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Les dossiers
Des artistes du sous-continent indiens ont collaboré à des musiques de ‘fusion’ ou prêté leurs musiques pour des ‘remix’ comme le chanteur pakistanais qui fit connaître la qawwali en Occident, Nusrat Fateh Ali Khan (1948-1997) (album Mustt Mustt, 1990). De nombreuses collaborations fructueuses entre musiciens indiens et des interprètes appartenant à d’autres univers musicaux (rock, blues, etc.) ont suivi tel que l’album enregistré par le guitariste américain Ry Codder et le joueur indien de guitare slide Vishwa Mohan Bhatt, Meeting by the river qui obtint le Grammy Award pour le meilleur album de world musique en 1993.
Actuellement, Susheela Raman, chanteuse anglo-indienne qui s’inspire aussi bien du jazz, du blues, du rock, du funk que de la musique indienne est une des artistes reconnues dans le monde de la world musique. Née en Grande-Bretagne de parents tamouls, elle a très tôt appris la musique carnatique au sein du cercle familial avant de suivre un enseignement de musique hindoustanie, avec la chanteuse de khayal Shruti Sadolikar. Sur son premier album, elle interprète des adaptations de compositions anciennes telles que celles du célèbre saint-poète et musicien indien Tyagaraja (1767-1847) et dans ses propres compositions ou reprises, elle emploie aussi bien l’anglais, le tamoul que le sanskrit.

Salt rain / Susheela Raman, vocal, tanpura ; [acc. par]S. Mills, guitare ; H. Penda, guitare basse ; D. Dabo, percussion... [et al.]. 780.65 RAMA 5
La musique électronique se marie aussi à la musique indienne. Le joueur de tabla Indo-anglais Talvin Singh qui fait partie de ce qu’on nomme l’Asian underground a ainsi incorporé les tabla à la musique électronique depuis les années 90. Mais bien d’autres artistes appartenant souvent à la diaspora indienne expérimentent dans ce sens. La compilation Beyond Bollywood regroupe plusieurs de ces créations :

Beyond Bollywood : contemporary sound of india-electronic & lounge, 2008. 780.66(082) BEY

Gerry Farrell présente les étapes et les modalités de la rencontre entre la musique indienne et l’Occident entre le XVIIIe siècle et les années 1990. Il a pour but de mettre en évidence le continuum complexe d’évènements historiques et musicaux qui entoure la relation entre conscience occidentale et musique indienne. Il analyse les interactions et les perceptions de la musique indienne en Occident au fil du temps à partir de multiples sources.