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Les dossiers
A travers ses rencontres avec des musiciens occidentaux de genres tout à fait différents, Ravi Shankar a eu des liens et des influences dans tous les milieux musicaux.
Il rencontra ainsi le grand violoniste américain, Yehudi Menuhin en 1951 avec qui il jouera et échangera pendant de nombreuses années. La collaboration entre Yehudi Menuhin et Ravi Shankar se traduisit musicalement par plusieurs albums qui illustrent le dialogue entre musique classique occidentale et musique hindoustanie, et entre violon et sitar : West meets East.
Quelques années plus tard, Ravi Shankar a élaboré des uvres qui combinent musique classique occidentale et musique classique indienne. En 1976, il fait la connaissance du flûtiste français Jean-Pierre Rampal pour lequel il composa plusieurs morceaux dont Morning Love pour sitar, flûte et tabla. Le sitariste a également écrit des concertos pour sitar, motivé notamment par la rencontre du chef d’orchestre du London Symphony Orchestra, Zubin Mehta : un de ses concertos, le Raga Mala, basé sur plus de quarante raga et sur des cycles rythmiques complexes, fut joué pour la première fois à New York en 1981. Six ans plus tard, il réalise une uvre étonnante avec l’utilisation de synthétiseurs, Tana Mana (1987).

A life in music / Ravi Shankar. Cet album reprend des enregistrements réalisés entre 1955 et 1976 par Ravi Shankar et figure un enregistrement avec le violoniste Yehudi Menuhin et le flûtiste Jean-Pierre Rampal. 781(540) SHAN
Ravi Shankar rencontre Philip Glass en 1965 et l’initia aux principes de la musique indienne. Cette rencontre a été décisive pour le compositeur américain qui est une figure de la musique dite ‘répétitive’. Le compositeur américain Terry Riley était lui aussi influencé par la musique de l’Inde du Nord qu’il apprenait sous la tutelle de Pandit Pran Nath, tout comme son homologue La Monte Young. La musique indienne influença donc le courant de la musique répétitive qui naît aux Etats-Unis au milieu des années 60 et qui a pour caractéristique la répétition de formules mélodico-rythmiques avec de minimes variations et de légers décalages de phase, à la manière d’ostinatos. Pour certains compositeurs occidentaux, la musique classique indienne représente une source d’inspiration dans la recherche de nouvelles sonorités et de nouvelles expressions.