Travaillerons-nous encore demain ?


Le numérique est pour notre conception occidentale du travail une révolution similaire à celle de l’automatisation au 20ème siècle. L’autonomie et la désintermédiation permises par le numérique brouillent les codes de l’entreprise : les hiérarchies traditionnelles et les structures syndicales perdent de leur sens, temps de travail et temps privé s’interpénètrent de plus en plus avec notamment les smartphones qui permettent de rester connecté jour et nuit.
L’économie collaborative court-circuite les acteurs traditionnels et se pose en alternative aux politiques publiques insuffisantes, comme le montre le succès du covoiturage.
Le modèle tayloriste, si décrié par le passé, laisse donc place à un avenir encore plus incertain, où les contrats courts deviennent la règle et où l’automatisation détruit plus d’emplois qu’elle en crée : Kodak employait 140 000 salariés dans les années 1980 alors qu’Instagram n’en emploie que 13…

Les conceptions de travail, de carrière et de salaire ne sont-elles pas dès lors à réinventer ?