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Les dossiers
"Live at Montreux",
concert enregistré à Montreux en 1989.
BB King est entouré de sa vieille garde : Leon Warren, James,
« Boogaloo » Bolden, Walter King, Melvin Jackson, James Toney, Michael Doster, Calep Emphrey and Tony Coleman.
[A consulter dans l'espace Musiques et documents parlés.]
Passionné très jeune par les guitaristes de blues que sont T-Bone Walker et Lonnie Johnson, mais aussi par des jazzmen comme Charlie Christian et Django Reinhardt, Riley B King chante du Gospel dans le choeur de l'église, puis chante dans les rues d'Indianola où il gagne mieux sa vie qu'à l'usine. En 1943, il enregistre pour la première fois pour la radio. Il déménage ensuite à Memphis, et sa musique est diffusée en live à la radio. C'est à ce moment-là qu'il se choisit le nom de B.B. (Blue Boy) King. En 1949, il commence à enregistrer des albums et collectionne les tubes dans les années 50. Please Love Me, ou encore Bad Luck, résonnent sur les ondes. En 1964, il enregistre le mythique Live at the Regal à Chicago ; en 1970 et 1980 des hits comme To Know You is to Love You ou I Like to Live the Love. A partir du milieu des années 80, il se produit jusqu'à 300 fois par an. B.B. King est considéré comme l'un des plus grands guitaristes au monde.
Vidéo : extrait du film "Give My Poor Heart Ease: Mississippi Delta Bluesmen" de Bill Ferris, Yale University, 1975, durée totale : 21’ (source : folkstream.net)

De son vrai patronyme McKinley Morganfield, Muddy Waters enregistre son premier disque dans une plantation du Delta du Mississipi, son Etat d'origine, en 1940, puis exporte sa musique à Chicago. Il donne alors naissance au Chicago blues. Cette musique consiste à ajouter guitares électriques, basses, batteries, cuivres et pianos aux guitares acoustiques et autres harmonicas qui constituaient le Delta blues. Les débuts du bluesman sont difficiles mais il parvient à imposer son genre en enregistrant Feel Like Going Home en 1948, dont le stock de disques est vendu en moins d'un jour. Monument du blues des années 50, qui inspira les plus grands groupes rock des années 60 et 70 tels que Led Zeppelin, les Rolling Stones, Eric Clapton ou AC/DC, Muddy Waters est connu du grand public particulièrement grâce à son célèbre morceau Manish Boy, reconnaissable dès les premières notes malgré un titre peu célèbre.
Figure
majeure du mouvement du blues acoustique, Taj Mahal se lance dès les
années 60 dans une carrière musicale au sein du groupe The Rising
Sons, avec lequel il revisite les grands standards du genre. Déçu par
le peu de succès rencontré, il entreprend une carrière solo inaugurée
avec l'album Natch'l Blues en 1969, qui pose les bases de son univers
si particulier, métissage d'influences caribéennes et africaines. Dès
lors, il ne cesse d'enrichir sa discographie : de Senor Blues (1997)
à Hanapepe Dream (2001) en passant par Shouting in Key, Taj Mahal
renouvelle ses inspirations et n'hésite pas à puiser aussi bien dans le
registre funk que dans un style plus reggae.
Peu médiatisé et moins
célèbre que sa soeur, la chanteuse Carol Fredericks, il n'en reste pas
moins un musicien reconnu par la critique pour son jeu virtuose et
atypique.

Stevie
Ray Vaughan est un guitariste né à Oak Cliff, près de Dallas, le 3
octobre 1954. Dès l'âge de 8 ans, il commence à apprendre à jouer de la
guitare et développe rapidement une passion pour cet instrument de
musique. Il s'avère être très doué et passe ses jours et ses nuits à
s'entraîner. En 1976, il fonde le groupe « Triple Threat Revue » et
enchaîne les petits concerts dans des clubs. En 1982, il participe au
festival de Montreux et se fait remarquer par David Bowie, qui lui
propose de l'accompagner sur son album intitulé Let's Dance.
L'année suivante, il sort son premier opus, appelé Texas Flood. Il
récolte énormément de succès et enchaîne alors les concerts. En 1989,
il enregistre le disque In Step.
Le 27 août 1990, il meurt dans un
accident d'hélicoptère. Il est ainsi devenu une véritable légende du
monde de la musique.
Bien
qu'originaire de Los Angeles, le guitariste Kevin Moore s'inspire des
sonorités blues du Delta et puise à même ses racines sudistes. Au début
de sa carrière, il fait ses classes en accompagnant le violoniste Papa
John Creach et en assurant la première partie du Mahavishnu Orchestra
et de Jefferson Starship. En 1994, le musicien adopte le nom de scène
Keb' Mo' et fait paraître un disque solo éponyme ambitieux. La suite, Just Like You, paraît deux ans plus tard et lui vaut le Grammy du meilleur album de blues contemporain. En 2006 sort Suitcase, son huitième disque, marqué par une approche plus contemporaine.
Vidéo : Jazz in Marciac : nuit du blues : Keb Mo (Jazz à volonté, 8 janvier 1999, 25'). Source : ina.fr
John Lee Hooker : come and see about me
de Bob Sarles, 2004
En 1948, John Lee Hooker devient une star internationale grâce à son titre Boogie chillen. Depuis, le succès ne s'est jamais démenti et des générations entières de
musiciens se sont réclamées de son influence. A partir d'archives et
d'interviews, le film retrace la carrière de ce bluesman exceptionnel.
Ses plus grandes compositions y sont interprétées par lui-même ou des
invités (Bonnie Raitt, John Hammond, Ry Cooder, Carlos Santana, Eric
Clapton... )
[A consulter dans l'espace Musiques et documents parlés.]
Originaire du Mississipi, John Lee Hooker doit ses premières influences musicales à son beau-père, Will More, qui l'initie à la guitare. Après s'être enfui de chez lui à plusieurs reprises, il finit par partir pour le Nord et rejoint Détroit en 1943. Sa carrière ne débute réellement qu'en 1948, année où, repéré par Bernie Besman, il enregistre Boogie Chillen qui se vend à plus d'un million d'exemplaires. Très vite John Lee Hooker se produit dans les clubs de Chicago et de Détroit, seul ou avec Eddie Kirkland ou Eddie Burns. Il enregistre une centaine de titres entre 1948 et 1953. Si les années 50 sont calmes, Le blues 'revival' des années 1960 le remet au goût du jour. Le succès aidant, il se tourne vers le rock et enregistre même avec Van Morrison et Canned Heat. Après un long passage à vide de près de quinze ans, il revient sur le devant de la scène au cours des années 1990 et enregistre de beaux succès. Depuis sa mort, en 2001, de nombreuses rééditions rendent hommage à ce monstre du blues, le plus influent de son époque.
Le Delta Blues Museum de Clarksdake (Mississippi) a mis en ligne une exposition "Follow Muddy" qui permet de suivre l'itinéraire géographique et musical de Muddy Waters


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