Collection Etudes et recherche

ISSN 0993-8958

Cette collection propose le résultat d'études et d'enquêtes sociologiques sur les pratiques culturelles, notamment la lecture, ses parcours et ses enjeux, l'écriture, les bibliothèques, leurs représentations et leurs usages... 
 

lectures numériques, collection études et recherche

Des tweets et des likes en bibliothèque : enquête sur la présence de quatre bibliothèques de lecture publique sur les réseaux sociaux-numériques

Cette enquête, réalisée par Marie-Françoise Audouard, Mathilde Rimaud et Louis Wiart, s'interroge sur la présence des bibliothèques sur les réseaux sociaux. Être sur les réseaux sociaux, pour une institution culturelle, ce serait être là où se trouvent les usagers... Si, depuis une dizaine d’années, les bibliothèques investissent le web social, comment qualifier au juste leur « présence » ? 
Préface de Dominique Boullier, éditeur scientifique Muriel Amar
 
lectures numériques, collection études et recherche

Les bibliothèques et la transition numérique, sous la direction de Pascal Plantard et Agnès Vigué-Camus

Il est presque impossible aujourd’hui de trouver du travail, de s’inscrire à l’université, ou de faire des démarches administratives sans disposer d’une adresse électronique ou faire usage des réseaux sociaux et des moteurs de recherche sur le Web. Dans cet ouvrage, un collectif de chercheurs (sciences de l’éducation, sciences politiques, sociologie, anthropologie) et de bibliothécaires (lecture publique notamment) reviennent sur l’expérience des « ateliers Internet » et analysent l’apport spécifique des bibliothèques en France et à l’étranger dans la construction d’une culture numérique.

Au-delà du thème de la fracture numérique, qui imposerait une ligne de partage entre les citoyens connectés et les autres, ces auteurs indiquent que les lignes de rupture sont plurielles ; les usagers qui prennent le chemin des « ateliers Internet » cherchent tout à la fois à faire face aux injonctions sociales de la société de l’information, à acquérir des savoir-faire qu’ils considèrent comme nécessaires mais aussi à se ressaisir comme individus compétents, intégrés, reconnus. Ces ateliers en bibliothèque constituent des tiers lieux essentiels, au cœur de la cité, où peut s’opérer une transition numérique entre des façons d’apprendre, de communiquer, de travailler, de se lier à l’autre et de faire société.
couverture de l'ouvrage comment est née la Bpi

Comment est née la Bpi ?

En 1987, Jean-Pierre Seguin, premier directeur et fondateur de la Bibliothèque publique d'information, a retracé dans cet ouvrage l'histoire de ce projet novateur, passionnant et qui résonne encore aujourd'hui dans les bibliothèques françaises. "Comment est née la Bpi ?" retrace cette aventure de 1959 à 1977, date de l'ouverture de la Bibliothèque publique d'information. Des réflexions qui nourrissent toujours la profession et permettent de mieux comprendre cet établissement emblématique des bibliothèques françaises.
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Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs, par Paul Gaudric, Gérard Mauger et Xavier Zunigo

Cette enquête, réalisée par Paul Gaudric, Gérard Mauger et Xavier Zunigo s'interroge sur les nouvelles pratiques de lecture numérique. Quelles sont les incidences de la « révolution numérique » sur les pratiques de lecture ? Si celles qui affectent la production et la reproduction des textes ou encore leur distribution et leur conservation sont évidentes, qu’en est-il de leur appropriation ? Peut-on mettre en évidence de nouvelles manières de lire induites par la transformation de leur support ? Observe-t-on une métamorphose des goûts ? Voit-on apparaître des « hyperlecteurs » d’« hypertextes » ? Peut-on prophétiser la disparition du support papier ?
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La bande dessinée : quelle lecture, quelle culture ?, sous la direction de Benoît Berthou

La bande dessinée ne constitue-t-elle pas une véritable énigme ? Longtemps considérée comme un « art populaire », elle s’est imposée auprès de nouveaux publics à travers des formes et des genres issus de la littérature ou de l’essai. Longtemps connue à travers un mode de création et de publication (l’album « franco-belge » en couleur), sa popularité a crû à travers d’autres formats et une ouverture culturelle qui fait figure d’exception au sein du monde du livre. Rédigé par des spécialistes des pratiques culturelles et de la bande dessinée, le présent ouvrage entend résoudre ces énigmes. Il s’appuie sur la première étude statistique de fond sur les lecteurs de bande dessinée co-réalisée par la Bpi et le DEPS. À travers l’analyse de ses transmissions, circulations et prescriptions, des profils de ses lecteurs et de leurs rapports avec d’autres modes d’expression, il permet de cerner la place qu’occupe la bande dessinée au sein de notre culture et montrer en quoi elle éclaire d’un jour nouveau notre paysage médiatique contemporain.
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Des pauvres à la bibliothèque. Enquête au Centre Pompidou, par Serge Paugam et Camila Giorgetti

L’image de l’analphabétisme ou de l’inculture est souvent associée à la pauvreté. Il peut sembler aller de soi que les pauvres sont peu disposés à fréquenter les bibliothèques ; il leur manquerait les ressources élémentaires pour se fondre dans un espace destiné au savoir et à la culture. Pourtant, ils sont présents dans les bibliothèques publiques et souvent beaucoup plus qu’on ne l’imagine. Ce constat prend la forme d’une énigme. Comment expliquer qu’ils les fréquentent alors que tout paraît les condamner d’avance à y tenir une place marginale, à y être dévalorisés socialement ? En se fondant sur une enquête qualitative (observations, entretiens approfondis) réalisée à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou à Paris, ce livre permet d’établir une correspondance entre les trois phases de la disqualification sociale (fragilité, dépendance et rupture) et des usages spécifiques de la bibliothèque correspondant à des attentes particulières, des relations contrastées avec les autres usagers et un rapport aux normes de la bibliothèque lui aussi différencié. Fréquenter une bibliothèque est pour les pauvres un moyen de constituer et de renforcer leurs liens sociaux et, par là-même, de conjurer le processus de disqualification sociale.
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Les mangados : lire des mangas à l'adolescence, par Christine Détrez et Olivier Vanhée

