, navigue d’îles en îles aidé d’une équipe de pirates loufoques pour mettre la main sur le trésor du plus grand d’entre eux, Gold Roger, appelé aussi One Piece. Chacun des protagonistes est, à l’instar de Monkey, à la poursuite d’un rêve. L’histoire principale se retrouve ainsi à la croisée d’autres récits permettant à Eiichiro Oda, son créateur, de laisser libre cours à son imagination débridée, son humour et sa fantaisie: pouvoirs surnaturels, complots, civilisations exotiques sont magnifiés par un style graphique d’une habileté exceptionnelle.


Bleach n°1Tite Kubo, Glénat, 2003.

L’histoire de Bleach voit le jeune Ichigo Kurosaki, meurtri par le décès de sa mère, lutter aux côtés d’une shinigami (divinité de la mort) contre les Hollows, monstres qui se nourrissent de l’âme des morts et des vivants. Il possède le don de voir les fantômes qui n’ont pu rejoindre le territoire des esprits: la "soul society". Dans cette oeuvre rock (on y trouve des références à Nirvana) et complexe, Kubo Tite, l’auteur, éclaire, grâce à son côté potache, une histoire dont la trame pourrait sembler bien sombre.

 

 

Pour 15 jours ou plus

Le pays des mangas vous plaît et vous avez décidé de vous y attarder plus longuement ?
Après les héros fondateurs, après les succès publics, on ne saurait trop vous conseiller d’approfondir vos connaissances en fréquentant les grands maîtres du domaine.

Osamu Tezuka : le Dieu du manga, Helen Mccarthy, Eyrolles, 2009

A  tout seigneur, tout honneur, il est impossible de parler de manga sans évoquer la figure incontestée d’Osamu Tezuka (1928-1989) considéré comme le père du manga moderne. En parallèle de ses études scientifiques, OT crée en 1947 Shin Taharahima, « la nouvelle île au trésor ». Il va par là même poser les bases du genre. Ce succès immédiat sera suivi de près de 700 œuvres, aussi bien Shonen (Black Jack) que Shojo (Princesse Saphir) ou Gekiga (plus adulte) comme l’Histoire des trois Adolf. Il aura tout essayé, de la nouvelle courte à la saga, de la science fiction (Astro ou Atom en VO) à  la légende (Le Cratère) en passant par les personnages célèbres (Ludwig) avec un souci rare du renouvellement de soi, d’inventivité et de créativité.

Akira Toriyama : le Maître du Manga, Olivier Richard, 12bis, 2011

Akira Toriyama a lui été rendu célèbre pour son fameux Dr Slump. Autre pilier de la BD nippone via le phénoménal succès de Dragon Ball, œuvre phare de 7000 pages publiée sur près de onze ans, Akira Toriyama est déifié et adulé au Japon. Moins inventif que son illustre prédécesseur, ce créateur vit avec son temps en devenant character designer pour beaucoup de jeux videos, notamment Dragon quest.

 

 

 

 

Clamp in Paris, Clamp, Pika, 2009.

Honneur aux dames, la signature Clamp désigne une équipe féminine de 4 mangakas, sous sa forme actuelle. Le groupe ne s’interdit aucune forme qu’elle soit romance, SF, adultes, enfants, ados… Nombre de séries populaires dont 23 ont été publiées en France, sont ainsi sorties de leurs activités fertiles : Card Captor Sakura, le sombre « X »... Elles pratiquent à l’envie le cross over entre toutes leurs séries puisqu’elles en maîtrisent les tenants et les aboutissants.

 

 

Au Temps de Botchan, Jiro Taniguchi, Casterman, 1987.

Pour finir, Juniro Taniguchi, auteur atypique au japon car initiateur d’une BD dite d’auteur, moins soumise aux contraintes et aux urgences de l’industrie éditoriale japonaise. Il évoque ainsi des thèmes touchants et universels comme la famille (Quartier lointain, Le Journal de mon père) l’histoire (Au temps de Botchan) ou la nature (Le Sommet des dieux). Son goût et son ouverture pour la BD occidentale permettent de dire que son style est le chaînon manquant entre le manga et la BD européenne.

