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Bibliothèque publique d'information - Centre Pompidou

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Fil d'ariane

Bestiaire imaginaire : de P à Z

mis à jour le 06/12/10  | Page imprimable  | Envoi de la page
mis à jour le 06/12/10

Papillon

PapillonSi les abeilles épuisent les filons de pollen de manière systématique, les papillons de la Bpi, quant à eux, se laissent porter au gré des attirances suscitées par tel ou tel document ou support d’information. On distingue des papillons diurnes (ils viennent dès l’ouverture) et des papillons de nuit également surnommés « visiteurs du soir » à la Bpi (ils viennent après 18 h et profitent des heures tardives pour éviter la queue).

« Quand tu disais que tu aimais bien papillonner ici, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j’essaie de m’organiser pour bosser quand même de façon précise sur les choses que j’ai à faire mais sinon dès que j’ai du temps je peux aller voir des bouquins pour me faire plaisir, en tourisme par exemple, ou en ethno justement, des bouquins qui concernent un peu mon sujet ou pas, c’est vrai que du coup, j’en ai manipulé beaucoup des bouquins, après c’est un peu superficiel, certes, c’est sûr que je ne vais pas me faire une pause de deux heures pour aller lire les trois-quarts d’un bouquin, non, c’est sûr que je ne vais pas voir un film, mais je peux papillonner en écoutant un CD comme ça, un petit peu au hasard, ça permet de découvrir des choses, c’est sûr que pour un bouquin, c’est un peu plus dur, mais au moins on voit un peu l’ossature du bouquin, ce qu’on peut en faire, pourquoi pas, ça, c’est bien, et puis, on peut aller voir des copains aussi, il y en a qui squattent en permanence ici, donc on peut aller leur dire bonjour. » (Propos recueillis en entretien).

Paresseux

Au contraire du loir capable de dormir à poings fermés et même de ronfler dans certains cas, le paresseux vient pour lézarder. On le trouve facilement en toute saison aux télévisions du monde ou à l’espace musique de la Bpi.

Poisson pilote

Ce sont les usagers qui, à leur corps défendant dans certains cas, sont appelés à dépanner les nombreuses personnes qui ne savent pas se servir des ordinateurs ou des photocopieurs. Bref, de toutes ces petites choses très techniques répandues un peu partout dans la Bpi.

Puce

Au contraire des cafards ou autres insectes réjouissants, les puces sont plutôt bien tolérées à la Bpi, du moins les plus puissantes d’entre elles qui font « tourner » les ordinateurs.

Queue

Ce n’est pas un animal, c’est un appendice, certes. Mais aussi métallique qu’il soit, le Centre possède plusieurs queues bien vivantes, dont celle de la Bpi (voir serpent de mer).

Rat (de bibliothèque)

Forcément… Les dragueurs vous diront également qu’il y a beaucoup de souris à la Bpi.

Sardine (serrés comme des ...)

Qui dit queue dit presse ! Tenter d’entrer dès l’ouverture de la Bpi suppose justement de ne pas être pressé mais sous-entend une bonne aptitude à la promiscuité.

Serpent (à lunette)

C’est également une figure imposée du monde des bibliothèques. La lecture et la passion des livres vont souvent de pair avec le port de lunettes de vue. Ce n’est pas un fait avéré, c’est un stéréotype (quoique).

Serpent (de mer)

Un jour, on aura trouvé le moyen de résorber la file d’attente devant l’entrée de la Bpi.

Vache

VacheParoles d’un habitué de la Bpi qui s’installe toujours au même endroit : « Les vaches sont comme les gens, elles sont dépaysées, elles n’ont plus de racines… Mais jadis elles en avaient. Dans une étable, chaque vache avait sa place, elle avait ses habitudes, et si un jour, pour une raison ou pour une autre, il fallait qu’on la déplace, il y en avait pour une semaine à l’obliger à changer parce qu’elle était habituée ; elle rentrait toujours dans son coin. Les hommes, c’est un peu la même chose. Je suis assis sur ma chaise, je viens toujours sur la même chaise… ».

Vampire

Chauve-sourisLa question était posée de manière provocatrice par Martine Poulain à la fin des années 80 : « les étudiants sont-ils des vampires ? ».

Ouverte à tous, en effet, la Bpi s’est trouvée très vite saturée parce que très appréciée par les étudiants (ils représentaient environ la moitié des publics à l’ouverture et près des ¾ au début des années 2000). « En tout état de cause, la question de l’avenir de la Bpi est posée : sera t-elle vampirisée par les seuls étudiants ? » (Martine Poulain, Constances et variances : Les publics de la Bibliothèque publique d’information, 1982-1989, Editions de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, 1990, p. 21).

Zoo

ZooCette fois, ce sont les usagers de la Bpi eux-mêmes qui vous le diront, on peut venir dans cet établissement pour observer les autres, comme on se rend dans un zoo, à cette différence près que le visiteur est ici observateur et observé.

«  C’est ultra anonyme, tu connais personne, tu connais personne et tu rencontres plein de gens. Il passe par an ici huit millions de personnes, huit millions d’hommes et de femmes par an passent ici, c’est complètement hallucinant, tu vois, c’est un grand laboratoire, pour un savant qui serait généticien, pour lui, c’est des globules, des globules rouges, des globules blanc, des anti-corps, tu vois, il passe huit millions de personnes là-dedans, alors des blondes, des rousses, des brunes, des grises, des petites, le monde entier vient ici, le monde entier, c’est hallucinant » (propos recueillis en entretien).