Il suffit de prononcer le mot manga pour que surgissent toute une série de représentations : des yeux écarquillés et des silhouettes japonaises, des minijupes avec socquettes et des exosquelettes, le Club Dorothée et les jeux vidéo... On imagine aussitôt des adolescents enfermés dans leur chambre à feuilleter des opus au papier de mauvaise qualité, au risque de devenir incultes, voire asociaux et violents. Peut-on d'ailleurs les appeler « lecteurs », ces jeunes qui délaisseraient ainsi les livres, ou même la bande dessinée franco-belge, soudain auréolée d'une légitimité qui lui a, également, longtemps été refusée? Comprendre ce qui pousse un adolescent ou une adolescente à lire des mangas aujourd'hui oblige à procéder en deux temps. Tout d'abord, le manga « s'encastre » parfaitement dans la « culture jeune » : il s'insère dans toute une constellation d'intérêts, dont la musique, la sociabilité, le numérique, les pratiques amateurs. Mais le manga est aussi le support d'appropriations savantes ou concrètes (apprendre à dessiner, s'habiller, etc.), éthiques et identificatoires. La lecture devient alors une façon de gérer les expériences passées, de faire travailler de manière imaginaire les schèmes de son expérience personnelle, d'apprendre à exprimer les émotions, et de participer à la construction de soi comme fille ou comme garçon. Bref, au-delà du manga lui-même, c'est le ressort des pratiques de lecture adolescentes que cette enquête met en lumière.
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De l'espace livre au lieu de vie. Usages et représentations des librairies indépendantes dans la ville, par Sonja Kellenberger et Fabrice Raffin

La librairie indépendante, un commerce « pas comme les autres » dit-on, « un maillon fragilisé dans la chaîne du livre » dit-on aussi, qui tente de se repositionner aujourd'hui à partir de ses particularités, réelles ou rêvées, perçues par les professionnels. Mais les clients ? Que perçoivent-ils de ces enjeux ? Que signifie aujourd'hui fréquenter une librairie indépendante ? Cette enquête qualitative leur donne la parole. À travers les témoignages recueillis par Sonia Kellenberger et Fabrice Raffin, à Paris, en Seine-Saint-Denis ou en régions, la diversité des fonctions assumées par les librairies et leur impact sur le territoire deviennent manifestes. La librairie apparaît tout à la fois comme un commerce, un espace culturel de proximité, un lieu d'expériences et de rencontres autour du livre : en bref, « un lieu important pour la ville, un lieu stratégique » sans lequel une ville ne saurait être tout à fait une ville.
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Les jeunes adultes et la presse magazine, par Jean-François Barbier-Bouvet, Paola Spaventa et Amandine Pellizzari

On les croit rebelles à l'imprimé, accrochés à leurs téléphones portables et addict de Facebook. Pourtant, à l'heure d’Internet, l’intérêt des adolescents et des jeunes adultes pour la presse magazine ne faiblit pas. Comment expliquer cet attrait persistant pour le magazine imprimé ? Une enquête en trois temps apporte ici des éléments de réponse. Jean-François Barbier-Bouvet dresse un état des lieux en observant finement l’impact des principaux titres de la presse magazine chez les 15-30 ans. Paola Spaventa et Amandine Pellizzari ciblent pour leur part la tranche d’âge des 20-30 ans. Elles présentent une étude sémiotique portant à la fois sur les titres les plus en affinité avec cette tranche d’âge et sur ceux qui, au contraire, malgré leur volume de diffusion important, voient les jeunes adultes sous-représentés dans leur lectorat. Enfin, la synthèse de l’étude de réception qu’elles ont menée à partir d’entretiens approfondis et de focus groups vient compléter l’ouvrage. Pour Jean-François Barbier-Bouvet, la lecture des magazines fait sans doute le pont entre la lecture en continuité, propre au livre, et la lecture de prélèvement, propre à Internet. En ce sens, la presse magazine se présente aujourd’hui comme un véritable laboratoire des nouvelles manières d’écrire. Et de lire.
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Les 11-18 ans et les bibliothèques municipales, par Virginie Repaire et Cécile Touitou

À l'heure d'Internet, y a-t-il encore une place pour la bibliothèque municipale dans l'univers des adolescents ? Quel intérêt peut-elle présenter aux yeux de jeunes qu'on imagine volontiers faibles lecteurs, adeptes convaincus des moteurs de recherche, et virtuoses du téléchargement, légal ou illégal, de musique et de films ? Pourquoi certains jeunes ne viennent-ils pas ou plus dans les bibliothèques et que pourrait-on leur offrir pour qu'ils les fréquentent ? Autant de questions auxquelles cette nouvelle enquête, consacrée à la relation que les adolescents entretiennent avec la lecture et l'univers des bibliothèques, s'efforce de répondre.
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Internet et la sociabilité littéraire, par Jean-Marc Leveratto et Mary Leontsini

On lit seul. Mais parler de ses lectures, échanger avec des amis ou des inconnus sur ses émotions littéraires est une activité aussi ancienne que la lecture elle-même. Loin de lui porter ombrage, Internet ne fait qu'enrichir la sociabilité qui se développe spontanément autour du plaisir de lire et lui ouvre de nouveaux territoires. Dans cet ouvrage, qui se veut d'abord une contribution aux recherches sur la sociabilité littéraire encore peu développées en France, Internet apparaît à la fois comme une ressource documentaire et commerciale qui sert le Loisir littéraire offline, comme un lieu où se déploie une florissante sociabilité littéraire online, mais aussi comme un puissant outil d'observation pour le sociologue.
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Un laboratoire de littératures. LIttérature numérique et Internet, par Serge Bouchardon, Evelyne Broudoux, Oriane Deseilligny et al.

Aux amateurs de littérature numérique, le Web offre en deux clics l’œuvre et son envers, son mystère et une partie de ses clés, le spectacle et sa machinerie intellectuelle ou technique. Qu’on l’appelle «cyberlittérature» ou «littérature numérique», cette littérature n’aurait pas de réalité sans le support numérique et le dispositif informatique grâce auxquels l’œuvre est produite, lue et souvent agie. L’ambition de cet ouvrage est de faire entrer le lecteur dans l’univers des œuvres numériques, en interrogeant au passage le modèle classique de l’édition. Les auteurs ont choisi d’observer deux dispositifs collectifs : autrement dit, deux lieux sur le Web où deux communautés d’acteurs livrent simultanément quelques-unes des clés essentielles de leur raison sociale dans le domaine littéraire en ligne. Du territoire occupé sur le réseau au geste d’une écriture qui revendique son originalité, en passant par la possible émergence d’un modèle inédit d’édition, il ne s’agit pas moins que de se demander si, finalement, ce que l’on désigne par «littérature numérique» n’est pas l’expression d’un nouveau paradigme pour la littérature.
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Les bibliothèques municipales en France après le tournant Internet, par Bruno Maresca, Françoise Gaudet et Christophe Evans

Cette étude, sous la direction de Bruno Maresca, s'intéresse aux évolutions de la fréquentation des bibliothèques, des usages et à la place du livre face à Internet.
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L'ésotérisme contemporain et ses lecteurs, par Pierre Lagrange et Claudie Voisenat

