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Les dossiers
Le débat sur le rôle de la Banque Centrale Européenne est au coeur de l'actualité. Doit-elle être indépendante des autorités politiques ou au contraire devenir un véritable outil au service d'une politique économique réellement européenne ? Nombreux sont les économistes qui parlent d'une nécessaire évolution mais leurs avis varient sur ce que doit être celle-ci.

Les pays européens ont délégué à la la Banque Centrale européenne (BCE) une part de leurs prérogatives notamment l'émission de monnaie.
Pour des raisons liées à l'histoire de l'Allemagne, l'unique mission de la BCE est la maîtrise de l'inflation. Le plein emploi et l'obligation de faciliter la croissance qui font partie des objectifs de son homologue la banque centrale américaine (FED) ne font pas partie de ses missions.
Elle n'est pas non plus censée prêter directement aux Etats européens. Au plus fort de la crise c'est donc aux banques de ces Etats qu'elle a prêté. Les banques ont ensuite elles-mêmes prêté aux Etats. Cette procédure détournée a fini par entrainer des questionnements sur le rôle de la BCE.

La Banque centrale européenne
Etienne Farvaque, Repères, 2010.
Ce petit ouvrage présente de manière claire et objective les mécanismes et analyse le rôle de la BCE.
A la Bpi, niveau 1, ENC A REP 560
En zone euro, les acteurs économiques dépendent pour une part de la Banque centrale européenne et pour l'autre de la régulation mondiale des marchés financiers
On ne prête qu'aux riches !
Cette formule de la sagesse populaire est à la base de l'activité des agences de notation : déterminer la solvabilité d'un emprunteur, ce qui est une activité vitale pour tout prêteur.
Mais, depuis les années 70, les agences sont suspectées de manquer d'objectivité car elles sont rémunérées par les emprunteurs qu'elles notent.
Depuis 2003, une instance chargée de la règlementation des marchés financiers mondiaux, l'organisation internationale des commissions de valeurs (OICV), leur a proposé un code de conduite, plus ou moins mis en pratique. Mais leur notation élevée de produits qui se sont avérés défectueux lors de la crise des subprimes a relancé le débat tant sur leur méthodologie que sur les conflits d'intérêts.

Les agences de notation
Norbert Gaillard, La Découverte, 2011
Dans
la logique de la collection des "repères" tant techniques
qu'historiques pour comprendre le rôle des agences et les critiques qui
leur sont faites.
A la Bpi niveau 1, ENC A REP 547

Les dessous du triple A
Nicolas Weill, Samuel Didier, Omniscience, 2012
Rédigé pour le grand public, par un acteur d'une agence de notation sous
pseudonyme et un journaliste du Monde ce livre décrit le fonctionnement
des agences de notation. Pour les auteurs le pouvoir des agences
provient en partie de ce que la société leur a délégué la gestion des
risques. La réforme du fonctionnement de la finance est pour eux l'enjeu
des années à venir.
A la Bpi, niveau 2, 333 DID
La question du rôle de la BCE, comme la question du pacte de stabilité appelé aussi pacte budgétaire, débouchent sur des questions politiques.
Au-delà de l'opposition entre l'Europe des peuples et celle de la finance, quelle est l'instance politique de l'Europe qui a assez de légitimité démocratique pour proposer une alternative aux décisions économiques jusqu'ici prises par des instances intergouvernementales ?

L'Europe peut-elle se passer d'un gouvernement économique ?
Jean-François Jamet, La Documentation française, 2011
Dans le chapitre 3 "Quel projet économique pour l'Europe ? ", l'auteur aborde la possibilité de "renforcer la surveillance budgétaire" via la réforme du Pacte de stabilité et un contrôle plus strict des politiques budgétaires des états membres. Il s'interroge ensuite sur les "conditions politiques d'émergence d'un véritable gouvernement économique européen" et sur les rôles respectifs de la commission européenne et du conseil européen. Sa conclusion porte sur le nécessaire rôle économique des instances politiques que sont les parlements européens et nationaux.
A la Bpi, niveau 2, 334.5 JAM

L'Europe par le marché : histoire d'une stratégie improbable
Nicolas Jabko, Les Presses de SciencePo, 2009.
Dans cet ouvrage Nicolas Jabko revient sur la construction européenne comme édifice politique et institutionnel. Il souligne le rôle "d'acteur pivot" de la Commission européenne qui dans les années 80-90 se donne comme objectif la construction d'un marché intérieur européen. Il analyse celle-ci comme une stratégie politique de compromis entre les libéraux pour lesquels le marché est un objectif en soi et les socio-démocrates pour lesquels il était une étape nécessaire vers une Europe fédérale.
A la Bpi, niveau 2, 334.5 JAB
Très différents quant à leur angle et point de vue, ils s’interrogent tous les trois sur le rôle de la BCE.
Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), est plus connu sous le nom de pacte budgétaire européen. Il a été renégocié en 2012 et fait l'objet depuis de débats à l'occasion de sa ratification par les différents états membres.
Pour
Sur le site de la Fondation Robert Schuman un dossier complet avec le texte du traité, un argumentaire en sa faveur, l’avancée de sa ratification par les différents pays membres.
Contre
Sur le site des Economistes atterrés une mise en garde contre ce traité
Les eurobonds pourraient être des titres financiers émis par la BCE. Ils permettraient aux 17 états membres de la zone euro de garantir en commun les dettes publiques de chacun des états.
Ils sont un objet de réflexion pour la BCE.
Mais les avis des économistes sur la possibilité qu'ils soient un outil efficace dépend de l'analyse de chacun. Là encore Augustin Landier et Philippe Askenazy ont des points de vue divergents.
Ecouter P. Askenazy :
Ecouter A. Landier :