 

 

Pour un long séjour

Pour finir votre séjour en toute beauté nous ne saurions trop vous conseiller de sortir des sentiers battus, d’aborder des rivages qui vous semblaient peut être trop éloignés.
Ne vous inquiétez pas, vous êtes bien en territoire manga.

Cornigule, Takashi Kurihara, éd. Cornelius, 2005

Cornigule de Takashi Kurihara a donc si peu à voir avec un manga que vous pourriez, à bon escient, douter même d’en avoir un entre les mains. Cette histoire d’extra terrestre ninja, luttant contre des monstres est illustrée d’une manière tout à fait atypique, un peu naïve et évoque davantage l’illustration pour enfants que le manga. Mais il ne faut pas se méprendre sur ce trait épuré ou ce récit simpliste de lutte du bien contre le mal, il s’agit en fait d'une métaphore du passage de l’enfance à l’adolescence. Cette transformation est abordée dans ce très joli livre, via l’apparition d’une corne sur la tête du héros, ce qui donne son titre à l’album.

 

Nononba, Mizuki Shigeru, éd. Cornelius, 2006

Plus traditionnel, au contraire, NonNonba de Mizuki Shigeru, prix du meilleur album au 34e Festival d’Angoulême, est un récit semi autobiographique qui nous plonge dans les souvenirs de l’auteur peuplés de légendes et de "Yokai". Le style du dessin est unique, avec des personnages à grosse tête et un art admirable du détail. Du même auteur, Kitaro le repoussant nous permet de nous familiariser avec ces fameux Yokai, êtres surnaturels qui peuplent l’imaginaire nippon.

 

 

La maison en petits cubes, Kunio Kato, Kenya Hirata, éd. Nobi Nobi, 2012

La maison en petits cubes est à la fois un court métrage d’animation, proche par sa sensibilité des triplettes de Belleville de Sylvain Chomet, et un album magnifiquement illustré. L’album propose de pouvoir accompagner d’encore plus près le vieux monsieur isolé dans sa maison. Celle-ci, menacée constamment par les eaux, est en fait un empilement des univers où il a vécu. Le jour où sa pipe tombe à l’eau, le voici obligé de parcourir  sa vie à rebours… et le lecteur de s’immerger dans la délicatesse des aquarelles et des émotions qu’elles suscitent.

 

 

Bonne nuit Punpun, Inio Asano, Kana, 2012

Pour finir, Bonne nuit Punpun, série qui compte pour l’instant deux tomes, nous narre, sous une couverture de livre pour enfants, une histoire des plus noires dans un style hyper réaliste. Sauf pour la représentation de Punpun et de sa famille, qui sont dessinés très sommairement. Ce récit âpre, où la violence, le désœuvrement, le passage de l’enfance à l’adolescence côtoient l’amitié, l’amour, les rires et tous les petits détails de la vie, peut trouver un écho dans le cœur de chaque lecteur.

Focus sur :

Mazinger et les mecchas

Mazinger est le nom générique donné à la trilogie de mangas de Go Nagai consacrée aux robots géants, les fameux mecchas qui, comme les Transformers aux USA, sont alliés aux Humains contre moult menaces.

Créées en 1972 avec Great Mazinger Z, ces créatures présentent comme héros le jeune Alcor qui sera plus tard l'allié d'Actarus, le prince d'Euphor, pilote de Goldorak.

Le succès de cette série en Europe aurait tendance à nous faire oublier qu'elle n'est donc qu'un "spin off "de la série Mazinger qui, elle, est quasiment restée sous silence ici.

le spin off et le cross over

Qu'est-ce que le spin off ?

Variation sur un même thème, diraient les musiciens...
il s'agit de prendre un élément ou un personnage d'une série et d'en faire... une série à part entière.
C’est un dérivé, un succédané d'une histoire qui quelquefois marche fort et dont les producteurs veulent tirer tous les juteux profits auxquels ils pensent avoir droit.
A l'inverse, il peut s'agir d'une série en perte de vitesse à laquelle ils aimeraient donner un nouveau souffle.
Dans le genre on a : Buffy et les vampires qui donne Angel, X files qui donne The Lone Gunmen ou encore Friends (New York) donne Joey (Los Angeles)


... A ne pas confondre avec le cross over !

qui est le mélange, quelquefois explosif, de deux séries, par exemple X files croise Millénium.