Publié le
24/06/2019
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La Smart City recrée les conditions du vivre ensemble

La rencontre « Les villes qui adviennent », organisées à la Bpi en mai 2019, porte sur le fonctionnement des villes intelligentes et sur l’impact du numérique sur les services urbains.
 

L’idée de Smart City est née des entreprises GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) qui veulent façonner le futur urbain à l’échelle mondiale. Cynthia Ghorra-Gobin, directrice de recherche au CNRS, explique que la Smart City implique de nombreux enjeux comme le numérique, la mobilité, la transition énergétique et la qualité de l’air. Elle cite l’exemple du quartier de Quayside, au cœur de la ville de Toronto, où l’entreprise Alphabet travaille depuis 2017 sur « une science du service urbain ». La Smart City est devenue un marché mondial qui s’accroît et atteindra un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros en 2020.

La question du « vivre ensemble » se pose actuellement dans les villes intelligentes, qui ont la possibilité de s'auto-gouverner lorsque les citoyens prennent en main les technologies à leur disposition. Dominique Sciamma, directeur de la Strate École de design, conçoit la ville intelligente comme une « ville corps », par opposition à la « ville machine », selon la conception du philosophe Edgar Morin. Les villes intelligentes doivent être construites en prenant en considération les expériences de vie des citoyens. Il aborde pour finir la notion de « robjets », ces robots objets qui perçoivent le monde et agissent par eux-mêmes.

 




Rencontre organisée dans le cadre du cycle "Les formes de la ville"
 

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