1   Comentarios

Les handicaps : références bibliographiques (II)

Les handicaps : définitions et satistiques, prospectives dans les bibliothèques et lieux culturels, bibliographies ou/et sitothèques. Mise à jour, janvier 2016. 

Sommaire 


Le handicap auditif 
Le handicap visuel 
Le handicap psychique 
Le handicap moteur 
Déficiences intellectuelles 
Les maladies invalidantes 



Définition générale du handicap : 


Le handicap se définit par une diminution de l'usage d'une ou de plusieurs fonctions ou par une grande fatigabilité.  Les fonctions le plus souvent impliquées sont la locomotion, la vue, l'audition, la parole ainsi que le comportement général. 
Les handicaps invisibles sont multiples, de tous types et à des degrés divers. Ils peuvent échapper à un observateur non initié. En effet, 80% des handicaps sont invisibles : parmi ceux-ci, on peut citer de nombreuses allergies, des problèmes respiratoires, des maladies telles que le diabète ou l'épilepsie. 

Quelques références bibliographiques : 

-"Handicap, une encyclopédie des Savoirs. Des obscurantismes à de nouvelles lumières".
Coll. Connaissances de la diversité dirigée par Charles Gardou. 2014
Cet ouvrage réunit et conjugue des savoirs sur le handicap issus des sciences biomédicales, humaines et sociales comme des sciences de l'ingénieur, de l'information et de la communciation. Il inaugure un autre temps de la pensée et ouvre la voie à de Nouvelles Lumières sur le handicap qu'il accompagne de propositions pour nourrir l'éducation, la formation, la recherche et orienter l'action publique. 






-"Le Guide pratique des personnes en situation de handicap", APAJH, édition 2015.

La Fédération des APAJH, principale association « tout handicap », présente son nouveau guide pratique, publié aux éditions Prat. Facile d’utilisation, cet ouvrage est destiné à répondre aux questions que peuvent se poser les personnes en situation de handicap, familles et professionnels.

Réactualisé chaque année, il intègre les dernières mesures législatives et réglementaires, et s’inscrit pleinement dans notre volonté de faire œuvre de pédagogie sur la réalité du handicap, tous handicaps confondus, à la fois auprès de ceux qui le vivent au quotidien, ainsi que des politiques et du grand public.










-"C'est pas du jeu !", Kemil &ses amis , Bast, Duclos. Ed. Tartamudo, 2014.
Cet ouvrage se décompose en deux parties. La première est une série de planches dessinées consacrées à un handicap, présentant en images des scènes de la vie quotidienne dans une famille élevant un enfant en situation de handicap. Les histoires évoquées mettent en situation des handicaps relevant de pathologies variées, souvent méconnues.  
La deuxième partie présente une série de textes documentaires apportant un complément à la partie BD. La partie didactique permet d'élargir ses connaissances sur l'épilepsie chez l'enfant, l'autisme, ou encore l'accessibilité. 















Le handicap auditif : 

Définitions et statistiques :

Des situations très diverses : des personnes sourdes de naissance, ou devenues sourdes, des malentendants et des sourds plurihandicapés. 
La plupart des sourds lisent difficilement : le français est à des degrés divers, une langue étrangère. 
La langue des signes permet aux personnes atteintes de surdité sévère de communiquer. 

La surdité pénalise près de 7% des français dans la communication quotidienne, soit près de 4 millions de personnes atteintes. Les sources du Bureau international d'audiophonologie comptabilisent 110 000 surdités très profondes, 350 000 surdités sévères, 1 250 000 surdités moyennes et 2 000 000 surdités légères. Le poids statistique du troisième âge est relativement important, notamment dans ces deux derniers groupes, puisqu'il représente plus de 60% des personnes âgées.

Difficultés rencontrées en bibliothèques ou dans les lieux culturels :
Les bibliothèques, les musées et autres lieux culturels s'ouvrent de plus en plus à des publics spécifiques, dits "empêchés". Les personnes handicapées ont besoin  de se sentir accueillies, attendues par le personnel : c'est une demande primordiale. Répondre à cette attente implique que l'ensemble du personnel soit sensibilisé aux questions du handicap. 
En ce qui concerne les personnes déficientes auditives, il faut adapter son mode de communication : parler bien en face, sans crier, et ne pas hésiter à utiliser un support papier. L'acquisition par le personnel de quelques notions de langues des signes est très apprécié. 
L'Institut national des jeunes sourds a publié un livret intitulé "Accueillir un sourd en entreprise", très utile en matière de sensibilisation pour les équipes de médiation. 

Quelques références bibliographiques : 
-"Deaf Gain". H-Dirksen L. , Bauman & Joseph J. Murray. University of Minnesota Pr, 2014
De nombreux universitaires ont contribué à cet ouvrage sur le concept de "Deaf Gain", ou comment la culture Sourde est bénéfique pour la société. 