Comment l’ésotérisme a-t-il recomposé ses héritages? Quel rapport existe-t-il entre les soucoupes volantes, le Nouvel Âge, les enfants indigo et l’intérêt grandissant pour les techniques de développement personnel? Pourquoi la fiction – de Coehlo à Dan Brown – semble-t-elle aujourd’hui devenue le mode privilégié de communication d’une vérité cachée? Que font les lecteurs de ce qui leur est ainsi transmis? Autant de questions abordées dans ce livre qui permet de prendre la mesure de l’inscription de la pensée ésotérique au cœur de notre modernité. Sans céder à la tentation d’un travail ouvertement démystificateur, les auteurs ont cherché à faire entendre le « point de vue indigène » des ésotérismes contemporains. D’abord en dessinant leur généalogie complexe, ensuite en décryptant le contenu de quelques discours actuellement dominants, enfin en entrant, grâce aux forums en ligne, dans la communauté virtuelle de leurs lecteurs. Le tableau qu’ils donnent à lire remplace avantageusement l’ignorance volontaire dans laquelle les intellectuels se sont généralement réfugiés. Avec prudence et modestie, Claudie Voisenat et Pierre Lagrange nous aident à dépasser cette censure et par la voie de la connaissance de « l’autre », nous ramènent aux vertus cardinales de la raison.
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Lire le noir. Enquête sur les lecteurs de récits policiers, par Annie Collovald et Érik Neveu

Un livre sur cinq vendu en France est un policier. De Simenon à Cornwell, de Daeninckx, Jonquet ou Vargas à Menkell, Pears ou Camillieri, rares sont les lecteurs qui n'ont jamais fréquenté ces récits. À partir d'une quarantaine d'entretiens approfondis avec des lecteurs assidus, Annie Collovald et Érik Neveu tentent de comprendre les raisons d'un tel engouement. Quelle est aujourd'hui l'offre de récits policiers? Comment se familiarise-t-on à ce genre littéraire? Quelles justifications, quels plaisirs les lecteurs invoquent-ils? Quelle évasion peut bien offrir une littérature qui évoque le sang, la menace, souvent les frontières noires du monde social? Et comment rendre compte des troublantes coïncidences entre les ruptures biographiques (mobilité sociale, drames personnels) vécues par bien des lecteurs et leur prédilection pour le polar? En rendant visible La capacité des genres policiers à cumuler les attraits des littératures de distraction, de savoir et de salut, cette recherche, qui accompagne au plus près la biographie et les pratiques des lecteurs, aide aussi à comprendre les raisons d'un succès et les cohérences d'un public pourtant bigarré.
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L'outre-lecture. Manipuler, (s’)approprier, interpréter le Web, par Dominique Boullier, Franck Ghitalla, Laurence Le Douarin et al.

« Lisez-vous sur le Web? - C’est évident, puisqu’il y a surtout des textes, même pour les publicités ! - Allons, cela n’a quand même rien à voir avec la lecture d’un roman! » Où sont les mots, et donc les concepts, qui permettent de penser cette activité apparemment nouvelle et pourtant si proche de « l’ancienne lecture », celle du support imprimé? Faut-il parler de «lecture» ou de «navigation», d’« usages », de « consultation »? On parle d’ailleurs d’internaute, d’utilisateur, d’usager et jamais de lecteurs! En s’appuyant sur des observations, les auteurs de cette recherche ont pu montrer comment l’activité de l’internaute portait à la fois sur le corpus (pour s’orienter et sélectionner), sur le document (qu’il devait cependant en grande partie constituer lui-même à partir des liens qu’il activait) et sur le signe (qui l’oblige à lire pour interpréter comme pour naviguer). Les trois activités manipuler, approprier, interpréter s’exercent tout autant sur les trois niveaux, corpus, document, signe. Les internautes observés ont tous manifesté à la fois la fascination et le désir que leur inspirait le Web mais aussi la frayeur, la désorientation et l’impuissance qu’il provoquait. Vivre le Web est en tant que tel une expérience hypermoderne qui oblige à un remaniement considérable de tous nos repères. Lecteur, oseras tu entrer dans l’outre-lecture ?
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Lire, écrire, récrire, par Jean Davallon, Marie Després-Lonnet, Yves Jeanneret et al.

Quelles relations peut-il y avoir entre un ensemble de « sites Web » reliés à la Bibliothèque nationale de France, des messages électroniques échangés par un groupe d’étudiants, un corpus de « textes Web » sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) ou bien encore les pratiques de travail dans une bibliothèque en cours de réaménagement ? Ces différents « terrains d’analyse » ont en commun d’être des lieux privilégiés pour observer la circulation des formes écrites dans la société et la façon dont cette circulation participe de la médiation sociale des savoirs. Issu d’une série de questionnements sur les transformations contemporaines du rapport à l’écrit, le projet de ce livre se fonde sur un ensemble de recherches individuelles et collectives menées depuis plusieurs années autour de « l’écrit d’écran », des « écrits de réseaux » et de l’analyse des usages des nouvelles technologies liées aux institutions culturelles. Recherches mues par le même souci de cerner et de comprendre les interrelations tissées entre le technique, le sémiotique et les usages des médias informatisés.
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Des jeunes et des bibliothèques, par Martine Burgos, Nassira Hedjerassi, Patrick Perez et al.

Lorsqu'on évoque les jeunes des banlieues « cités », on pense à leur présence dans les halls, les caves, les parkings, éventuellement dans les centres commerciaux et les écoles mais pas dans les bibliothèques. Il y a comme une antinomie entre la représentation (caricaturale) du jeune de cité et celle (dépassée ?) d’une bibliothèque. Pourtant, en bien des endroits, ce sont aujourd’hui ces jeunes qui, certains jours ou à certaines heures, constituent la majorité des usagers de bibliothèques ou médiathèques. Cette présence massive peut être source de tensions. Alors que, majoritairement, ces jeunes publics usent de la bibliothèque comme d’un centre de ressources livresque, conformément à sa fonction, ils en bousculent parfois les règles. Ils revendiquent volontiers, par exemple, le droit de se livrer à une lecture collective et bruyante dans des lieux où, selon les normes en vigueur, la lecture doit être individuelle et silencieuse. C’est à ces pratiques d’utilisation des bibliothèques par des publics juvéniles que sont consacrées les trois études qui constituent ce livre. Au fil des pages, on verra qu’il existe des publics juvéniles de bibliothèque-médiathèque apparemment « sans histoires » qui posent question et d’autres, apparemment « à histoire », qui ne sont pas si problématiques…
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Les nouvelles technologies à l'épreuve des bibliothèques, par Emmanuel Pedler et Olivier Zerbib

