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Migrations #2 : Aguadu, Melilla

Melilla, la roue frontière qui mène à la mer
La valla I, Aquadu, Melilla, 2008, © Laetitia Tura
À partir du 16 février 2016, nous vous proposons de découvrir chaque jour une photographie tirée du travail de la photographe Laetitia Tura, intitulé Je suis pas mort, je suis là. Ce projet parcourt les endroits traversés par les migrants africains à travers une série d’images dans lesquelles on distingue les traces légères et éphémères de ceux qui y ont souvent laissé leur vie. 
La Valla I, Aguadu, Melilla, 2008
(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Je suis parti avec deux sacs. Un sac de vêtements et l’autre de repos, pour équilibrer le poids. Deux sacs noirs bien attachés, tu passes la ficelle ici et là. Les petites vagues sont les pires, elles te tiennent, les vagues te baffent, paf, paf, paf... Celles-là m’ont mis très mal, je devais aller plus rapidement, pum, pum, pum, pour échapper à ces vagues.
Dès que tu changes de rythme, tu tombes un peu, les vagues descendent un peu, et tu te reposes, mais ces vagues là sont les pires, je ne les aime pas du tout. Quand il y a de l’air, tu te colles à l’eau, et ces petites vagues qui font ouf ouf ouf.
Tu ne dois pas avoir peur de la mer. La nuit, il faut sortir directement, tête droite, il ne faut pas se retourner et c’est tout.
Moussa M.




Retrouvez l'ensemble des photographies du projet  dans le dossier Je suis pas mort, je suis là.

Photographies et textes Laetitia Tura
Extraits d’entretiens réalisés avec Hélène Crouzillat
 
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