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Global manga

mis à jour le 21/05/12  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 21/05/12

L’une des caractéristiques des mangas est d’être à la fois un produit culturel globalisé, tout en restant profondément japonais. Comme le dit Shin’ichiro Inouye, le président de la maison d’édition Kadokawa : "nous diffusons nos produits tels quels à l’international. On ne cherche pas à les adapter, comme les américains, aux goûts du public mondial. C’est cela notre force : le Japon est cool en restant lui-même".

(cité par Frédéric Martel, Mainstream, Enquête sur cette culture qui plait à tout le monde, Flammarion, 2010)

Du produit culturel globalisé au global manga

Cela n’empêche pas les mangas d’avoir également donné naissance ici et là à des œuvres hybrides dans les pays où ils se sont importés, bousculant ou renouvelant différentes approches nationales de la bande dessinée. On parle de « global manga » pour désigner ces œuvres très inspirées des mangas mais créées en dehors du Japon.

En France

En France, on utilise parfois le terme de « manfra » ou plus simplement de « manga à la française » au sujet des éditions Ankama (Dofus, Wakfu, Maliki…) ou des œuvres de Vanyda.

Dofus 1, Editions Ankama

Couverture de Maliki

Maliki 2, Une rose à l'amer, Ankama

couverture de Celle que je suis

Vanyda, Celle que je suis, Dargaud

                                                 

 

Aux Etats-Unis

 

Couverture de Scott Pilgrim's

Bryan Lee O’Malley, Scott Pilgrim, Milady Graphics

Aux Etats-Unis, Frank Miller a été l’un des premiers auteurs à s’inspirer des mangas dans son Ronin, publié au début des années 80. Aujourd’hui, de nombreux comics s’appuient sur les techniques narratives, le format ou la culture manga, comme Usagi Yojimbo (du dessinateur d’origine japonaise Stan Sakai) qui relate les aventures d’un lapin samouraï, ou Scott Pilgrim (du canadien Bryan Lee O’Malley) qui transpose les romances amoureuses d’un groupe d’adolescents branchés dans un univers fantaisiste et décalé inspiré des jeux vidéo.






En Chine et en Corée

Les pays qui ont su avec le plus de brio s’approprier les codes du manga sont probablement la Chine et la Corée. Le manhua (chinois) et le manwha (coréen) commencent d’ailleurs à avoir leurs communautés de lecteurs attitrés en France et leurs maisons d’édition spécialisées (comme Xiao Pan). Ces œuvres peuvent constituer une bonne entrée en matière pour les lecteurs souhaitant s’initier en douceur à la bande dessinée asiatique car, contrairement aux mangas, elles se lisent dans le sens de lecture occidental, de gauche à droite. En outre, le graphisme des manhuas est souvent extrêmement soigné et colorisé, à l’instar du magnifique travail de Benjamin ou de Little Thunder.

Focus sur :

La bande dessinée chinoise

Benjamin, Remember, Xia Pan, 2006

La bande dessinée traditionnelle chinoise s’appelle Lianhuanhua, ce qui signifie littéralement  « images enchainées ». Après la proclamation de la République Populaire de Chine en 1949, le pouvoir officiel va encourager les meilleurs artistes chinois à investir les arts populaires, comme la bande-dessinée ou l’affiche.
Avec des artistes comme He Youzhi, la bande-dessinée chinoise va atteindre un haut niveau artistique, tout en restant fermement encadrée par l’idéologie officielle. C’est par Hong-Kong, que l’imagerie du manga va peu à peu gagner la Chine, souvent par le biais d’éditions pirates. Aujourd'hui, le manhua, le manga chinois, forme un véritable genre à part entière.