L'accroissement considérable de l'offre de ressources numérisées dans les bibliothèques françaises est un phénomène récent dont les répercussions, encore mal connues, intéressent autant les bibliothécaires que les sociologues. Qui sont les usagers qui se saisissent de cette offre nouvelle ? Dans les bibliothèques, les « nouvelles technologies » sont-elles à l'origine d'une offre culturelle au périmètre bien délimité ? Comment les usagers utilisent-ils ces outils? Quelles sont leurs attentes ? La diversification de l'offre des bibliothèques publiques a-t-elle entraîné une diversification des publics ? L:étude menée par Emmanuel Pedler et Olivier Zerbib (EHESS de Marseille) apporte des réponses nuancées à ces questions récurrentes en replaçant l'usage des cédéroms et d'Internet dans le contexte plus Large des pratiques culturelles. À partir d'observations et d'enquêtes réalisées à la Bibliothèque nationale de France et dans des bibliothèques municipales de taille et d'importance diverses, elle s'interroge sur le rôle joué par les bibliothèques à l'égard de ces nouveaux outils.
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Les bibliothèques municipales et leurs publics. Pratiques ordinaires de la culture, par Anne-Marie Bertrand, Martine Burgos, Claude Poissenot et al.

Longtemps considérées comme un « temple du savoir », une mémoire de la collectivité, les bibliothèques ont souvent pâti d'une image un peu poussiéreuse, celle d'un espace patrimonial essentiellement tourné vers le passé. Qu'en est-il au tournant du siècle, alors que les bibliothèques, et singulière-ment les bibliothèques municipales, ont connu une véritable métamorphose et vu exploser leurs chiffres de fréquentation ? Quelles sont les pratiques, les attentes et les appréciations des Français vis-à-vis de ces équipements culturels ? Plus précisément, quelle image est la leur auprès du grand public, que celle-ci soit ou non fondée sur une expérience effective ? Cet ouvrage propose une synthèse de l'enquête statistique réalisée par la SOFRES sur un échantillon national représentatif. Ces résultats sont complétés et approfondis par une étude qualitative exclusive-ment consacrée pour sa part aux usagers non-inscrits fréquentant les bibliothèques municipales.
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Les habitués. Le microcosme d’une grande bibliothèque, par Agnès Camus, Jean-Michel Cretin et Christophe Evans

« Une maison magique », « une usine culturelle », « une mine d'or », « un laboratoire social », « un bon espace productif », « un ventricule », « un trait d'union »... Autant d'images contrastées qui se rapportent toutes à un même objet : la Bibliothèque publique d'information au Centre Georges Pompidou telle que se la représentent ses habitués. On trouvera ici la synthèse à plusieurs voix - abondamment illustrée par des photos, des extraits et des montages d'entretiens - d'une enquête qualitative réalisée fin 1997, juste avant la fermeture provisoire et partielle de la Bpi après vingt ans de fonctionnement et de succès public continus. Au total, pas moins de soixante étudiant(e)s, retraité(e)ls, salarié(e)s et autres familiers du lieu, sont tour à tour conviés pour évoquer longuement leurs activités au sein de cet établissement et ce qui les y arrime (comme au Centre Pompidou dans son ensemble). Peu à peu, alors, un coin de voile se lève sur le microcosme particulier de cette grande bibliothèque, sur la question de l'attachement affectif pour un établissement de lecture publique, ou, plus généralement encore, sur le thème de la légitimité culturelle.
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La Bpi à l'usage. 1978-1995 : analyse comparée des publics de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, par Christophe Evans

Plus de 60 millions d'entrées ! C'est le total des visites enregistrées à la BPI, depuis son ouverture en 1977 jusqu'à sa fermeture provisoire et partielle en 1997. Mais quels publics, quels usages, quelles motivations peuvent être identifiés à travers la masse imprécise de ces chiffres ? C'est à l'ensemble de ces questions que le présent ouvrage entreprend de répondre à partir de l'exploitation des résultats de la dernière enquête quantitative réalisée en 1995, soit quelque temps avant la grande mue de la bibliothèque. Profils, pratiques et représentations des usagers sont ici étudiés dans une perspective comparative avec les enquêtes de fréquentation précédentes : Publics à l'œuvre (1982), et Constances et variantes (1988). Il apparaît ainsi que la BPI, à l'image de nombreux établissements de lecture publique, s'est fait l'écho amplifié des nombreuses transformations socioculturelles qui sont survenues dans la société française au cours des vingt dernières années. On ne sera pas étonné dès lors que la thématique de l'appropriation étudiante soit placée au cœur de cette synthèse .
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Les adolescents et la bibliothèque, par Claude Poissenot

Ils s'appellent Alice, Sébastien. Virginie. Tarik et Peggy. À l'âge de 10-11 ans, ils étaient tous inscrits à la bibliothèque municipale. Or, cinq après, plus de la moitié d'entre eux ont quitté le « temple des livres ». Cette érosion était connue depuis longtemps. Ses motifs et ses modalités ne l'étaient guère. Au moment de l'adolescence, les chemins de l'abandon qui s'offrent aux jeunes lecteurs sont aussi nombreux que divers : il y a les fidèles véritables et ceux qui restent « malgré eux » : ceux qui partent en claquant la porte et ceux qui s'en vont sur la pointe des pieds : ceux qui reviennent « à l'essai » et ceux qui reviennent « pour de bon »...C'est à analyser ce phénomène que s'est attaché Claude Poissenot. Il a d'abord dégagé ce qui distingue les jeunes abonnés à la bibliothèque des non-abonnés : la plus ou moins grande proximité avec les valeurs scolaires est le dernier élément de discrimination. A partir d'une « cohorte » de 700 inscrits à la bibliothèque municipale de Rennes, il a suivi chacun de ses membres pendant cinq ans. Il les a situés dans une réalité sociale, culturelle, familiale, scolaire et bibliothéconomique. Car la bibliothèque, bien qu'opposée aux canons de la lecture scolaire, propose un modèle de lecture « littéraire » qui n'en est pas si éloignée. Il a aussi fait parler ces jeunes : sur le livre, sur la lecture, sur l'école, sur les différents relais, familiaux ou amicaux qui mènent vers l'entrée ou la sortie de la bibliothèque. En résumé, il les a fait parler d'eux-mêmes : il restitue leur usage de la bibliothèque dans la construction de leur identité.
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L'Utopie Beaubourg vingt ans après, par Jean Lauxerois

Vingt ans après sa naissance, où en est le Centre Georges Pompidou ? Après l'euphorie des premières années, ayant dû traverser les eaux peu navigables de la postmodernité des années 1980, il semble avoir peu à peu dérivé loin de sa route initiale. Cette étude dégage les différentes strates qui constituent l'utopie d'origine et définissent la vocation du Centre. Elle analyse son histoire et son devenir, se penche sur l'impensé de sa conception et sur les logiques de son évolution. Ce faisant, elle dessine, en creux, les voies d'une nouvelle réflexion sur la culture ainsi que les chemins d'un avenir possible pour le Centre Georges Pompidou, qui demeure une institution irremplaçable.
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Histoire de lire, par Michel Peroni

