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Les dossiers
"Olargues. Je suis monté jusqu'à la tour qui sert de clocher à l'église, beaucoup plus haut qu'elle, au sommet de la butte qu'encercle le Jaur. Il fait grand vent. Les crêtes du Caroux, au nord-est, dessinent le corps et le visage d'une grande et forte femme allongée sur le dos, son profil abrupt comme ceux de l'île de Pâques tourné vers le ciel. C'est d'un effet saisissant.
Un peu plus bas, sous la tour, un mur rectangulaire au flanc de la colline très en pente et dénudée recèle un jardin abandonné, exubérant, presque impénétrable. J'y suis pourtant entré, par-dessus le mur, pour découvrir une petite chapelle romantique, néo-gothique, en ruine, où conduit, d'une grille close, un escalier aux marches descellées ; autour de lui gisent dans les broussailles les fragments ajourés d'une rampe très ornée."
(Extrait p. 353)