Le Plein Pays


Le plein pays n’est pas plein, il est creux, rongé de galeries, de trouées. Sous la surface, il y a à voir, à dire même. À qui la faute ? Un individu solitaire, résident de quelque forêt française, s’y emploie. Sisyphe à l’envers depuis trente ans, il creuse le sol, s’engouffre au fond, orne les parois de ses grottes privées de gravures naïves, mythes personnels, bestiaires sommaires. […] Et ce qu’il creuse, à la force de ses jambes, de ses bras, c’est lui, son antre, son intérieur, autrement dit sa voix, sa résonance, son écho – son plain-chant. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2009)