Nous irons jusqu'au bout (les Kaolins de Plémet)/Cochon qui s'en dédit


Nous irons jusqu'au bout (les kaolins de Plémet)
Chronique de neuf semaines de grève des ouvriers des kaolins de Plémet.
Les films « Torr e benn » ont été le fait de cinéastes amateurs tournant en super 8mm et se liant au plus près avec les ouvriers en grève (Joint-Français à Saint-Brieuc, Kaolins à Plémet, Big Dutchman à Saint-Careuc) puis avec les paysans de la "Guerre du Lait" et les paysans du Larzac s'opposant à l'extension de camps militaires chez eux. Il s'agissait pour eux de permettre une expression directe des bretons basculant dans la révolte et ceci en dehors des cadres syndicaux, politiques, confessionnels, et aussi à distance des cadres institués de la communication et du cinéma professionnel. (Jean-Louis Le Tacon)

Cochon qui s'en dédit
Quarante minutes au sein d’un élevage industriel de porcs. Il y a Maxime, emmuré seul avec mille bêtes assourdissantes. Il y a des tombereaux de merde, il y a ses rêves inavouables. Il n’y a rien d’autre à voir, il y a seulement à éprouver. Pendant trois ans, en Super 8 et poussé par Jean Rouch, Jean-Louis Le Tacon filme la raison économique comme une machine de mort, l’histoire d’un type qui doit d’abord sauver sa peau. […] On ignorait alors à quel point il préfigurait les temps que nous vivons, telle une métaphore implacable. Semblable réquisitoire, en effet, appelle l’émeute. (Patrick Leboutte)