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Joy Division, Unknown Pleasures (1979)

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"Je voudrais être une sérigraphie d'Andy Warhol, accrochée au mur.
Ou bien le jeune Joe, ou peut-être Lou, je voudrais être eux tous.
Tous les coeurs brisés et les secrets de New-York seraient miens.
Je te mettrais sur pellicule, et ce serait bien."


(Ian Curtis, février 1973)

Dans le Manchester éventré du milieu des années 70, Ian Curtis, un jeune employé de l'agence pour l'emploi passionné de musique (StoogesBowie et Velvet Underground en tête) et de littérature (KafkaBallard, Burroughs), rêve comme Lou Reed d'un rock initiatique, d'un rock "adulte".

Au concert que les Sex Pistols donnent en ville en 1976, il rencontre les membres de son futur groupe : Joy Division. Ils joueront notamment une reprise paroxystique de Sister Ray du Velvet Underground.

La rencontre avec un "homme de médias" nommé Tony Wilson, et du graphiste Peter Saville, fera le reste : avec Factory Records, l'invention warholienne devient "marque déposée" mancunienne, moins glamour que néo-constructiviste.

Et comme The Velvet Underground & Nico l'avait fait douze ans auparavant, malgré son implacable étrangeté, Joy Division imprime une marque sonore et poétique indélébile sur la décennie à venir.


A la Bpi, niveau 3, 780.65 JOYD
 

Tags :
rock
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