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Climat et utopie : Lilypad, la cité amphibie autosuffisante

Lilypad
Lylipad, par Vincent Callebaut Architectures - www.vincent.callebaut.org
La tenue de la COP21 à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, nous invite à penser les lieux de l’engagement écologique. Penseurs et artistes se sont projetés dans un monde meilleur, souvent en imaginant une cité idéale. De l’utopie de Thomas More aux villes nouvelles de Niemeyer ou de Le Corbusier, la ville cristallise les préoccupations de son temps - politique dès l’antiquité, égalitaire au 20e siècle, écologique aujourd’hui.
Alors, à quoi ressemblera la ville de demain ?
Les catastrophes naturelles liées au réchauffement de la planète ont déjà poussé 25 millions d’individus à quitter leur pays. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le nombre de réfugiés climatiques pourrait atteindre 250 millions de personnes à l’horizon 2050.

Pour faire face à la montée du niveau des océans et à la disparition annoncée d’une partie du territoire, l’architecte Vincent Callebaut a conçu « Lilypad », un projet d'archipel artificiel pour garantir un habitat aux futurs réfugiés climatiques. Inspiré de la biomimétique, qui vise à reproduire les écosystèmes naturels en intégrant les organisations et technologies humaines, cet ensemble d’îles concilie développement durable urbain et humain.

L’architecture de cette cité flottante s’inspire de la forme d’une feuille de nénuphar géant d’Amazonie. Elle est structurée en trois « montagnes », dédiées respectivement au travail, au commerce et aux loisirs. Chacune est recouverte de logements, aménagés en jardins suspendus, avec des balcons pour la culture de potagers biologiques. Au centre, un vaste lagon permet de récolter et d’épurer les eaux de pluie.

En voulant subvenir à ses besoins alimentaires et énergétiques de façon autonome, « Lilypad » se veut être une cité auto-suffisante. Sa double coque est végétalisée pour attirer la faune marine, favoriser la pêche et développer l’aquaculture. Parallèlement, le recours aux énergies vertes - éolienne, photovoltaïque, hydraulique - lui permet d’atteindre un bilan énergétique positif à émission de carbone zéro. Prévue pour accueillir 50 000 habitants, cette « écopolis » a été imaginée pour se déplacer au gré des courants marins, de l’équateur vers les pôles.

Avec ce projet utopiste, l’architecte Vincent Callebaut invente « un nouveau style de vie, nomade et ancré dans l’écologie » comme solution concrète aux enjeux du monde actuel.


Voir le reportage : Les migrants du climat
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titi : 26/03/2018 20:16
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