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Les bibliothèques toujours actives, toujours présentes

S’inscrivant dans le mouvement #CultureChezVous, l’ABF a créé un espace d’échanges d’initiatives pour les bibliothèques.
Capture d'écran du tableau virtuel de l'ABF en ligne

Dans le contexte actuel de confinement, il a été décidé, suite à l’arrêté gouvernemental du 14 mars, de fermer les bibliothèques. Aux usagers, comme au personnel d’ailleurs, il est désormais interdit d’accéder aux espaces et aux collections physiques des établissements. Dès lors, pour de nombreux collègues demeure la question de pouvoir assurer une continuité dans l’offre de services des bibliothèques, principalement sous une forme dématérialisée. 
L’Association des bibliothécaires français (ABF) a lancé un espace d’échanges qui permet à chacun d’indiquer des idées de services nouveaux ou aménagés à proposer aux usagers des bibliothèques. A côté de nombreuses idées qui donnent lieu à des échanges sur leur faisabilité, cet espace sert aussi à relayer les initiatives d’ores et déjà mises en place et lance quelques débats.
 

Intiatives : les ressources numériques  et leur gratuité (provisoire) à l’honneur

Au chapitre des initiatives, il s’agit notamment de relayer les différents réservoirs de ressources numériques gratuites, et ce pour les domaines les plus divers. 
A titre d’exemple, concernant les enfants, on pourra trouver, parmi d’autres :
Plus globalement, la valorisation des ressources numériques mises à disposition par les bibliothèques toute l’année paraît bénéficier d’un regain d’intérêt, compte tenu des circonstances, qu’il s’agisse de ressources pédagogiques, de revues et autres bases de données, mais aussi des fonds numérisés qui permettent de multiples réutilisations, plus ou moins créatives ou pédagogiques.
 

Plus d’inscrits en ligne et des budgets exceptionnels mis à disposition

Conscientes de ce besoin, quelques bibliothèques départementales ont mis en place l’inscription à distance de manière à ouvrir l’accès à leurs ressources numérique à davantage de personnes, parfois à l’ensemble de la population du département. Cela soulève des questions budgétaires évidentes mais, dans l’ensemble, remises à la période d’après-crise. Ce mouvement semble faire tâche d’huile et les premières statistiques confirment l’intérêt du public.

Cet accès facilité à des contenus numériques habituellement en accès restreint nécessite des négociations au préalable avec les éditeurs : soit pour demander la création de comptes à distance, soit, s’ils ont été mis en place de manière généralisée, pour permettre aux bibliothèques de diffuser cette information.
 

Une période favorable à l’autoformation des professionnels

Ce temps de confinement apparaît aussi comme un moment potentiel pour l’autoformation des personnels de bibliothèques eux-mêmes. Des MOOC sur diverses thématiques sont disponibles pour parfaire ses connaissances, à l’image de celui proposé par l’université de Liège sur la littérature jeunesse.
On peut aussi relever de nombreux webinaires enregistrés par les éditeurs et disponibles librement sur Internet. Europresse offre, par exemple, un cycle de formation en vidéo qui participe de la formation professionnelle en continu des bibliothécaires aux ressources numériques.

A côté de ces nombreuses initiatives, le tableau virtuel n’en est pas moins aussi le lieu d’expression de débats. Ainsi est posée par certains la question de l’utilité de toutes ces actions, dans un contexte où les bibliothèques ne paraissent pas relever d’un domaine aussi essentiel que les acteurs en mesure de traiter l’urgence sanitaire. La question de l’action du service du livre pour inciter les éditeurs de livres numériques à assouplir leurs conditions revient également régulièrement.
Quoique l’on puisse en penser, c’est sans doute là une autre caractéristique de ce confinement imposé : avoir du temps pour penser l’après et réfléchir sur les missions des bibliothèques dans la cité.
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