A l'origine de cette étude, initiée en 1986 par le service des Etudes et de la Recherche de la Bibliothèque publique d'infor­mation pour le compte de la Direction du livre et de la lecture, deux préoccupations. L'une, scientifique, cherchait, dans la lignée de travaux précé­demment menés, à mieux connaître les pratiques des « petits lecteurs », expression dont la simplicité apparente cachait mal la diversité effective. La restitution de récits de vie, auxquels avaient recours à l'époque, avec une certaine fortune, plusieurs approches ethno-sociologiques, pouvait contribuer à enrichir la connaissance des pratiques de lecture d'un regard qui ne se satis­ferait pas de la seule confrontation à un ici et maintenant d'une pratique, forcément réducteur. Du côté de la Direction du livre et de la lecture, cette demande d'étu­de était guidée par des préoccupations évidemment plus politiques. Chercher à conquérir de « nouveaux publics » à la lecture passait par une connaissance affinée des résistances et obstacles supposés à une telle pratique. Si l'agir politique souhaitait mettre en œuvre des pro­positions et tentatives de développement de la lecture envers des per­sonnes peu familières de l'écrit, il était déjà aussi investi dans la lutte pour le maintien du savoir lire, contre un phénomène d'apparition récente — tout au moins dans la conscience publique — qu'un nou­veau terme était venu reconnaître et tenter de définir : l'illettrisme.
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De l'écrit à l'écran, par Michel Peroni

Livre et télévision, voilà une question d'actualité. Les émissions littéraires font-elles lire davantage ? Ou au contraire dispensent-elles de lire ? Une chose est sûre, de Lectures pour tous, la plus ancienne, à Apostrophes, la plus célèbre, les émissions littéraires ont réussi au fil des années à faire entrer le livre sur la scène télévisuelle, puis à élargir leur public aux « bons » lecteurs. Le livre à la lucarne, soit ! Mais s'agit-il encore du même livre, celui qu'un lecteur solitaire ouvre, lit, et referme quelques heures plus tard, sa lecture terminée ? Pas exactement. Les émissions littéraires participent d'une socialisation du livre qui - espace public et timing obligent - tend à en exclure la lecture. Le livre sur un plateau, c'est le livre sans la lecture, ou la lecture figurée. Et l'auteur ? L'invitation du livre à l'a télévision ne requiert pas l'existence préalable d'un écrivain ; elle institue plutôt un auteur comme devant assumer la responsabilité du livre devant la scène publique. Ce n'est alors plus l'écriture mais bien la personne de l'auteur qui donne au livre sa valeur. L'auteur en scène, ou de l'écrivain à l'homme de parole. C'est ce que vous trouverez dans ce livre, enrichi de nombreux morceaux choisis de vos émissions littéraires préférées. Et maintenant... place à la lecture !
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Lectures précaires, par Joëlle Bahloul

La coupure entre les lecteurs et les non lecteurs n'est pas aussi radicale qu'on le croit. On n'a jamais étudié jusqu'ici la faible lecture, ce rapport fragile au livre, suspendu entre le doute et le désir. Cette recherche sociologique originale analyse les pratiques effectives de.lecture et les représentations sociales du livre souvent contradictoires : on valorise le livre, on dénie ses lectures : « je ne lis pas, je ne lis que de petits romans ». « Quand je Iis de grands auteurs j'ai l'impression que ça m'apporte plus ». Qu'en est-il des temps et modes de la lecture chez ces lecteurs fragiles ? Qu'en est-il du rôle des sociabilités autour de la lecture ? Qu'en est-il des modalités de choix, de l'établissement des préférences ? Cette étude fait apparaître les caractéristiques paradoxales d'une pratique qui ne « capitalise » pas sur le plan culturel, s'effectue souvent selon des modes ponctuels, non structurés, irréguliers mais qui témoigne chez ceux qui s'y livrent d'une croyance symbolique forte dans le rôle du livre.
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Constances et variances, par Martine Poulain

Au cœur du Centre Pompidou, la Bibliothèque publique d'information et sa le d'actualité offrent des documents de toute nature. livres, journaux, films, vidéodisques, bases de données... et sur tous les sujets. Plusieurs milliers de personnes s'y pressent chaque jour. Le fonctionnement d'une bibliothèque ne se réduit pas à la communication d'un certain nombre de documents, pas plus que les motivât ions et comportements des publics ne peuvent se réduire à un simple assouvissement de besoins documentaires. Ainsi cherchons-nous toujours à comprendre ce que sont ces modes de lecture en public, ce que recouvre la diversité des façons de faire, comment chacun impose sa marque et sa trace. Invente des parcours et des rites, ou ce qu'est la lecture singulière de chacun sous le regard des autres. De quelle manière ces publics, aux profils et aux attentes variées, parfois contradictoires, s'approprient-ils cet espace et ses ressources ? Comment pratiquent-ils le mélange des sujets et des supports, le multimédia, l'encyclopédisme ou le libre-accès aux documents ? À la suite d'une précédente étude, Publics à l'œuvre, cet ouvrage analyse quelques évolutions notables au cours de douze années d'ouverture.
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Publics à l'oeuvre, par Jean-François Barbier-Bouvet et Martine Poulain

Au cœur du Centre Pompidou, la Bibliothèque publique d'information. Immense réservoir de documents de toute nature - livres, journaux, photographies, disques, films - et sur tous les sujets, complété par une Salle d'Actualité consacrée à la présentation des dernières parutions, cette médiathèque d'un genre nouveau accueille chaque jour plusieurs milliers de personnes qui viennent y puiser librement, au gré de leurs désirs ou de leurs besoins. Cela méritait bien une enquête sociologique. Qui sont ces visiteurs, et diffèrent-ils vraiment de ceux que l'on rencontre ailleurs ? La levée des barrages matériels de prix, d'horaires, d'accès aux documents et aux œuvres entraîne-t-elle une réduction des inégalités de la fréquentation culturelle ? Qu'en est-il de la concurrence entre les média : dans une situation où tous sont proposés à égalité, profite-t-elle à l'image au détriment du texte ? Y a-t-il un effet direct de la manière d'offrir sur la manière de consommer, et suffit-il de proposer le mélange des documents et des sujets pour que les gens pratiquent le mélange des genres ? Les visiteurs ne se coulent que partiellement dans les moules prévus par les bibliothécaires, et cultivent alternativement le savoir-faire et l'imprévu. Les tactiques les plus personnelles valent parfois les stratégies les plus rationnelles. Sans compter les mille et une façons de s'approprier symboliquement ou matériellement des documents par définition inappropriables puisque propriété de tous et consultables seulement sur place ; et les mille et une façons de privatiser cet espace public qu'il faut bien se résoudre à partager avec d'autres.
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Babel à Beaubourg, par Jean-François Barbier-Bouvet