-"Balbu'Signes". Benoît Rivals, Damien Mignot, Karl Bonduelle. Ed. 100 voix édition, 2013
Dix comptines en français et LSF qui sensibilisent enfants sourds et entendants à la différence en mêlant peinture à l'huile, percussions, voix et chansigne. 



L'article intitulé "L'inclusion des publics sourds : l'expérience de la bibliothèque Chaptal" par Anne-Laurence Gautier, paru dans Bibliothèque(s) n°80, Octobre 2015, relate très bien la problématique de l'inclusion des publics sourds dans une bibliothèque de la Ville de Pairs, à commencer par le recrutement d'un bibliothécaire sourd. 


Le handicap visuel :

Définitions et statistiques :
Le nombre de Français concernés par un handicap visuel est estimé à 1,7 million, soit environ 3 % de la population, chiffre qui progresse parallèlement à l’allongement de l’espérance de vie. 
Malvoyance ou cécité, la déficience visuelle renvoie à des situtaions très différentes. 
Ces différences de situations sont notamment liées au degré et à l’âge d’apparition du handicap qui touche tout particulièrement les personnes âgées. Selon l’importance du déficit visuel, on parle de cécité ou de  malvoyance. 

Difficultés rencontrées en bibliothèques ou dans les lieux culturels :
Un groupe de travail réuni par l'Institut national de prévention et d’éducation pour la santé a publié en ligne, un référentiel intitulé "Informer les personnes aveugles ou malvoyantes. Partage d'expériences", guide pouvant servir au non initié à mieux appréhender le problème de la cécité. 

En ce qui concerne l'accueil des personnes déficientes visuelles, certaines bibliothèques (bibliothèques municipales de Montpellier, Bordeaux, Toulouse... bibliothèque Marguerite Duras, bibliothèque Yourcenar, bibliothèque du Centre Pompidou, espace Braille de la Cité de la Villette...) sont équipés de matériel informatique de lecture adapté aux handicapés visuels. 
En décembre dernier, la médiathèque Valentin Haüy avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, lançait son 2e appel à candidatures pour un accompagnement et une aide au développement de services Daisy, adpatés aux personnes empêchées de lire en raison d'un handicap mental, physique ou d'une déficience visuelle.

Les musées organisent des visites adaptées avec des parcours tactiles. A titre d'exemple, les musées de la Ville de Paris organisent des ateliers sensoriels, et des visites orales adaptées. 


Quelques références bibliographiques : 
-Danyelle Valente, Le dessin du bout des doigts, Les Doigts Qui Rêvent, 2015.
-Danyelle Valente, Les livres multi-sensoriels : des livres pour tous les enfants, Le Français aujourd'hui, n°186, Armand Colin, 2014.

Le handicap psychique :

Définitions et statistiques :
Les notions de handicap mental et de handicap psychique ne sont pas identiques. Le handicap psychique est la conséquence d'une maladie mentale. 
Une personne souffrant d'un handicap psychique est un individu "qui souffre de troubles d'origines diverses qui entachent son mode de comportement d'une façon momentanée ou durable et inégalement grave". 
 
On estime à 700 000 le nombre des personnes présentant un handicap psychique (650 000 celui des handicapés mentaux) auquel il faut ajouter 750 000 personnes atteintes du syndrome d’Alzheimer.
Le handicap psychique n'affecte pas directement les capacités intellectuelles mais plutôt leur mise en oeuvre. Il est caractérisé par un déficit relationnel, des difficultés de concentration, une grande variabilité dans la possibilité d'utilisation des capacités alors que la personne garde des facultés intellectuelles normales.
Cet handicap est toujours associé à des soins et ses manifestations sont variables dans le temps. 

Difficultés rencontrées en bibliothèques ou dans les lieux culturels :
Si les pathologies sources du handicap psychique sont diverses (autisme, épilepsie, paranoïa, psychose maniaco-dépressive, shizophrénie, etc...) et plus ou moins handicapantes, toutes les personnes qui en souffrent ont des points communs, et certaines d'entre elles ont besoin d'un accompagnement personnalisé. Elles apprécient une qualité de relation humaine, empreinte d'écoute et de sérénité. 

Des médiathèques ou centres culturels proposent des ateliers ou des visites d'exposition adaptés à leur cas.
Une "bibliothèque vivante" destinée aux personnes souffrant de handicap psychique a été expérimentée à Rennes : du 10 au 23 mars 2014, la bibliothèque Rennes Métropole a assuré l'expérience intitulée Living Library dans ses propres locaux en partenariat avec le Centre Ressource famille et troubles psychotiques du Centre hospitalier Guillaume Régnier. Des professionnels du soin, des familles touchées par la maladie psychique d'un proche, invitent les usagers de la médiathèque à échanger verbalement avec eux. Accompagnées par des soignants, les personnes atteintes de troubles psychiques, « livres vivants », partagent dans un face à face de vingt minutes, avec un lecteur, leur vécu quotidien des préjugés en matière de santé psychique.

