Détruire dit-elle


Une grande maison Directoire dans un parc ombragé, semé de chaises longues, de tables et de parasols, où les hôtes - pensionnaires, estivants, malades ? - peuvent se reposer à leur gré. Une jeune femme solitaire, silencieuse, étendue de longues heures sur un fauteuil de repos intrigue deux clients de cet hôtel : Stein, Israélite qui se dit " toujours tremblant, dans une incertitude tremblante " et Max Thor, jeune professeur et écrivain en puissance. Les deux hommes en viennent assez vite aux confidences. Thor attend dans trois jours sa jeune femme, Alissa, une de ses étudiantes épousée deux ans plus tôt.
 
« Fulgurant comme l’amour, silencieux comme la mort, grave comme la folie, âpre comme la révolution, magique comme un jeu sacré, mystérieux comme l’humour, Détruire dit-elle ne ressemble à rien. » Marguerite Duras, Détruire dit-elle, Éd. de Minuit, Paris, 1969