Submergée par les demandeurs des sa mise en service en février 1977, agrandie en 1980, la Médiathèque de langues de la B.P.I. accueille quotidiennement près de 500 personnes. Mais qui sont ces utilisateurs persévérants (parfois une heure d'attente pour accéder a une cabine de langues). D'où viennent-il ? Qu'attendent-ils de cet espace babélien ? Quelles langues - parmi les 80 qui leur sont proposées - viennent-ils étudier ? Quelles sont leurs motivations ? Comment travaillent-ils ? En collaboration avec le Service informatique du Ministère de la Culture, le Service des Études et de la Recherche de la B.P.I. a mène une enquête sur les usagers de la Médiathèque de langues, en s'attachant plus particulièrement aux conditions sociales et culturelles de la pratique linguistique. L'absence des contraintes statutaires et financières classiques (l'accès à la médiathèque est libre et gratuit) a autorise de véritables conditions d'observation scientifique. Il en résulte un document qui, non seulement présente le bilan d'une expérience et en définit l'originalité mais encore apporte une nouvelle définition de l'autodidaxie. Il dégage les principaux modèles de comportement d'apprentissage des langues et fait apparaitre des formes généralement ignorées de "consultation linguistique" nui relèvent non de stratégies d'acquisitions mais de tactiques d'information ou de jeu.

Text-e. Le texte à l'heure de l'Internet

Stefana Broadbent, Francesco Cara, Roberto Casati, Roger Chartier, Collectif Bpi, Umberto Eco, Jason Epstein, Stevan Harnad, Bruno Patino, Dan Sperber, Theodore Zeldin
21/03/2003
Quels sont les effets de l'Internet sur les rapports que nous entretenons avec le monde de l’écrit ? Pour répondre à cette question, tous les quinze jours pendant cinq mois (du 15 octobre 2001 à la fin 2002), un conférencier prestigieux est monté à la tribune virtuelle du colloque Text-e, avant de se prêter au feu roulant des questions de la salle. À ceci près que la « salle » n’avait pas plus de réalité matérielle que la « tribune » et que conférences et débats se sont déroulés entièrement en ligne, sur un site Internet créé à cet effet. Ce livre est le résultat de cette aventure. Il rassemble les textes des 10 conférenciers, ainsi qu’un choix des débats auxquels a participé un large panel d’internautes, confrontés aux mutations de l’écrit tant dans leurs pratiques professionnelles que dans leur vie personnelle. Historiens, philosophes, anthropologues, journalistes, bibliothécaires, écrivains, ou simples curieux, tous ont apporté leur contribution à cette expérience inédite, dans laquelle les nouvelles technologies de l’information et de la communication se présentaient à la fois comme le thème d’une réflexion collective, et le support de sa manifestation.

Édité par Noga Arikha, Gloria Origgi 
256 p., Prix recommandé 23,00 €

ISBN-10 2842460650
ISBN-13 9782842460655

Richard Hoggart en France

Claude Grignon, Richard Hoggart (1918 - 2014), Jean-Claude Passeron, Emmanuel Pedler, Brian Rigby
30/09/1999
Curieuse histoire que celle de la trajectoire de l'œuvre de Richard Hoggart en France… Traduit et présenté par Jean-Claude Passeron dans la prestigieuse collection "Le Sens commun" aux Éditions de Minuit, en 1970, cet auteur inclassable fait aujourd'hui figure de père fondateur, de classique. Ce sont les actes inédits d'un colloque organisé en son honneur à Marseille qui sont publiés ici, augmentés d'une série de textes moins récents, dont certains ont parfois déjà été édités ailleurs. L'assemblage de ces différents matériaux permet de mieux comprendre la place occupée aujourd'hui par l'œuvre de Richard Hoggart en France. Les contributions de cet auteur à l'étude des phénomènes de production, réception et consommation culturelle au sens large, sont en effet considérables. Car sous des dehors simples, voire triviaux, les descriptions minutieuses de l'observateur et moraliste anglais se révèlent d'une grande portée et d'une grande pertinence sur la question - centrale dans la collection "Études et recherche" - des logiques sociales des pratiques culturelles.

Préface de Jacques Revel , avant-propos de Christophe Evans 
272 p., prix recommandé 19,20 €

ISBN-10 2842460421
ISBN-13 9782842460426

De la bibliothèque au droit de cité. Parcours de jeunes

Chantal Balley, Raymonde Ladefroux, Michèle Petit, Isabelle Rossignol
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"C'était la découverte d'un lieu où on pouvait consulter le monde." "C'est une boîte à idées, une boîte à découverte. Chaque fois que j'y allais et que je ressortais, je me sentais plus grand. La bibliothèque, c'est de l'eau." "Je lis pour apprendre ma liberté." "Il faudrait repenser la société comme une sorte de bibliothèque. Cette recherche est fondée sur des entretiens avec quatre-vingt dix jeunes dont le parcours a été infléchi par la fréquentation d'une bibliothèque publique.Quand on vit dans des "quartiers sensibles", comment la bibliothèque aide-t-elle à résister aux processus d'exclusion et à construire son droit de cité ? Elle est un point d'appui crucial dans des stratégies de poursuite ou de reprise d'études ; un forum informel, où s'ébauchent de nouvelles formes de sociabilité ; un lieu donnant accès à des lectures qui aident à élaborer une identité singulière, à devenir un peu plus sujet de son destin, et pas seulement objet du discours des autres ; enfin, quelquefois, une source d'informations sur des thèmes politiques, qui peut soutenir un désir d'inscription citoyenne.

368 p., prix recommandé 27,44 €

ISBN-10 2842460146
ISBN-13 9782842460143

Musée (Le) et la bibliothèque, vrais parents ou faux amis ?

Martine Blanc-Montmayeur, Viviane Cabannes, Jean-Louis Déotte, Jean Hébrard, Anne Kupiec, Jean Lauxerois, Evelyne Lehalle, Denis Pallier, Annie Pissard, Philippe Poirrier, Dominique Poulot, Anne Raffin, Emilia Vaillant, Germain Viatte, Emmanuel Wallon, François de Singly
/
Il existe une parenté évidente, mais aussi une altérité irréductible entre le musée et la bibliothèque, institutions que leur histoire, leurs missions, leur succès public et leurs contradictions internes rapprochent. Qu'est-ce qui les lie, qu'est-ce qui les éloigne l'une de l'autre ? Plusieurs apporches ont été mobilisées pour répondre à ces questions : l'histoire des politiques culturelles, le rapport à l'école, la question de l'espace public, le rôle des collections, le jeu de l'offre et de la demande, la stragégie du secret et du caché, mais aussi l'imaginaire et la poétique du musée et de la bibliothèque, le Centre Georges Pompidou, Borges, Montaigne, Bukowski, Quatremère de Quincy et Bouvard et Pécuchet. L'analyse comparée de ces deux institutions est ici menée par des historiens, des philosophes, des sociologues, des politologues et des praticiens.

