Publié le
07/06/2019
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Construire, planifier, s’adapter : les villes de la Grèce antique à nos jours

En avril 2019, la Bpi organise la rencontre « Villes d’hier et d’aujourd’hui », qui inaugure le cycle de trois conférences sur les formes de la ville.
 

Cyrille Poy, président de la société d'assistance à maîtrise d’ouvrage CityZens et chargé de cours en aménagement, rappelle en introduction que la forme de la ville est apparue en Mésopotamie, entre le 3e et 4e millénaire avant J.-C. Dès l’Antiquité, les penseurs grecs réfléchissent à l’organisation des villes, comme Hippodamos de Millet, « un des premiers architectes à avoir systématisé le plan urbain en damier ». Platon se questionne sur la cité et l’homme juste dans La République et Le Politique, notamment à travers la notion de « justice spatiale ». En se référant à Hippocrate, Aristote s’intéresse plus particulièrement à la santé des habitants de la cité. Il introduit les premières « théories hygiénistes qui ont influencé l’urbanisme du 19e et du 20e », précise Cyrille Poy.

Valérie Clerc, chercheuse à l’Institut de recherche pour le développement, s’interroge sur la construction des quartiers informels en Asie, en Afrique et en Amérique. Selon l’ONU, cinq critères définissent les villes informelles : la tenure, c’est-à-dire une jouissance précaire des territoires par ses habitants, un accès insuffisant à l’eau et aux infrastructures de base, le surpeuplement, et la qualité insuffisante de la structure des habitations. Valérie Clerc conclut en expliquant que les villes informelles ne font l’objet d’aucune planification préalable mais se construisent au fur et à mesure de l’installation des habitants. Anne Durand, architecte, illustre la notion de mutabilité urbaine en évoquant le projet de réaménagement de l’espace industriel en friche dans le quartier de l’île de Nantes.

 

 





Rencontre organisée dans le cadre du cycle "Les formes de la ville"
 

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