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Les dossiers
Beaucoup de jazzmen se sont intéressés également à la musique indienne. On peut citer entre autre John Coltrane qui a écrit une pièce s’intitulant « Om » et « India » dans l’album Impressions (1961). Celui-ci développa des liens avec Ravi Shankar allant jusqu’à appeler son fils du nom du grand maître. A la même époque, Ravi Shankar enregistre un album avec les artistes de jazz, Bud Shank à la flûte et Gary Peacock à la basse : Improvisations (1962). Il collaborera par la suite avec d’autres interprètes tels que Jan Garbarek.
Jon Ellis aussi s’inspira de cette tradition avec son Hindustani Jazz Sextet, de même que John Mayor et son Indo-jazz suite (1er album en 1966) dans lequel les morceaux se basent sur des raga et des tala précis. Ce dernier parle même de «Indo-jazz fusion ». Dans un album réalisé en 1968, Miles Davis joue également avec des musiciens indiens tels que Khalil Balakrishna au sitar et Bihari Sharma au tabla et tampura.
A partir de 1975, l’un des groupes de fusion jazz et musique indienne le plus abouti est Shakti qui rassemble le guitariste McLaughlin, le violoniste indien L. Shankar, le joueur de tabla Zakir Hussain et le joueur de ghatam Vikku Vinayakram. Durant trois années, cette formation va multiplier les tournées de concerts et enregistrer plusieurs albums combinant des éléments de la musique indienne et du jazz. Grâce à leur connaissance approfondie de la musique indienne, ces artistes ont réussi à marier les deux traditions, au-delà d’emprunts superficiels. L’américain J. McLaughlin peut en effet se prévaloir d’un enseignement musical indien sous la tutelle de plusieurs maîtres et d’un intérêt durable pour la culture indienne. En 1997, le groupe Shakti s’est recréé de manière quelque peu modifiée - le flûtiste Hariprasad Chaurasia remplaçant le violoniste L. Shankar - à l’occasion d’une tournée qui donna naissance à un nouvel album Remember Shakti.
Quelques autres figures ont également émergé dans le domaine de la fusion avec le jazz : on peut citer le violoniste L. Subramanian et son album Rainbow rassemblant Ali Akbar Khan et John Handy. Actuellement, le percussionniste indien Trilok Gurtu collabore avec des artistes d’horizons divers, du jazz, à la musique africaine en passant par la musique électronique. Quelques-unes de ces nombreuses collaborations sont reprises dans un album figurant entre autres Jon Garbarek, Don Cherry, John McLaughlin, Salif Keita et Angelique Kidjo : Twenty years of talking tabla (2008).

Twenty years of talking tabla /Trilok Gurtu , 2008 . 780.638 GURT 4
Le joueur de tabla Zakir Hussain a aussi participé à de nombreux groupes mêlant les influences. Il a formé avec Bill Laswell et Sultan Khan Tabla Beat Science qui marie la musique électronique au tabla. Il a également fait partie du trio Sangam avec les jazzmen Charles Lloyd (saxophone, piano) et Eric Harland (batterie).

Sangam / Charles Lloyd, saxophones, tarogato, flûtes, piano, percussions ; Zakir Hussain, tablas, percussions, chant ; Eric Harland, batterie, percussions, piano. 780.634 LLOY 4

Impressions / John Coltrane

Remember Shakti