Avant-propos de Anne-Marie Bertrand 

244 p., prix recommandé 19,82 €
ISBN-10 2842460162
ISBN-13 9782842460167

Illettrismes. Variations historiques et anthropologiques. Écritures IV

Jean-Pierre Albert, Brigitte Baptandier-Berhier, Marie Bardet, Alain Bentolila, Dominique Blanc, Daniel Bouchez, Josiane Boutet, Anne-Marie Chartier, Pham Dan Binh, Philippe Davezies, Marc Derycke, Daniel Fabre, Dominique Julia, Pierre Ley, Vincent Merle, Anne-Valérie Nogard, Cécile Sakai, Jacques Verger
01/12/1993Édité par Béatrice Fraenkel
Ces dernières années, on crie beaucoup à l'illettrisme, mal du siècle que l'on confond volontiers avec l'analphabétisme d'antan. Or l'illettrisme renvoie à des situations et à des rapports à l'écrit très variés. Variations historiques d'abord : le partage entre lettrés et illettrés se fait bien différemment dans la France du Moyen Âge, de l'époque moderne, puis contemporaine. Variations culturelles ensuite : qu'en est-il de ce que nous, occidentaux, nommons l'illettrisme, en Extrême-Orient, de la Chine au Japon, de la Corée au Vietnam ? Variations anthropologiques enfin, ou l'illettrisme au quotidien, là encore saisi dans des lieux diversifiés : la batellerie, l'usine, l'armée, etc.

Cet ouvrage rassemble les contributions au colloque organisé par le Centre d'études de l'écriture (université Paris VII), en mai 1991.

308 p., prix recommandé 24,39 €

ISBN-10 2902706707
ISBN-13 9782902706709

Identité, lecture, écriture

Jean-Pierre Albert, Roger Establet, Georges Felouzis, Christine Garbe, Marianne Gullestad, Bernard Lahire, Philippe Lejeune, Michèle Petit, Claude F. Poliak, Erich Schön, Bernadette Seibel, Daglind Sonolet
Édité par Martine Chaudron, François de Singly, /
La lecture et l'écriture contribuent à la constitution des dimensions de l'identité sociale et personnelle. Les multiples manières de s'approprier l'écrit par la lecture et par l'écriture ont, en effet, beaucoup plus que de simples fonctions de distinction sociale. Elles diffèrent selon les trajectoires... Comme la lecture romanesque, l'écriture, en mettant à distance l'expérience quotidienne, permet d'approfondir la connaissance de soi.

268 p., prix recommandé 22,87 €

ISBN-10 2902706766
ISBN-13 9782902706761

Eugène Morel (1869-1934) et la lecture publique. Un prophète en son pays

Édité par Jean-Pierre Seguin
/
"Eugène Morel n'est point de ceux qui abaissent ou rapetissent une question, un problème si vastes soient-ils ; il a bien vu que la question des bibliothèques rejoint celles - d'une si pressante actualité - de l'utilisation et du progrès même de la science, de l'éducation et de l'organisation des grandes démocraties, c'est-à-dire des nations qui vivent et veulent vivre... Nous voici tout à coup bien loin des stériles querelles de catalogueurs et des odieuses rivalités d'écoles ; nous sommes au centre des plus actuelles et des plus passionnantes préoccupations de l'humanité contemporaine".
Nous pourrions faire nôtre, aujourd'hui encore, cette appréciation parue dans la Revue bleue en 1910. Sont rassemblés dans ce recueil, les extraits de Bibliothèques et La Librairie publique qui étonnent encore par leur modernité. Bibliothécaire et écrivain, Eugène Morel nous permet de comprendre les racines de la lecture publique en France.

224 p., prix recommandé 22,87 €
ISBN-10 2902706731
ISBN-13 9782902706730

Lecteurs en campagnes Les ruraux lisent-ils autrement ?

Claude-Michèle Gardien, Raymonde Ladefroux, Michèle Petit
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"J'avais une camarade qui lisait à la lueur de la lune…" "Acheter des livres, c'est comme acheter des fleurs…" "Moi, j'adore les atlas !" L'image d'une campagne sans livres, lieu de culture orale, a longtemps prévalu, et peut-être prévaut-elle encore, chez les citadins. Et pourtant… De la côte bretonne aux campagnes méridionales, des vallées normandes aux collines bourguignonnes, une mosaïque de "pays", autant de situations socio-économiques spécifiques, autant de modèles culturels hérités, qui peuvent parfois prendre le pas sur les déterminations sociales. Des pratiques de lecture singulières, un jeu complexe entre l'offre et la demande. Mais aussi, d'un bout à l'autre de la France rurale, des façons de lire souvent partagées : la lecture "accumulation", la lecture "échappée solitaire", celle qui permet d'accéder à une citoyenneté longtemps entravée, de repenser son identité en ces temps de crise, de s'ouvrir sur d'autres espaces. Entre ces manières de lire et les usages urbains, la frontière reste fragile… L'espace culturel, est-ce pour autant un espace qui s'uniformise ?

248 p., prix recommandé 23,63 €

ISBN-10 2902706677
ISBN-13 9782902706679

La Lecture d'Est en Ouest. Regards européens

Martine Burgos, Gennadij Jakimov, Jacques Leenhardt, Judit Lorincz, Everardo Minardi, Constantin Schifirnet, Valeria D. Stelmakh, Pertti Vakkari
Préface de Martine Poulain. Traduit par Oristelle Bonis, Annie Le Saux, /
Qu'est-ce que lire en Hongrie, en Russie, en Roumanie aujourd'hui ? En Italie, en Finlande, en Allemagne, en France ou en Espagne ? Qu'en est-il de nos jours, de la lecture en Europe, d'Est en Ouest ? Comment se sont constituées, dans l'histoire, les finalités et les modalités modernes de la lecture ? Les contributions réunies dans ce recueil sont autant d'approches, dans leur diversité même, de la place et du rôle de la lecture dans les pays dont les traditions historiques et culturelles et les réalités contemporaines sont fort différentes. Leur seul point commun semble être au premier abord d'être tous pays d'Europe. Pratique universelle et confrontation à l'universel, la lecture occupe-t-elle la même place et prend-elle les mêmes modes dans les pays dont l'histoire immédiate est faite pour les uns d'un bouleversement politique et social sans précédent et pour les autres d'une apparente stabilité ?