C'est un dialogue constructif et bienveillant qui permet d'aller à la rencontre ou de l'inconnu, dans un cadre sécurisant.


Quelques références bibliographiques


Troubles Isabelle Poulet


-"Troubles spécifiques des apprentissages à l'école et au collège". Coordonné par Isabelle Poulet, Chronique sociale, 2013.















-Hanna Kende, "Psychodrame avec les enfants. Guérir les enfants grâce à leur créativité", Coll. Penser le monde de l'enfant . Ed. Fabert, 2014.
Pour le lecteur qui ignore le handicap et en particulier les réalités de l'autisme, ce roman est une bonne introduction à la découverte de ces gens si "bizarres" qu'il ne comprend pas. Andréa, le jeune autiste communique avec sa mère restée en Italie grâce à un ordinateur. Il semble faire preuve de capacités certaines de raisonnement d'analyse. 

-Mathilde Dumaine, La bibliothèque vivante, mémoire de Master Politique des bibliothèques et de la Documentation, Enssib, 2014. En ligne : www.enssib.fr/bibliothèque numérique/documents/65030-la-bibliothèque-vivante-.pdf

-Raphaëlle Bats, Les bibliothèques vivantes. Un outil au service des bibliothèques inclusives. Bibliothèque(s)-Revue de l'association des bibliothécaires de France, n°80, Octobre 2015.

Le handicap moteur : 

Définitions et statistiques :

Une mobilité réduite est la conséquence de handicaps physiques entraînant une incapacité ou une difficulté à marcher, ou le besoin de recourir à des aides à la marche. Cela concerne en particulier les personnes en fauteuil, en chariot ou appareillées.
Le déplacement en fauteuil roulant, qui oblige à rester assis, implique une approche visuelle et gestuelle différente de celle de l'adulte valide debout, mais proche de celle de l'enfant valide debout. 
Ces handicaps interviennent à tout âge.

L'infirmité motrice cérébrale (IMC) est la conséquence permanente, définitive d'une lésion quelconque mais non évolutive et non héréditaire. C'est une infirmité définitive qui peut être atténuée mais non guérie. Les troubles associés peuvent être sensitifs, sensoriels, intellectuels, de langage, de geste, de posture. 

Difficultés rencontrées en bibliothèques ou dans les lieux culturels :
Il résulte que ces personnes handicapées motrices bénéficient d'une manière générale des adaptations prévues. Il est souhaitable de tenir compte de leurs spécificités (en particulier la lenteur) et leur proposer des aides techniques particulières. 


Déficiences intellectuelles : 

Définitions et statistiques :

Rappelons que Les notions de handicap mental et de handicap psychique ne sont pas identiques.
Plus d'un français sur trois considère qu'une personne handicapée mentale n'a pas conscience de sa différence (36% dont 17% qui le pensent "tout à fait"). Il s'agit d'une idée reçue la plus répandue. C'est aussi un obstacle à l'intégration des personnes handicapées mentales. (source enquête IPSOS 2010 pour l'UNAPEI)


Difficultés rencontrées en bibliothèques ou dans les lieux culturels :
La personne handicapée mentale ne peut pas être soignée, mais son handicap peut être compensé par un environnement  aménagé et un accompagnement humain adaptés à son état et à sa situation.  

La thèse d'Eric Frigerio répond à cette problématique en ce qui concerne l'accueil des personnes handicapées mentales dans les bibliothèques : 
"Personnes handicapées mentales et bibliothèques publiques. Etat des lieux et prospective à partir d’une étude sur le terrain ardéchois".

Quels livres pour les usagers mentaux dans les bibliothèques ? Les livres adaptés pour les personnes handicapées mentales portent en couverture, une retranscription en « Facile A Lire Et A Comprendre » sur la page de droite en suivant les recommandations éditées par l'UNAPEI (Union Nationale des Associations de Parents, de Personnes Handicapées Mentales et de leurs Amis). 

-« Manon et Lucas : vol de bonbons à la colonie » , Véronique Cantrel, ed. Lions Club, Rueil-Malmaison, 2014
 



Les maladies invalidantes : 

Le handicap cognitif : 

Les personnes concernées par des troubles DYS entrent dans la catégorie spécifique du handicap cognitif.
Les troubles cognitifs englobent tous les dysfonctionnements des focntions cognitives. Ils peuvent être globaux (déficience intellectuelle) ou spécifiques à une fonction cognitive particulière, comme le langage, l'attention, le geste ou le calcul. 

