Espoir-Voyage Burkina Faso, France Réalisation Michel K. Zongo Production Diam Production (Ouagadougou), Cinédoc Films, 2011 Distribution Cinédoc Films Couleur, 1 h 23 min, version originale française et moore sous-titrée en français Compétition internationale premiers fi lms 2012 Comme nombre de jeunes Burkinabés, qui entreprennent le voyage en Côte d’Ivoire pour s’y accomplir, le grand frère du réalisa- teur a quitté sa famille en 1978 et n’a plus donné signe de vie. Sa famille, se croyant abandonnée, ne voit en lui qu’un égoïste, tandis que la rumeur voyage sur les traces de ce frère, Five Broken Cameras dit qu’il serait décédé. Michel K. Zongo décide à son tour de faire le Joanny, de 17 ans son aîné. Il emporte dans sa caméra un message de la mère d’un cousin, lui aussi disparu. Le voyage se transforme en un véri- table parcours initiatique, qui lui révèle tant les mystères de son ethnie Five Broken Cameras que les épouvantables conditions de Les Cinq caméras brisées vie et de travail de ses compatriotes burkinabés dans le pays voisin. Cette France, Israël, Palestine opiniâtre, patiente et émouvante Réalisation Emad Burnat, Guy quête de l’absent, dont il revient avec Davidi des témoignages irréfutables du Production Alegria Films, France décès survenu plusieurs années Télévisions, Guy DVD Films, auparavant, lui fait retrouver son cou- Burnat Films, 2011 sin, auquel il délivre le message de Distribution Zeugma Films la mère. Quand il repart vers le Couleur, 1 h 30 min, Burkina-Faso, il est porteur d’un version originale arabe sous-titrée nouveau message, du fi ls à la mère, en français révélant le motif du silence honteux Prix Louis Marcorelles 2012 des « disparus »: Je me bats, je me bats vraiment. Mais comme je n’ai pas réussi, je ne peux pas le prouver.» Emad Burnat, paysan de Bil’in, comme monde entier, l’armée israélienne en Partant d’une histoire personnelle et il se décrit lui-même, en Cisjordanie, arrive à tirer à balles réelles. Emad intime, le fi lm prend peu à peu la s’est acheté une caméra à la naissance voit sa première caméra rapidement dimension d’un document original et de son 4ème fi ls, Jibril. A cette même détruite, il en rachète aussitôt une nuancé sur l’immigration intraconti- époque, en 2005, des géomètres autre et continue à enregistrer la nentale africaine. font irruption dans les oliveraies du lutte, à laquelle participe également village. Ils préparent la construction sa fratrie, mais aussi les premiers d’une gigantesque barrière censée pas de son fi ls Jibril, et ses premiers bloquer l’infi ltration de terroristes en mots: «mur», «armée». Emad a la vie Israël. Le tracé du mur confi sque plus sauvée par la caméra qui bloque la de la moitié des terres du village, qui balle qu’il allait recevoir en pleine tête. sont destinées à l’agrandissement Ainsi, cinq de ses caméras seront- de la colonie juive voisine. Emad elles successivement détruites, mais n’hésite pas: dès les premiers pas les rushes, tournés pendant plus oliviers arrachés par les bulldozers, de 6 ans. Comment les organiser? sa caméra enregistre la fureur Il s’adresse au documentariste incrédule des villageois palestiniens, Guy Davidi, militant israélien qu’il la riposte israélienne, noyant le a rencontré lors de ces années de village sous les gaz lacrymogènes. résistance et avec lequel il effectue le Puis, c’est l’escalade. La résistance montage. Le fi lm Les Cinq caméras des villageois est soutenue par des brisées est né. militants anti-colonisation venus du 10
Catalogue national des films documentaires - Supplément 2012-2
To see the actual publication please follow the link above