120 p., prix recommandé 12,96 €

ISBN-10 2902706797
ISBN-13 9782902706792

Écritures ordinaires

Jean-Pierre Albert, Marlène Albert-Llorca, Dominique Blanc, Josiane Bru, Giordana Charuty, Claudine Fabre-Vassas, Agnès Fine, Stéphanie Labro, Marie-Laure Le Bail, Claire Lorquin
Édité par Daniel Fabre, /
Lignes griffonnées sur un calepin, carnets de voyage, album de mariages, livres de naissance, correspondances intimes ou protocolaires, signatures discrètes ou volubiles qui ici ou là laissent une trace…, notre vie est à tout moment soulignée par un foisonnement d'écritures ordinaires. Ce livre explore la déroutante diversité de leurs formes, de leurs occasions, de leurs effets. En ethnologues, les auteurs investissent un lieu (la maison et la classe, le métier et le village, l'église et l'ordinateur) où l'écriture déploie ses signes au quotidien. Or cette pratique banale révèle partout sa dualité paradoxale : elle manifeste la soumission à l'impératif social d'écrire, mais elle est aussi acte de foi dans la mystérieuse puissance de l'écrit. Au revers des plus ordinaires façons de l'écriture une singularité s'expose, une identité s'affirme, de l'extraordinaire vient au jour.

396 p., prix recommandé 29,73 €

ISBN-10 2867443873
ISBN-13 9782867443879

L'Université cachée. Dix ans de débats au Centre Pompidou

Annie Benveniste, Joël Roman
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Dix ans de débats au Centre Pompidou : parole circulante dans l'espace public, ou parole autorisée dans des lieux circonscrits ? Une histoire avec ses excès et ses remises en ordre, et des enjeux aussi. Qu'il s'agisse de philosophie, de sciences sociales, de littérature ou d'architecture, la polyphonie des débats traduit, au-delà d'une volonté de diffusion propre à chaque institution culturelle, la place singulière occupée par le Centre Pompidou dans le champ culturel. À l'intersection du "grand public" et des "créateurs", du loisir et du savoir, les débats ont progressivement renoncé à l'utopie d'une parole jaillissante et anonyme pour dessiner un espace de "légitimité" spécifique. Sous le "déluge des paroles" ni totalement médiatique ni classiquement universitaire, les débats du Centre organisent à leur manière des cycles de "formation" qui, sans souci de diplômes, esquissent des voies de transmission "sauvages". Université cachée à la mesure du retrait de l'université traditionnelle, le Centre Georges Pompidou serait ainsi une institution mutante capable de répondre à de nouveaux besoins et d'anticiper les reclassements disciplinaires à venir.

162 p., prix recommandé 16,77 €

ISBN-10 2902706316
ISBN-13 9782902706310

Dialogue ou labyrinthe ? La consultation des catalogues informatisés par les usagers

Joëlle Le Marec
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Les nouvelles technologies entrent dans les bibliothèques… Nombre de bibliothèques publiques proposent aujourd'hui à leurs utilisateurs des catalogues informatisés. La Bpi a mis en place en 1988 deux systèmes de consultation différents. Joëlle Le Marec s'intéresse ici aux modes d'usages mis en œuvre par le public. La multiplicité et la diversité des façons de faire ne rencontrent pas toujours les objectifs des concepteurs. L'auteur met en évidence deux grandes logiques d'usage : l'imaginaire du dialogue entre l'homme et le système et le modèle spatial du parcours (labyrinthique ?) de consultation. Cette recherche s'inscrit dans une réflexion plus générale sur les usages sociaux des nouvelles technologies et sur les modifications dont elles peuvent être sources dans la réception et l'appropriation des documents.

92 p., prix recommandé 14,48 €

ISBN-10 2902706200
ISBN-13 9782902706204

Vienne à Paris. Portrait d'une exposition

Nathalie Heinich, Michael Pollak
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Description d'une exposition… de la conception du thème à la perception par les visiteurs, de la presse aux animateurs, des spécialistes au grand public, du montage des décors à la vente du catalogue, deux sociologues ont choisi de prendre pour objet l'exposition "Vienne, naissance d'un siècle", grâce à laquelle le Centre Pompidou vécut, à la fin de l'hiver 1986, à l'heure viennoise. On y voit à quelles conditions, une exposition, de même qu'un film, peut avoir un "auteur". On y voit également s'établir la rencontre entre les projets des concepteurs, les discours des médiateurs et les appréciations, toujours diverses, par les publics : fascination pour l'encyclopédisme, recherche d'une filiation généalogique, "retour du refoulé" sexuel ou politique, projection du présent dans le passé, ou plus encore, du passé dans le présent. Ainsi, comprent-on comment cette exposition a pu susciter d'exceptionnels investissements : malaise ou fascination, irritation ou interrogation, douleur parfois, mais aussi, un certain sentiment de bonheur.

192 p., prix recommandé 24,39 €

ISBN-10 2902706189
ISBN-13 9782902706181

Discours sur la lecture 1880-2000

Anne-Marie Chartier, Jean Hébrard
Coédition Bibliothèque publique d'information/Fayard, /
L'ère Internet est-elle en train de transformer l'acte de lire ? Un nombre infini d'écrits sont désormais à portée d'écran, et les questions que soulèvent ces nouvelles lectures sont passionnantes, mais aussi inquiétantes : jamais les non-lecteurs n'ont semblé si nombreux. En fait, dès les années 1960, pédagogues, politiques, journalistes, chercheurs se sont interrogés sur la crise, voire sur la mort de la lecture. Et pourtant, lire a longtemps été considéré comme une activité dangereuse. À la fin du XIXe siècle, l'Église et l'école républicaine s'alarment de la "rage de lire" des campagnes et des faubourgs. Pour guider ces nouveaux lecteurs, ecclésiastiques et enseignants s'efforcent de définir les "bonnes lectures". C'est le début d'un long débat sur le rôle formateur de la lecture, qui met en jeu les fondements de la culture. C'est aussi le début de discussions sur l'apprentissage de la lecture et sur les différentes façons de lire. À ces discours s'ajoutent ceux de bibliothécaires pionniers défendent le libre accès à tous les livres. Mais il faut attendre encore un demi-siècle pour que la lecture devienne une valeur consensuelle. L'histoire de ce retournement, inséparable des grandes mutations culturelles et techniques du XXe siècle, montre à quel point sont en train de changer nos relations aux livres et à la lecture.

766 p., Prix recommandé 27,44 €

ISBN-10 2213607354
ISBN-13 9782213607351