La dyslexie est un trouble d'apprentissage spécifique durable du langage écrit.
La dyspraxie : une personne atteinte de dyspraxie éprouve des difficultés de coordination des mouvements ce qui rend l'exécution de certaines actions difficile. 
Il existe différentes formes de dyspraxies : faciale, motrice, visuelle  (difficultés pour fixer une cible fixe suivre une cible mobile), etc...

Quelques références bibliographiques :

Couverture livre


-"Notre meilleur copain. Comment expliquer la dysphasie aux enfants." par Chistophe Chauché. Ed. Tom Pousse, 2013.
Ecrit sous forme d'histoire romancée, ce livre permet d'expliquer de façon simple et claire aux enfants, les difficultés que rencontre un enfant dysphasique et le pourquoi.  L'auteur, dysphasique lui-même, traite ensuite de son parcours dès la grand section de maternelle, jusqu'à sa vie professionnelle.
Riche en conseils, il présente également l'association « Avenir Dysphasie France ». Ce livre, à mettre entre les mains des proches mais aussi des éducateurs ou bibliothécaires, permet d'aborder sereinement, avec gentillesse et humour, le problème de la dysphasie.








-"The Dyslexia Debate", Julian G. Elliott et Elena L. Grigorenko. Cambridge University Press, 2014. 
D'après ce livre, la dyslexie n'est pas un problème bien identifié. Aucune spécificité du cerveau ou du génome qu'on puisse associer à l'attribution de dyslexie n'aurait été repérée. 
Certes, le diagnostic de dyslexie aidera les enfants concernés qui pourront bénéficier d'un soutien approprié à la lutte contre leurs troubles. Mais selon les auteurs, les méthodes qui se sont révélées efficaces n'ont rien de spécifique : les enfants ayant du mal à décoder un texte mais n'ayant pas été qualifiés de dyslexiques en profitent tout autant. (Source : Sciences Humaines, février 2015, n°267)

Dans les bibliothèques et médiathèques, quelles ressources à proposer aux personnes dyslexiques ? 
Les films, audio-livres, livres à "lecture facile", musique et jeux-vidéos sont des ressources numériques accessibles via lecture de synthèse.

Les liseuses sont très appréciées : ce matériel de lecture s'adapte aux besoins particuliers des lecteurs ayant des difficultés de lecture. 
Un exemple de liseuse : la liseuse KOBO Aura qui permet un affichage des textes dans une police de caractère adaptée à la dyslexie, une modification de la taille des caractères, des marges et de l'espacement entre les lignes.
Voir à ce sujet, l'article de Luc Maumet (daté du 5 juin 2014) sur l'ergonomie adaptée des liseuses et les ouvrages numériques structurés. 




Quelques autres troubles :
Les troubles mnésiques ou troubles de la mémoire portent sur les différentes mémoires (court terme, immédiate et long terme). Ils apparaissent au cours du développement de l'enfant et sont permanents. Ils ont à cet âge des répercussions sur l'apprentissage. Ils se poursuivent par la suite à l'âge adulte. 
Le trouble de la diction : Marilyn Monroe, Elbert Einstein et Molière étaient bègues... Ce trouble est classé parmi les "désordres émotionnels ou comportementaux" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et reconnu comme un handicap par la loi de 2005.

Pour faire face aux troubles d'apprentissage spécifique du langage écrit ou de lecture, des aides informatiques sont indispensables pour les personnes souffrant de divers troubles.
Parmi les logiciels on peut citer : 
-Dragon : logiciel pour s'adresser verbalement à son ordinateur sans passer par le clavier.
-Medialexie : logiciel pour tous les troubles spécifiques de la communication : écrire, lire, manipuler un écran ou une souris.
page de couverture




-Troubles des apprentissages. Dictionnaire pratique" par Jérôme Bessac, 2013.
Le nouveau dictionnaire de Jérôme Bessac met en lumière les différentes dénominations des troubles.










 

Au cours de ma jeunesse, je suis déjà tombé dans certains de ces pièges, ce qui m’a fortement énervé par la suite à chaque fois. Mais le médecin en qui j’ai confiance m’a assuré que ces craintes étaient inutiles et, rétrospectivement, il s’est avéré qu’elles étaient complètement infondées, Dieu merci ! Ci-dessous, je voudrais présenter un bref rapport d’essai du Titan Gel pour le pénis. <a href=http://titangel-in-france.com/>forum gel titan</a> Par conséquent, il ne vaut donc pas la peine de s’inquiéter de ces autres solutions, et il est préférable de choisir un produit qui a fait ses preuves et qui est une garantie d’efficacité avis medicin. Pour ce faire, nous vous invitons à visiter official website et de miser sur une valeur sûre. Titan Gel – l’application – le forum – les opinio

titan-gel : 30/04/2018 11:43
Captcha value: